Amour à lire Services Presses

Services de presse : Romance contemporaine, partie 3

C’est repartie pour un tour 🙂 !
Sur cet article, tu découvriras mes découvertes livresques “Romance Contemporaine” grâce aux services de presses, lues en 2022.
Pour retrouver la partie 1, c’est par ICI, et la partie 2, par LA.

Je te laisse faire un tour dans la catégorie “Amour à lire” dans le menu, rubrique “Services Presses” pour découvrir les autres types de romance que j’ai eu l’occasion de lire (Romance Historique, Dystopique, Fantasy…). 🙂

RAPPEL : les avis que tu liras n’engagent que mon cœur, mon âme, mon ressenti et mes émotions. Tu n’es pas obligé.e d’être d’accord et je t’invite avec plaisir à partager les tiens en commentaires 🙂 !

Les livres sont présentés par ordre chronologique de lecture.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Passion espagnole
Marie De Angéli

Résumé
Anna est une jeune et jolie traductrice passionnée par l’Espagne et la culture espagnole. Trahie et quittée du jour au lendemain par son amour de jeunesse, elle ne fait plus confiance aux hommes et est fermement décidée à faire une croix sur sa vie amoureuse.
Mais ses plans vont tomber à l’eau lorsque le destin va mettre sur son chemin deux hommes très différents l’un de l’autre, qui vont tenter de la réconcilier chacun à leur manière avec l’amour.
Javi est espagnol, Julien est français, chacun menant son combat pour séduire la jeune femme.
Anna saura-t-elle résister à cette double attirance ? Lequel de ces deux prétendants saura reconquérir son cœur meurtri ?
Partagée entre sa passion pour la ville de Barcelone et son pays natal, la France, Anna n’aura pas d’autre choix que de se laisser guider vers sa destinée…

~ AVIS ~

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, c’est une lecture très mitigée pour moi.

Je commence par le gros point positif de ce récit : l’Espagne. Marie De Angéli m’a fait voyager à travers les descriptions de Barcelone et via l’amour que lui dédie Anna, son héroïne. Tout le long du récit, j’ai eu une furieuse envie de découvrir cette ville et de me mettre à l’espagnol, moi qui ai fait allemand LV2. Je ressentais la chaleur de la ville, son agitation, m’imaginais sans peine ses apparats culturels, ses habitants… Bref, il y avait de quoi emmener le lecteur de l’autre côté des Pyrénées.

Malheureusement, à mes yeux, ça s’arrête ici.

 "C'est une romance contemporaine racontée avec les codes "jeunesses"." 

Il y a quelques années, j’ai rencontré une auteure de romance pour adultes et adolescents lors d’un salon du livre. Quand je lui ai demandé la différence dans le processus d’écriture entre les deux, elle m’a répondu : “Pour la jeunesse, il faut bien expliquer les choses. Pour les adultes, ben, pas besoin d’en ajouter, ils ont compris“.
Et c’est là où se joue la grosse faiblesse de “Passion espagnole“, à mes yeux : c’est une romance contemporaine racontée avec les codes “jeunesses”.

