Amour à lire Services Presses

Services de presse : Romance contemporaine, partie 3

C’est reparti pour un tour 🙂 !
Sur cet article, tu découvriras mes découvertes livresques “Romance Contemporaine” grâce aux services de presse, lues en 2022.
Pour retrouver la partie 1, c’est par ICI, et la partie 2, par LA.

Je te laisse faire un tour dans la catégorie “Amour à lire” dans le menu, rubrique “Services Presses” pour découvrir les autres types de romance que j’ai eu l’occasion de lire (Romance Historique, Dystopique, Fantasy…). 🙂

RAPPEL : les avis que tu liras n’engagent que mon cœur, mon âme, mon ressenti et mes émotions. Tu n’es pas obligé.e d’être d’accord et je t’invite avec plaisir à partager les tiens en commentaires 🙂 !

Les livres sont présentés par ordre chronologique de lecture.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Passion espagnole
Marie De Angéli

Résumé
Anna est une jeune et jolie traductrice passionnée par l’Espagne et la culture espagnole. Trahie et quittée du jour au lendemain par son amour de jeunesse, elle ne fait plus confiance aux hommes et est fermement décidée à faire une croix sur sa vie amoureuse.
Mais ses plans vont tomber à l’eau lorsque le destin va mettre sur son chemin deux hommes très différents l’un de l’autre, qui vont tenter de la réconcilier chacun à leur manière avec l’amour.
Javi est espagnol, Julien est français, chacun menant son combat pour séduire la jeune femme.
Anna saura-t-elle résister à cette double attirance ? Lequel de ces deux prétendants saura reconquérir son cœur meurtri ?
Partagée entre sa passion pour la ville de Barcelone et son pays natal, la France, Anna n’aura pas d’autre choix que de se laisser guider vers sa destinée…

— AVIS

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, c’est une lecture très mitigée pour moi.

Je commence par le gros point positif de ce récit : l’Espagne. Marie De Angéli m’a fait voyager à travers les descriptions de Barcelone et via l’amour que lui dédie Anna, son héroïne. Tout le long du récit, j’ai eu une furieuse envie de découvrir cette ville et de me mettre à l’espagnol, moi qui ai fait allemand LV2. Je ressentais la chaleur de la ville, son agitation, m’imaginais sans peine ses apparats culturels, ses habitants… Bref, il y avait de quoi emmener le lecteur de l’autre côté des Pyrénées.

Malheureusement, à mes yeux, ça s’arrête ici.

 "C'est une romance contemporaine racontée avec les codes "jeunesses"." 

Il y a quelques années, j’ai rencontré une auteure de romance pour adultes et adolescents lors d’un salon du livre. Quand je lui ai demandé la différence dans le processus d’écriture entre les deux, elle m’a répondu : “Pour la jeunesse, il faut bien expliquer les choses. Pour les adultes, ben, pas besoin d’en ajouter, ils ont compris“.
Et c’est là où se joue la grosse faiblesse de “Passion espagnole“, à mes yeux : c’est une romance contemporaine racontée avec les codes “jeunesses”.

Le rythme est alourdi de détails, d’explications, d’informations redondantes et de ressentis qui m’ont paru superflus, voire inutiles, et trop souvent répétés : la blessure d’Anna vis-à-vis des hommes, maintes et maintes fois dite et redite tout le long de l’histoire (une fois, c’était suffisant) ; l’identité de certains personnages secondaires importants rappelée, passé le milieu du récit (Julien, par exemple, le “collègue de la salle de sport où travaille la meilleure amie d’Anna”. Il apparaît déjà beaucoup de fois dans le récit, on sait qui il est – et que sa meilleure amie travaille dans une salle de sport.) ; la définition complète, incrustée dans le récit, de certains mots évidents (tatouage et tacos… En 2022, pas besoin. En note de pas de page, si l’auteure y tenait) et les phrases en italique, traduction des ressentis/ pensées des héros, qui faisaient vraiment “too much“.
Il y a aussi ces précisions ajoutées après le verbe de parole, du style “rigola-t-il de la blague de sa meilleure amie française”. La notion “rigola-t-il” était suffisante (surtout quand la conversation se fait uniquement entre deux personnages. On sait qui a fait la blague et que c’est “son amie française”). Ou encore, le moment où Anna pense à plusieurs bons moments vécus avec l’un de ses prétendants et qu’ils sont énumérés juste après, alors qu’on l’a vécu avec elle ! Il n’y avait, à mon sens, pas besoin de les rementionner au complet.
Mais également les petites “intrusions” dans l’esprit des personnages qui interagissaient avec l’héroïne. Ils faisaient partie des “surplus” dont le récit auraient pu se délester. Par exemple, avoir Léa, la meilleure amie d’Anna, qui ajoute pendant une discussion qu’ “elle comprenait qu’Anna se referme en amour, elle a été blessée par un homme. Elle doit reprendre confiance en elle, car elle mérite de rencontrer quelqu’un de bien et d’être heureuse “. Leurs paroles et interactions traduisaient déjà leurs pensées, il n’était pas nécessaire d’en ajouter une couche à quasiment chaque conversation.

Malheureusement, les couacs ne s’arrêtent pas là.
Je n’ai pas accroché avec Anna, l’héroïne. Elle semblait constamment être la petite chose fragile dont il fallait prendre soin “parce qu’elle n’a plus confiance en les hommes” (sentiment accentué d’ailleurs avec les petites apartés dans l’esprit des autres personnages). Et son obsession pour les calories était un brin agaçant.
De plus, on ne sait rien de sa vie “avant le roman”. Comment était son enfance ? A-t-elle des frères et sœurs ? Elle s’entend bien avec sa famille et ses parents ? Pourquoi n’a-t-elle pas fait le choix de partir vivre en Espagne avant, si elle aime autant ce pays, sa culture et sa langue ? Rien ne semble la retenir en France (vu qu’on aborde pas sa famille…). Même son job se fait en télétravail !

Dans cette histoire, il manque des intrigues fortes pour réanimer le rythme linéaire, endormi par la ritournelle “Anna travaille, Anna a peur des relations avec les hommes, Anna s’amuse avec ses amis, Anna va en Espagne”. Son métier va parfaitement bien, donc rien de trépignant à raconter (bien que j’ai trouvé sa description très pertinente) et elle a pléthore d’amis avec qui elle s’entend trop bien. (trop, d’ailleurs. Beaucoup de personnages qui ne servent pas à grand chose et arrivent comme ils repartent. J’aurais adoré voir sa relation avec Paula aboutir à quelque chose de plus palpitant, par exemple).
La seule chose donc qui sert de fil rouge est la romance… Mais même là, ça coince.

Nous avons affaire à une romance à la “Twilight“. D’un côté, le charmant et attentionné Julien. De l’autre, l’espagnol énigmatique et caliente, Javi. Sur le papier, je suis dans mon élément, j’adore ce genre de récit amoureux. Mais là, rien n’a de sens.
Le début d’un rapprochement sensé et agréable se construit, pour, au final, être balayé par une histoire d’attirance basée sur… du vide.
/!\SPOIL /!\
Je suis navrée, j’ai rien contre ce pauvre Javi mais… Je n’ai pas du tout adhéré à sa relation avec Anna. Au final, ils sont juste attirés l’un par l’autre et c’est tout.
Il n’y a aucun fondement solide, aucun lien, aucune connexion qui se forment entre les deux héros. Ils se parlent à peine et n’ont échangé qu’un déjeuner ! Par deux fois, en plus, l’héroïne s’enfuit loin de lui à cause de certaines découvertes (qui se révèlent être des malentendus, mais quand même)… !
Comment pouvons-nous les imaginer à deux avec un simple baiser et “je t’aime” un peu trop facilement et rapidement échangé ?
Attention, je n’ai rien contre les coups de foudre et coups de cœur, mais ici, dans ce contexte, pour moi ça ne fonctionne pas.

De plus, on ne sait rien de Javi. Au lieu de ces quelques pensées un peu niaises qui nous sont partagées alors qu’elles parlent toutes de la même chose (“c’est la première fois qu’il se sent attiré autant par une femme”), j’aurais apprécié des chapitres entiers centrés sur sa vie pour qu’on fasse davantage connaissance et peut-être même mettre des intrigues en place. (je pense notamment avec cette ex-fiancée. Il y en avait à créer avec elle !) Cette remarque vaut aussi pour Julien, si le suspens était voulu et pour faire part égale entre ces deux prétendants, il aurait pu avoir aussi ses propres chapitres.
Par ailleurs, ce n’est pas parce que Javi est un top model espagnol que ça l’exempte de montrer une vraie personnalité. On ne tombe pas amoureux.se seulement d’un physique. Quel est son âge ? Quelle est sa blessure que l’héroïne va aider à surmonter ? Ses faiblesses, ses forces ? Quelle est sa situation familiale ? A-t-il des frères et sœurs ? Ses craintes ? Sa vision d’une vie à deux ? Son rêve ? Pourquoi veut-il construire quelque chose avec Anna ? A part son physique et son accent, qu’est-ce qu’il l’attire chez elle ?
Et le plus dérageant, c’est la manière dont leur relation a débuté. Javi, patron d’Anna, lui envoie un mail “pro” (premier échange intime et direct entre les deux) et fait une remarque… sur ses lèvres ! Même canon, hors de question qu’un manager envoie ce genre de chose à une employée ! Pour moi, c’est une remarque déplacée, pas une option de rapprochement.
Et si ! Et si encore ils aveint eu d’innombrables conversations avant, des regards un peu sous-entendus lors de réunions interminables, qu’ils aient partagé des “private joke” ou un dîner d’affaires, un soir, qui s’est soldé par une soirée romantique improvisée. Enfin, qu’en gros, le terrain soit déjà fertile et propice au rapprochement, pourquoi pas (à la rigueur). Mais là, ils n’avaient même pas échangé de réelles conversations avant ce mail (!!).

/!\ FIN SPOIL /!\

J’ai également d’autres questions que je me pose, bien après la fin de ma lecture…
/!\ SPOIL /!\
– Quand a eu lieu la rupture entre Anna et son ex ? Parfois, il est noté “quelques mois” (sous entendu, c’est encore récent), et à d’autres moments, il est précisé “des mois”, que j’ai plutôt interprété comme “ça fait un bon moment”.
– Pourquoi Anna n’arrêtait pas de relater systématiquement cette histoire d’ex en présence de Julien, mais jamais avec Javi ? Pourtant, l’inverse aurait plus logique, Julien ayant prouvé plus de qualités que Javi.

/!\FIN SPOIL /!\

Sur l’écriture elle-même, bien qu’elle démontre une certaine corde agréable (on se laisse porter par l’histoire avec facilité) ; je lui ai trouvé là aussi quelques défauts : les tournures avec “qui” assez fréquentes et qui pèsent au début du récit (ex d’illustration. : La jeune femme qui était assise regardait l’oiseau qui était en train de chanter), des phrases / mots répétés (“se maugréa-t-elle intérieurement” qui apparaît deux fois simultanément), et beaucoup de “et” (exemple présent dans le texte : “(…) les deux jeunes femmes apprécièrent ce moment de détente et de calme, dans cet environnement si paisible et si apaisant).

Pour conlcure, j’ai fini par ne voir que les aspects qui me tracassaient et je suis passée à côté du récit. Je précise que cet avis est basé sur mon ressenti, et qu’il est très subjectif. D’autres avis encensent “Passion Espagnole” sur différentes plateformes, donc je te laisse faire ta propre opinion.

Je remercie Marie De Angéli pour sa confiance. 🙂

Conclusion : J’aime… Un peu

Avis publié en Janvier

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Promis… Je ne craquerai pas !
Elise Roz – Plumes de Mimi éditions

« Voilà, c’est décidé, je pars SEULE ! Exit les questions existentielles et à moi tranquillité, grand air et soirées… Euh, non, on oublie les soirées… Merde, qu’est-ce que je fais là ? »
Quand Charlotte plie bagage dans l’espoir de se ressourcer, et surtout de mettre un voile sur les dernières années de sa vie, rien ne la prépare à croiser le regard troublant de Grégoire, ce papa bien trop sexy.
« Plus jamais ! »
Elle en fait le serment, et pourtant…
Entre maladresses et attirance, quiproquos et alchimie, les promesses d’aujourd’hui seront-elles les mêmes demain ?

— AVIS

Sur le papier, “Promis… Je ne craquerai pas !” aurait pu me faire craquer. Si on décortique tous les composants de cette histoire, le résultat est plutôt pas mal. Une romance qui naît en été avec du rebondissement, des sujets forts et sensibles, des personnages intéressants… Tout y est.

Mais je suis passée totalement à côté.

La première raison (et la principale) est le “quatrième mur” qui a complètement disparu.
C’est un aspect très subjectif, on aime ou on n’aime pas. Personnellement, je déteste ça et j’ai eu du mal à finir ma lecture. Quand je lis un roman, c’est pour me sentir dans la fiction, à la place de l’héroïne. De mon point de vue, user d’interjections envers le lecteur lui rappelle ce qu’il est : un simple spectateur. Un outsider de l’histoire.
Pour quelques-uns noyés dans l’action, lancés à la rhétorique, pourquoi pas (comme le “qu’est-ce que je fais là ?” du résumé). Mais là, toutes mes excuses à l’auteure, c’était insupportable. Il y en a partout, partout, partout : “Ne vous méprenez pas” / “Osez me dire” / “Bah quoi, ça vous choque ?” / “Si vous voyez ce que je veux dire“. / ” Vous avez pensé la même chose, avouez !” / “Entendons-nous bien ” / “Mais ça, vous le gardez pour vous” / “Prenez-moi pour une idiote si ça vous chante” / “Lisez entre les lignes, vous comprendrez“……..
J’ai failli abandonner ma lecture, quand, dès le chapitre deux, un paragraphe entier m’arrive en pleine figure : “Osez dire que vous ne fantasmez jamais ? Si tel est le cas, vous manquez quelque chose ! (…) Ne me gâchez pas ce plaisir en m’inondant de jugements” !
Moi aussi, j’avais envie de rentrer dans l’histoire, d’attraper le héros par le coude et lui balancer : “Stop, on va se calmer. Je suis juste en train de lire ton histoire, je te connais pas, tu me connais pas, alors oublie que j’existe et surtout (surtout !) arrête de supposer des trucs à ma place !!”
Le “Oh ! Mais laisse-moi expliquer ça à nos lecteurs !” proclamé par l’héroïne dans le dernier chapitre a fini par m’achever.
J’entends la volonté de vouloir faire de l’humour mais ici, ils étaient envahissants et souvent portés par un écho de jugement qui me mettait mal à l’aise.

Il y a aussi ce vocabulaire vulgaire, dont les “Quel con !“, “Putain !“, “Bordel !“, “Merde !“, le combo “Bordel de merde !“. Ce n’est pas interdit, mais à l’écrit et aussi souvent insérés dans la narration, je trouve ça (encore une fois, je présente mes excuses à l’auteure) …. moche.
Surtout que ça a rendu le roman… Eh bien “oral”. Je n’ai pas eu l’impression de lire une fiction, mais la retranscription des dires de quelqu’un.

"Promis... Je ne craquerai pas !" évoque des sujets sensibles, durs... Sur un ton trop léger, voire enfantin.

Cette sorte d’ambiance “de cours d’école” (“C’est elle qui a commencé ! Non, c’est lui !”) qui rôde tout le long a terni le fond adulte du récit. Quand un moment réfléchi, sensé, survenait… BIM ! Le lecteur est soit interpelé et jugé (“Oseriez vous dire que…“) ou copieusement giflé d’un “Putain de merde” qui détruisaient le ton solennel de la scène.
Et pourtant, il y en avait des sujets profonds et sérieux à mettre sur la table !
C’est tout ce paradoxe qui explique aussi pourquoi je n’ai pas accroché au récit. “Promis… Je ne craquerai pas !” évoque des sujets sensibles, durs… Sur un ton trop léger, voire enfantin.
Des faits intéressants, des bribes d’histoire intrigantes, des éléments cohérents existent, mais ils sont restés en surface et maladroitement utilisés. Ils arrivent, font leur popote pour “briser” la romance -puisque là était leur seule utilité – et repartent une fois leur numéro terminé.
Quel dommage ! Peaufinés, ils auraient pu devenir de réelles et solides sources d’intrigues secondaires et ainsi, faire passer un message, engendrer de l’action, faire effet boule de neige, réveiller le rythme et animer le récit. Car, malheureusement, il n’y a rien qui gravite autour de l’histoire d’amour. Je me suis d’ailleurs ennuyée sur les cent dernières pages, puisqu’il n’y avait plus rien à résoudre.

Par ailleurs, les personnages secondaires auraient pu être plus utiles. C’est aussi leur rôle d’animer ce qu’il passe autour de la romance. Mais j’avais le sentiment que les deux meilleures amies n’existaient que parce qu’il est coutume que l’héroïne en ait en romance. Qui sont-elles, exactement ? Leur âge ? Profession ? Comment sont-elles devenues amies, toutes les trois ? Quels sont leurs meilleurs souvenirs en commun ? Sont-elles déjà parties en vacances ensemble ?
Il ne faut pas oublier que les personnages secondaires sont les protagonistes de leur propre histoire et que leur vie ne tourne pas qu’autour du héros. J’aurais trouvé ça chouette d’en savoir un peu plus sur elles et de les voir vivre autrement qu’en portant secours à la vie sentimentale de Charlotte.
Le plus mal loti est cet ancien ami / collègue, sorti de nulle part, qui annonce une terrible nouvelle à Grégoire, le héros, et qui s’en va comme il est arrivé, par enchantement (!!) On n’a jamais entendu parler de lui avant, il ne réapparaitra pas par la suite.
/!\SPOIL /!\
Sur le fond, j’ai trouvé ça très original et étonnant. Nathalie, l’ex de Grégoire qui se révèle être une perverse narcissique, il fallait le faire et je salue l’auteure pour l’idée.
Mais ç’aurait dû être amené avec plus de logique dans l’histoire.
Un ancien pote, qui ne parle plus à Grégoire, le recontacte un beau jour pour lui dire “au fait, ta Nathalie est menacée d’être licenciée, et collectionne les amants” comme ça, par téléphone, sans pression…
J’aurais voulu que ce personnage soit présent depuis un moment ou que ce “problème” soit étalé tout le long du récit, avec des indices laissés aux lecteurs pour qu’il s’interroge et mène l’enquête. Alors oui, il y a quelques points de vue sur Nathalie pour qu’on se questionne, mais ce n’était pas subtile, ni concret.