Le rythme est alourdi de détails, d’explications, d’informations redondantes et de ressentis qui m’ont paru superflus, voire inutiles, et trop souvent répétés : la blessure d’Anna vis-à-vis des hommes, maintes et maintes fois dite et redite tout le long de l’histoire (une fois, c’était suffisant) ; l’identité de certains personnages secondaires importants rappelée, passé le milieu du récit (Julien, par exemple, le “collègue de la salle de sport où travaille la meilleure amie d’Anna”. Il apparaît déjà beaucoup de fois dans le récit, on sait qui il est – et que sa meilleure amie travaille dans une salle de sport.) ; la définition complète, incrustée dans le récit, de certains mots évidents (tatouage et tacos… En 2022, pas besoin. En note de pas de page, si l’auteure y tenait) et les phrases en italique, traduction des ressentis/ pensées des héros, qui faisaient vraiment “too much“.
Il y a aussi ces précisions ajoutées après le verbe de parole, du style “rigola-t-il de la blague de sa meilleure amie française”. La notion “rigola-t-il” était suffisante (surtout quand la conversation se fait uniquement entre deux personnages. On sait qui a fait la blague et que c’est “son amie française”). Ou encore, le moment où Anna pense à plusieurs bons moments vécus avec l’un de ses prétendants et qu’ils sont énumérés juste après, alors qu’on l’a vécu avec elle ! Il n’y avait, à mon sens, pas besoin de les rementionner au complet.
Mais également les petites “intrusions” dans l’esprit des personnages qui interagissaient avec l’héroïne. Ils faisaient partie des “surplus” dont le récit auraient pu se délester. Par exemple, avoir Léa, la meilleure amie d’Anna, qui ajoute pendant une discussion qu’ “elle comprenait qu’Anne se referme en amour, elle a été blessée par un homme. Elle doit reprendre confiance en elle, car elle mérite de rencontrer quelqu’un de bien et d’être heureuse “. Leurs paroles et interactions traduisaient déjà leurs pensées, il n’était pas nécessaire d’en ajouter une couche à quasiment chaque conversation.

Malheureusement, les couacs ne s’arrêtent pas là.
Je n’ai pas accroché avec Anna, l’héroïne. Elle semblait constamment être la petite chose fragile dont il fallait prendre soin “parce qu’elle n’a plus confiance en les hommes” (sentiment accentué d’ailleurs avec les petites apartés dans l’esprit des autres personnages). Et son obsession pour les calories était un brin agaçant.
De plus, on ne sait rien de sa vie “avant le roman”. Comment était son enfance ? A-t-elle des frères et sœurs ? Elle s’entend bien avec sa famille et ses parents ? Pourquoi n’a-t-elle pas fait le choix de partir vivre en Espagne avant, si elle aime autant ce pays, sa culture et sa langue ? Rien ne semble la retenir en France (vu qu’on aborde pas sa famille…). Même son job se fait en télétravail !

Dans cette histoire, il manque des intrigues fortes pour réanimer le rythme linéaire, endormi par la ritournelle “Anna travaille, Anna a peur des relations avec les hommes, Anna s’amuse avec ses amis, Anna va en Espagne”. Son métier va parfaitement bien, donc rien de trépignant à raconter (bien que j’ai trouvé sa description très pertinente) et elle a pléthore d’amis avec qui elle s’entend trop bien. (trop, d’ailleurs. Beaucoup de personnages qui ne servent pas à grand chose et qui arrivent comme ils repartent. J’aurais adoré voir sa relation avec Paula aboutir à quelque chose de plus palpitant, par exemple).
La seule chose donc qui sert de fil rouge est la romance… Mais même là, ça coince.

Nous avons affaire à une romance à la “Twilight”. D’un côté, le charmant et attentionné Julien. De l’autre, l’espagnol énigmatique et caliente, Javi. Sur le papier, je suis dans mon élément, j’adore ce genre de récit amoureux. Mais là, rien n’a de sens.
Le début d’un rapprochement sensé et agréable se construit, pour, au final, être balayé par une histoire d’attirance basée sur… du vide.
/!\SPOIL /!\
Je suis navrée, j’ai rien contre ce pauvre Javi mais… Je n’ai pas du tout adhéré à sa relation avec Anna. Au final, ils sont juste attirés l’un par l’autre et c’est tout.
Il n’y a aucun fondement solide, aucun lien, aucune connexion qui se forment entre les deux héros. Ils se parlent à peine et n’ont échangé qu’un déjeuner ! Par deux fois, en plus, l’héroïne s’enfuit loin de lui à cause de certaines découvertes (qui se révèlent être des malentendus, mais quand même)… !
Comment pouvons-nous les imaginer à deux avec un simple baiser et “je t’aime” un peu trop facilement er rapidement échangé ?
Attention, je n’ai rien contre les coups de foudre et coups de cœur, mais ici, dans ce contexte, pour moi ça ne fonctionne pas.