Le pire reste Grégoire qui croit immédiatement ce personnage sorti du fin fond de son répertoire !
Il est en couple depuis des années avec Nathalie. Ils ont eu des enfants ensemble. Même s’il n’est plus amoureux, il pouvait lui laisser le bénéfice du doute, au nom de toutes ses années d’amour. Il est juste censé savoir qu’elle l’a trompé une fois, rien ne lui est montré pour qu’il soupçonne “pire”. Une fois l’appel terminé, il aurait pu refaire leur histoire dans sa tête et passer du temps à trouver des preuves pour le réaliser. Que l’épisode “photos sur Facebook de Charlotte” soit la dernière pièce du puzzle de sa conscience et pas la “preuve ultime” de la perversion de Nathalie (pas assez crédible, je trouve). Confronter Nathalie, aussi, aurait été pas mal. Mais à la place, il croit l’ancien ami sur parole et se dit “Ah oui, vraiment une vilaine fille, Nathalie. Raison de plus pour me séparer d’elle. En plus, elle n est pas là pour que je lui parle. Tant pis, je vais aller me taper Charlotte, ça fait longtemps.

Parlons-en de l’épisode “photos sur Facebook”… Pourquoi pas, là aussi, bonne idée pour créer du conflit et parler du cyber harcèlement. Mais, je trouve que Charlotte en a beaucoup trop fait. Ok, je comprends la douleur de la trahison et de l’humiliation. Mais tout ce qui tourne autour était un peu “too much“. Elle a réagit comme si les photos avaient été publiées en public et envoyées à tous ses contacts, patron et connaissances compris. Or, même ses meilleures amies ne les ont pas vues, preuve qu’elles n’étaient pas si “visibles” que ça sur le net. En plus, elle a réussi à les faire supprimer assez rapidement (ça se passe aussi bien, d’ailleurs, dans la vraie vie ?).
Attention, ça ne veut pas dire que je minimise le traumatisme. J’ai trouvé juste la réaction de Charlotte disproportionnée, la situation aurait pu être pire.

/!\FIN SPOIL /!\

Troisième raison… La romance ! Dommage collatéral deux des points ci-dessus.
J’ai eu du mal avec toutes leurs allusions “sous la ceinture” du début. A peine ont-ils échangé un regard que Charlotte et Grégoire ne pensent qu’à ça, alors qu’il n’y avait pas forcément matière à. Une ou deux pensées, je veux bien. Ils se sentent attirés, c’est l’été, bikini, piscine, touça touça.
Mais comme le reste, ça vient à outrance.
Dès que Grégoire posait les yeux sur Charlotte et inversement, c’était “sexe, sexe, sexe” (avec un petit “vous voyez ce que je veux dire” lancé aux lecteurs. Comme si on avait pas capté). Et une fois qu’ils sont ensemble, ils ne font que ça. Et ce manque de vraie connexion, eh bien… Ca fait des carences. Ils ne m’ont pas fait rêver, je n’ai pas vibré. Ils s’entendent bien au lit et c’est la seule chose qui semble les retenir. Je vais même être franche, ça ne m’aurait fait ni chaud ni froid s’ils s’étaient quittés à la fin de l’été.
L’amour ne se résume pas à une connexion sexuelle. Quels sont leurs points communs ? Leur rêve ? Qu’est-ce qu’il trouve chez l’un qu’il n’ont jamais vu/ obtenu chez un autre partenaire ? Qu’est-ce qui différencie Grégoire aux yeux de Charlotte parmi tous les autres hommes du camping ?
D’ailleurs, avec toutes les interpellations faites au lecteur (le fameux “quatrième mur” qui tombe), j’avais la sensation que les héros voulaient nous convaincre nous, lecteurs, du bien fondé de leur histoire d’amour, plutôt qu’eux-mêmes . Du style “Oh sa façon de me regarder. Enfin, vous savez de quoi je parle !” “Oh si vous aviez vu ses fesses ! Ses abdos !” …
L’histoire est d’ailleurs parcouru de “Tell” et pas assez de “Show”. C’est-à-dire que les personnages parlent beaucoup, mais ne font pas aller notre imagination. Oui Greg est beau. Ok. Mais qu’est-ce qu’elle aime chez lui ? Que ressent-elle quand il pose les yeux sur elle, quand il est proche, la touche ? Et pas uniquement sexuellement parlant, (ça, j’ai compris). Pareillement, les paysages sont beaux, oui. Mais qu’a-t-elle observé, exactement ? A-t-elle froncer les yeux en voyant le soleil se refléter sur l’eau ? A-t-elle senti le sable lui coller les pieds mouillés ? C’est l’été, aussi. A-t-elle eu chaud ? Elle ne transpirait pas beaucoup, en tout cas…
Je n’ai pas senti une différence de voix non plus entre les chapitres masculins et féminins. Si ce n’était pas précisé en début de chapitre, difficile de savoir qui parlait. Grégoire avait des pensées trop féminines et la même façon de s’exprimer que Charlotte (par exemple, les deux utilisent “loulous” pour désigner les enfants).

MMMh… Voilà. Je pense avoir fait le tour. Je pense que tu as saisi que ça n’a pas été un coup de cœur.
Pourtant, je lui trouvais vraiment des sujets très intéressants. Le chapitre bonus, à la fin, m’a en revanche clouée sur ma chaise ! J’aurais adoré qu’il ait une véritable place dans le récit. (Enfin, comme, en somme, tous les autres sujets autour de la romance).

Je reprécise également que ce n’est que mon avis et mon ressenti lecture. D’autres, présents sur les différentes plateformes de lecture, sont très élogieux sur cette romance.
Si le résumé te tente, je t’invite fortement à te faire ton propre avis et tu passeras peut-être un bon moment en compagnie de Charlotte et Grégoire.

Je remercie Elise Roz pour sa confiance. 🙂

Conclusion : J’aime… Un peu

Avis publié en Février

♦♣♦♣♦♣

Hey Boy ! Décollage imminent !
Elise Roz & Julie Rose – Plumes de Mimi éditions

Résumé :
– Cécile –
« Mon Dieu ! Dans quoi me suis-je laissé embarquer ?
Devant ma valise grande ouverte et mon lit recouvert de vêtements, j’ai l’impression de faire un bond de plusieurs mois en arrière. À une différence près, aujourd’hui, je ne suis pas seule.
— Bon, tu te bouges Cécile ou je m’y colle ? Tes fringues ne vont pas sauter toutes seules dans ton bagage !
Charlotte a raison, à quatre heures du départ, tout devrait être déjà bouclé et dans le hall d’entrée, mais ce voyage, à bien y réfléchir, me donne la chair de poule, d’où ma tétanie passagère. »
– Tony –
« Je m’assure de ne rien avoir oublié dans ma valise : des t-shirts ‒ je risque de me balader plus souvent torse nu, mais il en faut ‒, des bermudas, mes sous-vêtements, quelques pantalons pour le soir, mes chaussures de sport… et le plus important ? Deux boîtes de préservatifs ! Eh, je ne pars pas dans un monastère pour me recentrer sur mon moi intérieur ! Et je suis loin d’être un saint, donc j’ai bien l’intention de profiter de ces deux semaines de vacances bien méritées. »

Un séjour sous le soleil des Caraïbes, une rencontre entre deux personnes que tout oppose : accrochez vos ceintures, décollage imminent !

— AVIS

Je dois avouer une petite chose, je n’étais pas très sereine en débutant ma lecture. “Hey Boy ! Décollage Imminent” est un quatre mains, une sorte de spin-off / un crossover de deux romances écrites par Julie Rose et Elise Roz.
Si j’avais adoré “Forever Elle” de Julie Rose (ma chronique à retrouver ici), je ressortais mitigée de “Promis… Je ne craquerai pas !” d’Elise Roz (chronique à retrouver juste au-dessus).