De plus, on ne sait rien de Javi. Au lieu de ces quelques pensées un peu niaises qui nous sont partagées alors qu’elles parlent toutes de la même chose (“c’est la première fois qu’il se sent attiré autant par une femme”), j’aurais apprécié des chapitres entiers centrés sur sa vie pour qu’on fasse davantage connaissance et peut-être même mettre des intrigues en place. (je pense notamment avec cette ex-fiancée. Il y en avait à créer avec elle !) Cette remarque vaut aussi pour Julien, si le suspens était voulu et pour faire part égale entre ces deux prétendants, il aurait pu avoir aussi ses propres chapitres.
Par ailleurs, ce n’est pas parce que Javi est un top model espagnol que ça l’exempte de montrer une vraie personnalité. On ne tombe pas amoureux.se seulement d’un physique. Quel est son âge ? Quelle est sa blessure que l’héroïne va aider à surmonter ? Ses faiblesses, ses forces ? Quelle est sa situation familiale ? A-t-il des frères et sœurs ? Ses craintes ? Sa vision d’une vie à deux ? Son rêve ? Pourquoi veut-il construire quelque chose avec Anna ? A part son physique et son accent, qu’est-ce qu’il l’attire chez elle ?
Et le plus dérageant, c’est la manière dont leur relation a débuté. Javi, patron d’Anna, lui envoie un mail “pro” (premier échange intime et direct entre les deux) et fait une remarque… sur ses lèvres ! Même canon, hors de question qu’un manager envoie ce genre de chose à une employée ! Pour moi, c’est une remarque déplacée, pas une option de rapprochement.
Et si ! Et si encore ils aveint eu d’innombrables conversations avant, des regards un peu sous-entendus lors de réunions interminables, qu’ils aient partagé des “private joke” ou un dîner d’affaires, un soir, qui s’est soldé par une soirée romantique improvisée. Enfin, qu’en gros, le terrain soit déjà fertile et propice au rapprochement, pourquoi pas (à la rigueur). Mais là, ils n’avaient même pas échangé de réelles conversations avant ce mail (!!).

/!\ FIN SPOIL /!\

J’ai également d’autres questions que je me pose, bien après la fin de ma lecture…
/!\ SPOIL /!\
– Quand a eu lieu la rupture entre Anna et son ex ? Parfois, il est noté “quelques mois” (sous entendu, c’est encore récent), et à d’autres moments, il est précisé “des mois”, que j’ai plutôt interprété comme “ça fait un bon moment”.
– Pourquoi Anna n’arrêtait pas de relater systématiquement cette histoire d’ex en présence de Julien, mais jamais avec Javi ? Pourtant, l’inverse aurait plus logique, Julien ayant prouvé plus de qualités que Javi.

/!\FIN SPOIL /!\

Sur l’écriture elle-même, bien qu’elle démontre une certaine corde agréable (on se laisse porter par l’histoire avec facilité) ; je lui ai trouvé là aussi quelques défauts : les tournures avec “qui” assez fréquentes et qui pèsent au début du récit (ex d’illustration. : La jeune femme qui était assise regardait l’oiseau qui était en train de chanter), des phrases / mots répétés (“se maugréa-t-elle intérieurement” qui apparaît deux fois simultanément), et beaucoup de “et” (exemple présent dans le texte : “(…) les deux jeunes femmes apprécièrent ce moment de détente et de calme, dans cet environnement si paisible et si apaisant).

Pour conlcure, j’ai fini par ne voir que les aspects qui me tracassaient et je suis passée à côté du récit. Je précise que cet avis est basé sur mon ressenti, et qu’il est très subjectif. D’autres avis encensent “Passion Espagnole” sur différentes plateformes, donc je te laisse faire ta propre opinion.

Je remercie Marie De Angéli pour sa confiance. 🙂

Conclusion : J’aime… Un peu

A suivre…

La Romantique éperdue ♥

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
18 + 23 =