Et finalement, dans l’ensemble, ma lecture fut sympathique ! Le rythme est dynamique, peuplé d’une romance cadrée, de péripéties et de paysages… Dépaysants. Si la forme m’a beaucoup séduite (grâce notamment ce quatre mains saisissant, mais j’y reviendrai plus tard), c’est le fond de l’histoire qui m’a, en revanche, laissée sur ma faim…

Les deux auteures respectent les codes du genre : On y retrouve deux héros “types” (un Tony sûr de ses charmes et une Cécile pas à l’aise avec son corps), une attirance mutuelle et des embûches jusqu’à l’épilogue final (très belle résonnance d’ailleurs avec le monde contemporain).
Mais pour moi, tout se déroule sans surprises. C’est du déjà-vu. J’aurais voulu plus d’actions et de suspens surtout avec Tony comme héros.
Je… Je ne sais pas comment tourner correctement mon ressenti mais j’ai préféré son charme de personnage secondaire dans “Forever Elle” à celui de héros. Je l’attendais ailleurs et autrement, moins avec une panoplie commune de “héros de comédie romantique” et plus avec le naturel et la spontanéité qu’il dégageait dans la romance précédente. Je lui avais trouvé un je-ne-sais-quoi intrigant dans “Forever Elle” que je n’ai pas retrouvé dans “Hey Boy ! Décollage Imminent“. (Après, ce n’est que mon ressenti.)

Je lui imaginais une romance moins banale. Cette dernière ne m’a pas trop fait décoller. Je n’ai pas frissonné ni ressenti beaucoup de papillons, bien que (au risque de me répéter), sur le papier tout est bien exécuté.
/!\SPOIL /!\
Il aurait pu vivre ça avec Cécile, l’héroïne, mais au lieu de l’habituel “Oh, elle me plaît cette nana, c’est la première fois que je ressens ça” dès le premier regard, j’aurais voulu qu’il soit pris à son propre piège. Qu’il tombe amoureux d’une jeune femme qu’il n’aurait pas trouvé intéressante au début. Mais, qu’au fur et à mesure de l’histoire (des excursions touristiques où ils tombent ensemble “par hasard”, des retrouvailles au bar ou au restaurant de l’hôtel,…), au détour d’embuscades et de conversations impromptues, ils se rendent compte d’une attirance. Que le physique soit la dernière chose qu’il remarque de beau chez sa partenaire. Et là, pour moi, ç’aurait été plus excitant pour un personnage comme Tony.
/!\ FIN SPOIL /!\

Je fais une fixette sur Tony car je me souvenais très bien de lui et que je l’attendais au tournant, si je puis dire… A l’instar de Cécile qui m’a totalement échappé dans “Promis… Je ne craquerai pas !“. La pauvre, je ne me souvenais plus du tout d’elle !
Ici, cependant, je l’ai beaucoup aimée en tant qu’héroïne. Elle était fraîche, naturelle et attachante. Je voulais moi aussi la soutenir et lui offrir mon amitié.

Je fais un rapide détour sur les personnages secondaires…
Je n’ai pas saisi la présence du groupe de célibataires avec laquelle Cécile s’embarque dans l’aventure. Pourquoi l’avoir imbriqué dans l’histoire si c’est pour ne pas l’exploiter à fond ? Il y aurait pu y avoir tellement plus de péripéties et d’impacts, surtout dans le cadre d’une romance ! L’idée de ce groupe était super intéressante, dommage qu’il soit resté simple figurant.
Pour le reste, j’ai adoré les nouveaux personnages, qui ont embelli le récit et ont vraiment été utiles. Un peu sur la réserve concernant les “anciens” (ceux dont on a déjà pu faire connaissance dans les romances précédentes des auteures) pour lesquels (enfin certains), j’aurais bien apprécié un rapide recap’ de leur vie. De plus, la plupart (surtout du côté de Tony) ne sont intervenus que pour la romance, et j’ai regretté qu’ils ne soient réduits qu’à ça.

C’est là où arrive mon dernier “bémol” : dans ce récit la romance a un peu “enseveli” le côté réel de la vie. A vouloir faire en sorte que tout tourne exclusivement autour de la romance, ça devient “too much” et beaucoup de scènes et d’effets ont manqué de subtilité.
/!\ SPOIL /!\
La scène de l’hôpital vers la fin du récit (surtout quand Lola ne s’étonne même pas de voir débouler Cécile, qui est quand même, jusque là, le crush de “l’autre bout de la planète” de Tony. Elle aurait pu être n’importe où ailleurs en France…)
Le père de Cécile qui refait surface uniquement pour ramener l’ex. de sa fille dans sa vie (et provoquer des quiproquos dans la romance).

/!\ FIN SPOIL /!\

A côté de ça, j’ai trouvé le voyage vraiment appréciable ! Le cadre est accrocheur, les embûches, même si elles manquent de finesse, sont présentes. La romance prend le temps de se former, au fur et à mesure et l’animation court à travers les passages. Il n’y a pas non plus de précipitation, ni de vide, je ne me suis pas ennuyée.

Et j’arrive enfin à la note la plus exquise de “Hey Boy ! Décollage Imminent” : son quatre mains ! L’écho de la plume d’Elise avec celle de Julie forme une parfaite résonnance. Elles se marient très bien, à tel point qu’on croirait qu’une seule paire de mains est derrière tout ça. Il y a une cohérence juste et incroyable ! J’avais déjà lu des quatre mains où la cacophonie des voix primait sur le fond du récit, mais ici, c’était juste impeccable. Bravo à elles deux, car ça n’a pas dû être un exercice facile et pourtant, ce fut maîtrisé !

Plusieurs remarques ponctuent ma chronique, mais elles expliquent pourquoi ce récit n’a pas été un coup de cœur pour moi.
Hey boy ! Décollage Imminent ” reste une bonne romance. Elle est là où on l’attend et c’est le principal.

Un grand merci à Elise Roz, Julie Rose et les éditions Plumes de mimi pour leur confiance. 🙂

Conclusion : J’aime… Beaucoup

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Couleur de lac
Gaelle Ausseré

Résumé :
Afin de privilégier sa carrière, Gabrielle a fait le deuil de sa vie personnelle. Son entrain s’étiole pourtant jour après jour. Lorsqu’on lui impose une nouvelle affectation, elle y voit l’occasion de briser la routine qui l’étouffe.
Tandis qu’elle s’interroge sur ce qui a réellement incité son employeur à lui confier ce poste, elle fait la connaissance de Melvil Vanier et de sa famille. Grâce à cette rencontre, elle s’autorise à penser qu’une autre existence est possible. Contre toute attente et pour la première fois, Gabrielle se sent enfin à sa place auprès d’eux.
Cependant, ses doutes persistent. D’où vient en effet cette soudaine impression d’apaisement ? Pour quelle raison a-t-elle été mise sur le chemin des Vanier ? Surtout, quel est ce fil qui semble étrangement la relier à eux ? Est-ce le destin ou le hasard ?
La vie n’est peut-être qu’un jeu de dominos dont on ne comprend l’enchaînement qu’à la toute dernière minute.

— AVIS

Si tu me suis depuis un moment, tu sais déjà que cette chronique va être très positive. Si non, sache que j’ai eu un coup de foudre pour la plume de Gaelle Ausseré dès son premier roman et que, depuis, elle ne cesse de vagabonder en “top list” dans mon cœur de lectrice.

Gaëlle est aussi une auteure de Vie, une écrivraine d'Espoir, une conteuse d'instant suspendu, de rencontres et de destin.

Il y aurait tant à dire sur la beauté de son écriture que je pourrais passer des heures à lui faire des éloges. Gaëlle n’est pas qu’une simple auteure de romance, non. Gaëlle est aussi une auteure de Vie, une écrivraine d’Espoir, une conteuse d’instant suspendu, de rencontres et de destin. Elle souffle, à travers ses récits, de jolies bulles de sensibilité et d’Amour.
Je lui louerais aussi sa grande palette d’émotions qui jaillit aux travers de ses histoires d’amour ainsi que la finesse des traits de ses personnages et de ses intrigues. Jamais je ne m’ennuie, jamais je ne reste de marbre devant l’histoire de ses héros.
Mais surtout, je vanterais son don : celui de rendre à la vie, ses lettres de magie.

Dans “Couleur de lac“, Gaelle a, une nouvelle fois, réussi à m’émouvoir. L’histoire de Gabrielle et Melvil, c’est un morceau de vie, un instant d’Amour, de réalité, une énigme du destin avec une délicieuse touche de fantastique.
J’ai intercepté cette histoire comme un “bisou volant” et l’ai attachée à mon cœur.
Si j’ai préféré la lancinante et silencieuse douleur de la Seconde Guerre Mondiale dans “Qu’une parenthèse“, la déchirante tragédie qui survient dans “Tu sais où me trouver” ; “Couleur de lac” n’en reste pas moins dénuée de beauté ni de sens. Je l’ai lue très vite et ai été emportée avec la même force que les deux précédents.

Et puis, ça reste une romance signée Gaëlle. C’est excellement bien écrit. Le ton est juste et l’harmonie qu’elle dégage pétille de sagesse.
Sa patte ? La narration d’une belle romance avec ce sentiment que… quelque chose cloche. Un sentiment pesant, une sensation lourde se met en place. On nous cache quelque chose… Mais quoi ?
Un mystère se met en place, attrapant suspens et questionnements avec lui. Puis une subite envie de protéger les héros nous envahit. Il va leur arriver quelque chose, mais notre statut de simple lecteur nous empêche d’agir. Alors nous ne pouvons que poursuivre, l’âme et le cœur avec les personnages.
Finalement, une envie aussi de vivre nous étreint une fois le livre terminé.
C’est ce que j’apprécie le plus dans la plume de Gaëlle. C’est ce pouvoir, délicat et subtil qu’elle a, au travers de ses romances, de nous rappeler l’antithèse de la vie. La vie ne tient qu’à un fil. Elle est fragile, instable. Mais aussi tellement belle !

Les histoires de Gaelle Ausseré ont le même écho que la série américaine “This is us“. Elle déploie le même type d’énergie pour remplir ta case “émotions fortes”, montrer que l’instant présent est précieux et qu’après la tempête, vient toujours le beau temps.
Le tout est amené toute en sensibilité et enrubannée d’une belle histoire d’amour.

Merci infiniment Gaëlle, pour ta confiance et pour partager d’aussi belles histoires.

Conclusion : J’aime… A la folie
♥♥♥

Avis publié en Février

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Les Flocons d’Amour
Florence Charbaut

Résumé :
La vie de Prudence a basculé lorsqu’elle a trouvé son patron et fiancé en fâcheuse posture le soir de la Saint Valentin. Elle découvre avec horreur que sa vie n’était que chimère et manipulation, et décide de partir se reconstruire au cœur des montagnes, loin des siens.
Là-bas, elle réalise enfin son rêve d’enfant : ouvrir une chocolaterie.
Elle y rencontre aussi Alison, une jeune femme aussi désabusée qu’elle. Ensemble, elles s’entraident, se soutiennent et tentent d’oublier leur passé.
Mais leur petite vie tranquille vole une nouvelle fois en éclat avec l’arrivée du frère de Prudence. Celui-ci est accompagné d’un collègue, le beau Nolan.
Un homme aux yeux aussi doux et veloutés qu’un coulis de chocolat.
Or, c’est précisément l’addiction favorite de Prudence, et elle a bien du mal à lui résister.
Ce que la jeune femme ignore, c’est que son frère est venu investi d’une mission spéciale qui risque de bouleverser une nouvelle fois sa vie.

— AVIS

De nouveau sous le charme de la plume de Florence Charbaut ! Cette auteure possède un je ne sais quoi qui m’embarque dès les premiers chapitres. Malgré quelques minis “couacs” (à mes yeux, toujours), j’ai passé un très bon moment de lecture !

Florence est très habile de sa plume. Elle connait son point de départ, sa destination, les jolis chemins à emprunter, ceux plus difficiles d’accès, les itinéraires bis… bref, la balade romanesque est vraiment complète. Ses personnages sont intéressants, entiers (ils ont background fourni, un métier, des qualités, des défauts). Ses histoires sont structurées et l’animation se fait toujours par un mariage d’intrigues. Chez Florence, la romance est souvent associée à un autre genre. L’union empêche l’ennui d’arriver et rend le rythme très agréable.

Si dans son ensemble, ça fonctionne allégrement bien ; du côté de la romance, ça se gâte légèrement à mon goût…
En effet, l’histoire d’amour part sur un “coup de foudre”. Je n’ai rien contre ce dernier, mais je trouve qu’il fait 70% du travail à lui seul. D’ailleurs j’y ai trouvé sensiblement le même schéma que dans “Un Noël sous tension“, la romance de Noël de Florence que j’ai lue en 2021 (ou peut-être est-ce que mon imagination) : le héros a un coup de foudre pour l’héroïne et c’est réciproque. Mais l’héroïne, blessée par ses précédentes relations, préfère enterrer ses sentiments. S’en suit des jeux de regard, des questionnements internes, un bisou et encore des embûches jusqu’à la résolution finale.
L’auteure suit les codes et d’un point de vue global, ça fonctionne. J’entends par là que le fil rouge se maintient et s’étire proprement jusqu’au bout du récit. Là où ça me chagrine un peu, c’est que le “coup de foudre” allège un peu trop le poids de la romance dans le récit. Comme il fait la majorité du job au début, l’histoire d’amour a tendance à vivre en “filigrane”. Il y a peu de jalousie, de jeux de séduction… Si l’autre intrigue, celle avec qui la romance est couplée, n’était pas présente, l’histoire tournerait très vite en rond. Et ce déséquilibre me démange un peu, car le plateau sur lequel est servi l’histoire est très bien construit (décors, personnages…). Donc je sens qu’on peut aller plus loin, dans une balance plus équilibrée.

Il y a aussi deux petits autres petits bémols pour moi :
– Je n’ai pas été plus que ça charmée par le héros… Il avait, je trouve, des pensées trop féminines (Sa remarque sur la coiffure d’une cliente de la boutique, par exemple, je me suis dit “ça, c’est ce qu’une nana aurait pensé, les mecs ne remarquent pas ce genre de choses“).
– La sombre histoire au cabinet de kiné de Valentin, le frère de notre héroïne.
/!\ SPOIL /!\
Son comportement au travail aurait dû être jugé avec beaucoup plus de véhémence. Je n’ai pas trop compris l’intérêt d’en avoir parlé, puisque ça n’a débouché sur rien de nouveau. (il aurait pu être viré par exemple… Et en découlerait une autre intrigue). Au contraire, j’ai senti qu’on avait utilisé le harcèlement et l’agression sexuelle (dont il est coupable) pour prouver que c’est un séducteur doublé d’un enfoiré. Le flirt avec la légalité m’a gênée.
/!\ FIN SPOIL /!\

Pour finir sur une note positive : j’ai beaucoup apprécié le clin d’œil à “Au bonheur des Fleurs” (précédente romance de Florence). Discret, bien inséré dans le roman, il fera plaisir aux connaisseurs. Pour les autres, leur introduction se fait d’une manière très naturelle, vous n’y verrez que du feu.

Comme d’habitude, je chipote, je chipote… mais je suis toujours aussi fan de la plume de Florence Charbaut.
J’aime les structures cadrées dans lesquelles ses histoires d’amour prennent place, les péripéties de ses héros, et sa plume que je trouve bien adroite et addictive. Bien sûr, même si la romance palpite un peu moins par moment à mon goût, elle reste attachante.

Si tu aimes les comédies romantiques, alors il faut vite découvrir Florence Charbaut !

Un grand merci à Florence pour sa confiance et l’envoi de son roman 🙂

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥♥

Avis publié en Mars

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Blind feelings tome 1
Valérie Delahaye

Résumé :
Homme d’affaires froid et intransigeant, Martin Hopkins est lassé des femmes vénales qui ne s’intéressent qu’à son image. Après s’être oublié un temps, il aspire à rencontrer sa douce moitié pour construire une vie à deux. Randall, son meilleur ami, lui propose alors de tester sa nouvelle application de rencontres…
Piper Perkins a tout pour être heureuse : job de rêve, parents aimants, amitié solide. Pour être comblée, il faudrait qu’un astéroïde s’écrase sur la tête de son insupportable patron et qu’elle rencontre enfin l’âme sœur. Si elle continue de prier pour une justice divine, elle est prête à se lancer à la recherche de la perle rare. Sur les conseils d’Eva, sa secrétaire et amie, elle s’inscrit sur Blind Dates, un site spécialisé dans les rencontres à l’aveugle.
Que va-t-il se passer quand ces deux caractères forts et explosifs vont se rendre compte que depuis des mois ils conversent avec la personne qu’ils détestent le plus ?
L’amour sera-t-il plus fort que la haine et les préjugés ?

— AVIS

Mélangeant les tropes “enemies to lovers avec “friends to lovers” à l’insu de ses héros, Valérie Delahaye insuffle un élan d’originalité dans le genre.
Quiproquos, scènes d’approches palpitantes… Malgré des petits “couacs” (de mon point de vue), le premier tome de “Blind feelings” est une romance harmonieuse, saupoudrée d’une écriture sympathique et d’un rythme agréable.

J’applaudis tout particulièrement l’idée de l’application de rencontres ! Elle ose la touche de romantisme, là où le consumérisme à tendance à dominer de nos jours.
Au même titre que les héros, j’étais excitée de découvrir sa manière de fonctionner et les différentes étapes de rapprochement. Et puis, bien sûr, le clou du spectacle : LA révélation. Surtout qu’ici, elle n’était pas aussi commune qu’elle aurait pu paraître…
L’ensemble des (re)sentiments de Piper, comme de Martin était bien joué et forgeait une belle cohérence au récit. Tout au long de l’histoire, leurs réactions étaient naturelles et leurs agissements, réfléchis. J’ai beaucoup aimé l’aspect “terre à terre” que l’auteure a préservé. Valérie Delahaye aurait pu tomber les deux pieds joints dans l’abondance du “cul-cul la praline” que ces deux tropes peuvent amener, et c’est tout le contraire qui s’est produit. Parfois, il suffit de ne pas trop appuyer sur le bouton “romantisme” pour, justement, le faire ressortir.

J’arrive au moment plus délicat de la chronique, mes habituels “couacs” (personnels, je le rappelle).
Sur le fond du récit, j’aurais adoré suivre plus en détails le travail de Piper. Je pense que des informations et des scènes supplémentaires sur le sujet auraient amené plus de piment à l’histoire. (Un concurrent qui ferait de l’œil au travail de Piper sous le nez de Martin, un voyage d’affaires qui obligerait les héros à se “rapprocher”…). Quelques éléments en plus n’aurait pas été de refus, surtout dans le cadre de la romance, même si, dans sa globalité, elle était réussie.
Autre point, j’ai trouvé la meilleure amie de Piper un chouia toxique. Insister pour qu’elle boive parce que “tu comprends, Piper, tu es plus drôle bourrée”… Mouais…

Sur la forme également :
– Encore une histoire qui se passe aux USA, avec des américains qui parlent anglais mais qui disent “tutoiement”… Que les héros passent du “tu” à “vous” au fil de leur rapprochement me choque pas, en français, nous ne pouvons faire autrement. Mais dès que le mot “tutoiement” ou “vouvoiement” apparaît dans le texte (comme par exemple : “tiens, elle passe au tutoiement” / “On se vouvoie, maintenant ?”). Non, non et non.
– L’expression “éclater de rire” qui apparait dans quasiment tous les chapitres.
– Piper qui “s’offusque” qu’une femme se prénomme “April” (alors qu’elle-même s’appelle Piper, sa collègue Autumn, et qu’elle vit aux USA où ce type de prénom est courant.)

Malgré tout, j’ai passé un bon moment lecture.Blind feelings” est la preuve qu’une romance peut être originale, romantique et bien amorcée.
Ce premier tome est bourré de charme et j’ai hâte de découvrir le tome 2 !

Merci à Valérie Delahaye pour son confiance et l’envoi de son roman. 🙂

Conclusion : J’aime… Beaucoup

Avis publié en Avril

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Tu es là, moi non plus – tome 1
Maïa Hoti

Résumé :
Sept mille kilomètres séparent Inès et Paul, et quinze ans de silence. Quelques mots hasardeux envoyés sur une messagerie instantanée, et leurs vies vont s’entrechoquer. S’être côtoyé sans se reconnaître, s’apprécier sans se voir, un double-soi qui émerge, des failles émotionnelles émiettées… Pourquoi rouvre-t-on certaines portes fermées ? Peut-être pour s’assurer qu’elles ne claqueront plus.

— AVIS

Je suis passée totalement à côté de ce récit et j’ai l’impression d’être l’une des rares lectrices, tant les commentaires concernant cette histoire, sur internet, sont élogieux.
Malgré tout ce qui va suivre dans cette chronique, “Tu es là, moi non plus” est une histoire rapide à lire avec des sujets sensibles et forts. Maïa Hoti a une plume qualitative et je pense deviner ce qui a touché les lecteurs.

Mais de mon côté, l’histoire m’a complètement échappé.

A mes yeux, le prologue n’est pas utile.
Le récit, même en son sein, n’est pas clair pour moi. Les phrases, les scènes, les dialogues, les moments manquent de cohérence, de connexion et de sens entre eux.
On ne nous partage pas les sentiments ni les pensées d’Inès et Paul (très peu, du moins) qu’il est difficile de les cerner (qu’est-ce qu’il ou elle pense de la réponse de l’autre ? Pourquoi répondre ça, pour, au final, faire l’inverse ?) et de leur apporter un peu d’empathie. Leur discussion tourne en rond (avec peu de verbes de dialogue pour être sûre de savoir qui dit quoi) et je commence à trouver le temps long.
Puis enfin, quand ça bouge et qu’un souffle nouveau apparaît, il est glissé insidieusement en fin de chapitre et je ne saisis pas ce qu’on me propose… Rêve ? Réalité ? Secret ? Présent ? Souhait ? Le lecteur est, je trouve, peu informé de ce qu’il se passe et peu impliqué dans l’histoire (ainsi que dans la tête des protagonistes).
Arrivée au prologue, je pense (enfin) avoir une réponse claire… Je me retrouve face à une morale tout aussi peu cohérente et connectée avec ce qui a précédé.
Sans vouloir manquer de respect à l’auteure et juste pour être claire sur mon ressenti, j’ai la sensation d’avoir eu le prologue de “La Belle et la Bête”, avec le récit de “Le Roi Lion” et la morale de “Cendrillon”.
C’est-à-dire que j’ai trois intrigues, qui, dans mon esprit, n’ont rien à voir les uns avec les autres.

Bon après tout, il s’agit du tome 1. Il est donc probable que le rapport entre tous les éléments donnés se fasse dans la suite.
Même si, à titre personnel, s’engager dans un récit de plusieurs tomes ne signifie pas étaler l’histoire en épisodes. Il faut que chaque tome comporte son lot d’intrigues avec leur “début milieu, fin” (sinon, on se serait vite ennuyer dans “Harry Potter”, par exemple) et c’est peut-être sur ce point que le roman m’a égarée. J’attendais des milieux et des fins qui ne sont pas arrivés.

Néanmoins, comme évoqué plus haut, la plume de Maïa est jolie. Malgré le brouillard dans lequel j’ai avancé eh bien… Je suis allée au bout. Je pense que le tableau final, avec tous les points reliés et les intrigues révélées, doit être beau.
De plus, les sujets de fond étaient forts et méritaient d’être soulevés dans une romance. La manière dont ils ont été abordés ne m’a malheureusement pas touchée, mais ils n’en étaient pas moins intéressants.

Comme d’habitude, cette chronique n’engage que moi. Beaucoup de lecteurs ont adoré ce récit, je dois être sans doute la seule a ne pas avoir saisi le sens de “Tu es là, moi non plus”.
Peut-être que toi, tu le trouveras et apprécieras l’histoire à sa juste valeur. Si le résumé te donne envie, n’hésite pas à lui laisser sa chance.

Je remercie Maïa Hoti pour sa confiance. 🙂

Conclusion : J’aime… Un peu

Avis publié en Mai

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Muffin & Majesté – tome 1 : Il faut sauver le prince Goran
Simonne L. Pennyworth

Résumé :
Martina, pâtissière royale, n’a qu’une seule envie : faire ravaler ses moqueries au sujet de son poids à son patron. Et voler enfin de ses propres ailes professionnellement. Goran, prince de Soavie, n’a qu’un seul désir : devenir un bon roi tout en restant lui-même. Sa mère, la reine Mirna semble pourtant décidée à lui imposer ses choix, tant politiques que personnels. Un biscuit fera basculer leur destin. Séduit tant par la pâtissière que par ses pâtisseries, Goran propose un étrange contrat à Martina. Contrat qu’elle s’empresse de signer, refusant de passer à côté d’un amant royal aussi doué. Jusqu’à ce que les fiançailles princières bouleversent tout.

— AVIS

Deuxième romance de S.L. Pennyworth et… deuxième lecture très satisfaisante !

Simonne manie sa plume d’une manière enivrante. J’ai lu ce premier tome rapidement, éprise par les idées, l’histoire d’amour et les intrigues.
Même si, je l’avoue j’ai rapidement froncé les sourcils.
Je vous remets dans le contexte (sans, j’espère, trop spoiler) : Me voilà en train de découvrir nos héros, leur environnement et bim ! Le dessert arrive.
Je ne suis vraiment pas une adepte du… “dessert rapide” dans la romance. Je préfère largement les jeux de regard, les touchers “involontaires”, les non-dits qui consument les héros, les paroles anodines mais lourdes de sens pour notre couple à en devenir, la tension qui monte, monte… Bref, qu’on passe d’abord l’entrée, le plat principal (voire le fromage) avant ledit dessert.
Et là, j’ai paniqué. J’ai déjà lu plusieurs romances où le sexe résume le jeu de séduction au sein d’un couple, charge au lecteur d’y voir l’attachement mutuel et franc à la fin du récit. Et cette manière de faire me déplaît totalement.
C’est trop facile et franchement pas crédible.
Ici, eh bien… J’aurais dû faire confiance à l’auteure ! S.L. Pennyworth a réfléchi, travaillé et poli son choix. Je m’en veux même de l’avoir sous-estimée ! Je connaissais déjà son talent dans l’écriture d’une romance, son précédent roman ayant été un coup de cœur, il était donc possible qu’elle me surprenne. Ca a été le cas.
Je reste sur le fait que la première scène érotique arrive beaucoup, beaucoup trop vite à mon goût ; néanmoins, sur le reste du récit, mon côté fleur bleue y a trouvé son compte (Merci Simonne !).

Mon côté tatillon, en revanche, s’est réveillé. J’ai accéléré les quelques scènes érotiques que je n’estimais pas réellement propices à l’histoire. Même si, dans l’ensemble, je le reconnais volontiers, elles sont bien écrites et n’étouffent pas les autres intrigues (là aussi, c’est un défaut de beaucoup de romances érotiques...).

Hormis le contexte “histoire d’amour pimentée” qui prend une bonne partie du récit, j’ai grandement apprécié que “Muffin et majesté” ne soit pas réduit uniquement à ça. Goran est avant tout un prince, Martina, une pâtissière et les deux doivent gérer leur vie professionnelle. Nous avons aussi l’opportunité de suivre d’autres intrigues, avec des personnages secondaires animés, évoluant au sein d’un cadre royal structuré.
J’aurais juste voulu avoir quelques précisions supplémentaires concernant La Soavie, justement. (Pas non plus un cours d’Histoire-Géographie, mais, par exemple : Où est-elle située, sur le globe ? Quel est son passé historique – Goran sera le roi numéro combien sur le trône ? Sa structure géographique (dans la campagne / au bord de la Mer…) ?) mais dans l’ensemble, l’environnement est bien mis en scène.

J’allais, une nouvelle fois, émettre un jugement hâtif en me demandant ce qu’il pouvait advenir de Martina et Goran dans le tome 2… Mais je préfère me taire et laisser Simonne me surprendre une nouvelle fois.
Il me tarde donc de lire la suite !

Un grand merci à S.L. Pennyworth pour sa confiance et l’envoi de son roman. 🙂

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥♥

Avis publié en Mai

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

November Love – tome 1 & 2
Laure Arbogast

Résumé tome 1 :
Peut-on encore aimer quand on a traversé l’enfer ?
Sara déboule dans la vie de Matt comme une tornade et lui donne la force de croire en ses rêves. Tout semble les opposer : elle est sportive, solaire et admirée ; il est gauche, effacé et harcelé. Pourtant, entre eux, l’alchimie est immédiate. Ils font le serment que rien ni personne ne pourra jamais les séparer, mais…
… leur brève histoire d’amour vole en éclats quand Sara trahit Matt avant de disparaître.
Trois ans plus tard, le hasard les réunit. Les rôles se sont inversés. Matt a réalisé son rêve : devenir artiste. Sara, elle, a renoncé au sien : devenir joueuse de tennis. Elle a le cœur brisé par un secret bien trop lourd…
Matt parviendra-t-il à le découvrir ? Pardonnera-t-il à Sara ? Pourra-t-il l’aider à surmonter un passé qu’elle refuse d’accepter ?

— AVIS

TOME 1

Je suis fan de la manière qu’a Laure Arbogast de narrer ses romances. Elle sait exactement où elle va et comment elle veut nous y emmener. Directe, mais douce. Pas de détours inutiles, mais pas non plus en ligne droite.
C’est la deuxième romance que je lis de Laure et vraiment, j’aime beaucoup sa patte.
Sa plume cadre le récit avec un peu de vie “vraie”, de rencontres fortuites, de belles amitiés, de secrets enfouis, de passés compliqués et d’histoires d’amour intrigantes.
Et j’avoue, j’ai pris du plaisir à lire ce premier tome.

L’histoire se déroule au gré de plusieurs protagonistes et c’est ce qui fait sa marque de fabrique. Elle connait les règles du jeu d’une narration à plusieurs points de vue et les maîtrise.
Ce système donne un point de vue holistique au récit, aux sentiments qui habitent les personnages et aux intrigues qui font vivre le roman, sans pour autant gâcher le suspens. Laura sait le gérer.

Dans “November Love“, nous suivons Matt, le héros “principal”. Matt, c’est aussi (entre autres), le frère de Marina, le meilleur ami de Jay et le protégé de Denis.
Et c’est en ce sens que j’apprécie les romans de Laure Arbogast.
Oui, c’est une romance, mais les autres personnages ne sont pas là uniquement pour conseiller le héros sur ses relations amoureuses ou n’ont pas la parole que pour ça (parce que vraiment en romance contemporaine, bon sang j’en croise beaucoup des personnages vident de caractère et de vie…). Ils vivent aussi ! Ils sont avant tout sa famille, ses amis, avec leurs propres croix à porter, leur vie personnelle et professionnelle à gérer. Ils font partie de l’histoire dans sa globalité, apporte leur pierre à l’édifice et j’ai pris autant de plaisir à les découvrir que Matt.

Matt, d’ailleurs, est aussi un artiste de Street Art. Ca ne m’avait jamais intéressée… Jusqu’à ce premier tome et la manière, à la fois passionnée et pudique, dont le sujet est abordé. J’avais tellement la sensation que les héros partageaient leur passion, que j’en oubliais l’auteure derrière sa plume !
Grâce à Matt (ou à Laure ?), je me retrouve à m’exciter dès qu’on aborde le street art.

On pourrait croire à un coup de cœur, mais à regret, ce n’est pas le cas. Du moins pas à l’issue du tome 1. Oui la forme du récit est bien sculptée, et j’apprécie beaucoup la plume de Laure.
Mais je coince un peu au niveau de la romance principale, dont j’attends encore quelques tenants et aboutissants. J’ai bien conscience que ça fasse partie du pack “intrigue” mis en place et qu’il faudra attendre les tomes suivants. Mais au niveau de l’histoire d’amour, je trouve le suspens un chouia trop à mon goût, et ce, dû en partie au comportement pas très logique (à mon sens) d’un des personnages et ça me déstabilise.

Ceci dit, ça ne m’empêche pas d’attendre le deuxième tome ! J’ai hâte de retrouver tout ce beau monde (Matt & Co) et aussi les autres intrigues font carburer aussi le récit (romance secondaire, mystère familial…).

♣ ♣ ♣

TOME 2

J’ai ressenti une grande bouffée de réconfort dès les premières pages ! Malgré les actions assez dures qui s’y déroulent, j’étais, bizarrement, contente de retrouver tout ce beau monde.

Ma lecture du tome 1 étant encore assez claire dans mon esprit, j’ai donc repris le fil du récit sans difficulté.
Laure m’a de nouveau emportée dans son univers avec son savant mélange de ferveur et de douceur. Il se passe des choses intenses, essentielles pour l’histoire, les personnages et en même temps, le rythme s’écoule calmement. Pas de précipitation, mais pas d’ennui non plus.
Les morceaux commencent à s’assembler, le puzzle se dévoile au fur et à mesure.
J’ai eu les réponses à mes questions du premier tome (impatience, quand tu nous tiens ^^), et suis ravie de constater qu’il y a encore un paquet de choses encore à résoudre. En effet, si certaines intrigues sont réglées, de nouvelles viennent honorer le reste de la romance, piquant au passage ma curiosité.

C’est donc une très bonne suite que nous offre l’auteure, ce second tome qui tient toutes ses promesses !

Amour, révélation, trahison, retrouvailles, secrets… Une recette qu’il me tarde de retrouver dans le tome 3 !

Un grand merci à Laure pour sa confiance et l’envoi de ses romans. 🙂

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥♥

Avis publié en Juin

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Je vais buter mon boss
A.D. Martel

Résumé :
À vingt-six ans, Christine Janssens n’a pas de boulot et se laisse vivre, or il est grand temps qu’elle se prenne en main. Aussi, la mort dans l’âme, elle candidate à un poste d’assistante dans une très grosse firme. Jupe-tailleur-escarpins… très peu pour elle, mais elle décide malgré tout de tenter sa chance. Seulement voilà, le jour J, c’est en retard, essoufflée et moite de sueur dans son joli chemisier blanc que Chris arrive pour passer l’entretien. Et, comble de l’horreur, dans la salle d’attente, elle se retrouve entourée de premières de classe et de pimbêches. À croire que cet emploi à pourvoir est le job du siècle ! Et Chris ne croit pas si bien dire, car, contre toute attente, elle est retenue et se voit même proposer une offre « en or ». Elle ne sera pas une simple employée chez Electronic Dreams mais l’assistante personnelle d’Andrew Hopkins, le P-DG n° 2 de la boîte, un don Juan qui aime avoir toutes les femmes à ses pieds. Face aux mises en garde du recruteur, Chris rit sous cape. Si ce bellâtre de Hopkins pense la mettre dans son lit, il se fourre le doigt dans l’œil. De reparties cinglantes en petits coups foireux, qu’à cela ne tienne, notre féministe n’a pas dit son dernier mot !

Disclaimer :Je vais buter mon boss a été réédité chez “J’ai Lu” éditions en Juin 2022. L’avis qui suit est basé sur la version auto-éditée, sortie en 2020 (avec la couverture de l’époque ci-dessus)
La nouvelle couverture se trouve juste ici : 👇

Nouvelle édition de “Je vais buter mon boss”- J’ai Lu éditions

— AVIS

Je me rends coupable d’avoir jugé un livre par sa couverture.
Je pensais naïvement que “Je vais buter mon boss” m’emmènerait dans une lambda “romance au travail”. Un ennemies to lovers au bureau, comme il y en a par dizaine en librairie et dont le déroulé et l’issue sont connus avant même la fin de la première page.
Quelle erreur !
Et pour ça, un grand bravo à A.D. Martel d’avoir su faire preuve d’une incroyable originalité dans le genre ! J’en étais vraiment toute retournée, tant par la force d’attraction qui m’a poussée à finir ce livre, que par l’immense coup de cœur ressenti.

Bon, le début s’y apparente un peu quand même, hein, il faut le dire. J’ai vraiment cru à un “amour au travail” en bonne et due forme. Je parierais même qu’il s’agissait d’une technique mise en place par l’auteure pour nous endormir et mieux nous surprendre par la suite.
Néanmoins, même “classique”, ce début me plaît déjà. Beaucoup, même. Le rythme est dynamique et l’héroïne Chris, peu commune du genre (j’avais d’ailleurs quelques aprioris sur elle, qui ont fini par vite s’en aller). L’humour fuse, les situations coquasses, aussi. Je me prends rapidement au jeu, d’autant plus que la guerre-guerre entre l’héroïne et son boss me fait mourir de rire.
Bref, j’accroche totalement.

Et puis, arrive ce retournement de situation totalement inattendu.

L’atmosphère générale, les relations entre les personnages et surtout l’intrigue principale muent.
Une réalité nouvelle s’offre à nous.
Et loin d’avoir loupé ce dangereux virage à 90°, A.D. Martel s’en est formidablement bien sorti ! Déjà bien à fond avec ce début “classique”, ce twist impressionnant, qui aurait pu être mortel, m’a littéralement scotchée ! J’enchaîne, j’accélère, je bois, j’avale les intrigues, le suspens, les actions, les secrets, les rapprochements, l’électricité, la tension entre les personnages, les révélations…
Bref, je vis le récit à 10000%.

Enfin presque, en réalité. La fin* m’a légèrement frustrée, je dois l’avouer. J’aurais voulu avoir un épilogue plus pertinent, surtout vis-à-vis de l’histoire d’amour qui se termine un peu brutalement à mon goût.

*NB : En discutant rapidement avec l’auteure à la fin de ma lecture, cette dernière m’a confié que la fin, dans la nouvelle édition du roman, a été modifiée ! 😉

Un énorme merci à A.D. Martel pour sa confiance, ses quelques confidences, et surtout, sa patience ! Plus d’un an que “Je vais buter mon boss” était dans ma PAL !

Conclusion : J’aime… A la folie
♥♥♥

Avis publié en Juin

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Coups de soleil et petits secrets
Anaïs Dutilleul

Résumé :
Alice, Marion et Louise, trois amies de toujours, passent l’été à la campagne, dans la maison de famille de Marion. Mais au programme, pas de repos ! Travaux de rénovation oblige, c’est le nez dans la poussière et pinceau en main qu’on les attend au tournant ! Si ce n’était pas vraiment les plans d’Alice, elle avait encore moins prévu que l’homme à tout faire embauché pour le gros oeuvre ne serait autre que Léo. LE Léo avec qui elle a connu une unique et secrète nuit de débauche extraordinaire, deux mois plus tôt. Bien décidé à ce que cet épisode ne demeure secret, la jeune femme a plus de difficultés à rester éloignée du bel homme.
Entre désir profond, secrets excitants et travaux épuisants, Alice s’apprête à vivre un été qu’elle n’est pas prête d’oublier et qui pourrait bien la marquer à tout jamais !

— AVIS

Si j’ai bien lu les remerciements d’Anaïs Dutilleul, “Coups de soleil et petits secrets” est son tout premier roman. Eh bien, pour une jeune plume, c’est vraiment pas mal du tout !
Alors oui, il y a des maladresses… Mais à côté de ça, le récit est cadré, embelli d’un rythme dynamique, d’une romance aux contours bien dessinés, d’une histoire d’amitié pétillante et de quelques fâcheux secrets à découvrir.

Sur le fond comme sur la forme, Anaïs m’a bluffée. L’ensemble est joli et rudement efficace. Tout est bien construit et structuré, c’est un réel plaisir à suivre.
L’histoire d’amitié entre les trois protagonistes m’a plutôt convaincue ; cette maison qu’ils retapent et qui devient un personnage à part entière ; les autres personnages qui animent l’histoire ; la “summer vibe” bien mise en scène et surtout, la dynamique “Alice / Léo”.
Sur la forme, la plume de l’auteure est l’élément que j’ai le plus apprécié. Elle a un petit quelque chose d’extrêmement accrocheur, de pimpant et de piquant. Dès que je trouvais une petite déconvenue (coquilles, petites longueurs…) je réussissais toujours à repartir dans le récit.

J’en profite pour rebondir sur la romance, car il est essentiel pour moi de le faire ici.
Oui, nos héros Alice et Léo couchent plusieurs fois ensemble – les scènes érotiques, sont, au passage, maîtrisées : bien écrites et pas de trop. Mais l’auteure a creusé, réfléchi, pétri son couple pour leur donner une réelle profondeur. Le sexe, ici, n’est pas la seule chose qui les réunit et pour ça, merci Anaïs ! (Ras la casquette de ces romances contemporaines où les parties de jambes en l’air semblent être le seul point commun de nos héros…)
Ici, on a un couple qui essaie de s’apprivoiser, de se construire, de se connaître et de s’aimer. Ce n’est pas décrit d’une manière parfaite, mais c’est réel, crédible et même extrêmement prometteur si Anaïs se lance dans la rédaction d’une nouvelle romance.

J’en viens enfin aux “défauts” (qui, je le rappelle, sont personnels et peut-être qu’ils ne te dérangeront pas). Pour moi, ils manquent tout de même quelques informations importantes et des secrets (dommage qu’ils ne concernent qu’une personne…) pour pimenter davantage le récit. Il y a aussi deux personnages importants pas assez développés à mes yeux et une scène assez incohérente.
Comme tu peux le constater, ce sont des petits “couacs” assez ciblés.
/!\ SPOIL /!\
– J’ai trouvé Louise trop effacée dans le récit par rapport à Alice et Marion. Pour un trio d’amies décrit comme soudé, il m’a semblé un brin déséquilibré. Très vite, Louise reste en retrait, au détriment de Marion et Alice qui avaient l’air de se battre pour être “l’unique héroïne” de l’histoire. On sait très peu de choses sur Louise, au final. Sa situation familiale et surtout amoureuse ne nous sont pas confiées, à l’instar de celle d’Alice et Marion. Dommage… C’aurait aurait pu, je trouve, donner un peu plus d’étoffe dans les moments un peu longs du récit : une autre intrigue amoureuse à suivre, un autre secret peut-être à découvrir que Louise, derrière une certaine timidité, n’ose avouer ?
– J’aurais aimé avoir plus de détails concernant Léo. J’ai même cru au début qu’il ne serait pas le héros tant il est (trop ?) discret. En romance, j’aime savoir où en sont les héros dans leur vie sentimentale et ce qu’ils recherchent. Si pour Alice, on le découvre au fur et à mesure, pour Léo, c’est un peu plus caché. Il souhaite une relation sérieuse ou juste s’amuser ? Par exemple, il est dit qu’Alice avait toujours exercé sur lui une fascination et que c’est ainsi qu’il s’est retrouvé dans le bar le fameux soir. Ok. Mais, depuis quand Alice lui plaît ? C’était un crush direct ? Une attraction qui s’est formée au fur et à mesure que sa bande de potes côtoyaient celle d’Alice via Adam et Marion ?
– L’histoire du GHB est pour moi, incohérente ou incomplète. Alice rencontre deux connaissances au bar dans lequel elle travaillait et accepte, en tant que cliente ce soir-là, la proposition de boire une bière en leur compagnie. C’est l’un de ses potes qui va passer la commande – donc de trois bières- et qui revient avec, tendant un des verres à Alice. Comment le verre avec la drogue a pu atterrir dans les mains d’Alice directement ? Soit le pote a été complice de Xavier – le serveur – pour donner à l’héroïne le bon verre, soit le serveur a prié très fort pour qu’Alice tombe sur le verre contenant la drogue et pas les autres… A moins que ses potes avaient aussi du GHB glissé dans leur verre. Dans tous les cas, je ne vois vraiment pas comment il a pu réussir son coup dans ses conditions (??).
Parallèlement à cette histoire, quand il y a bagarre dans un bar, je suis étonnée que les flics n’aient pas été appelés.
Surtout que l’histoire aurait pu aller plus loin (car après tout, Léo n’a aucune preuve directe de ce qu’il avance au moment où il met son poing dans la figure de Xavier…)
/!\ FIN SPOIL /!\

Hormis certains “points noirs”, qui, à mes yeux, auraient pu être plus développés afin d’éviter cette sensation de longueur et d’incohérence parfois ressentie, Anaïs Dutilleul s’en sort haut la main !
L’histoire est, dans sa globalité, cohérente, bien écrite et super sympa à suivre.
Pour sûr que je suivrai cette auteure de plus près et ai hâte de connaître la suite de ses aventures livresques.

Merci à Anaïs Dutilleul pour sa confiance. 🙂

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥♥

Avis publié en Juin

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Dessine-moi un porno
Coralie Darcy – Rebelle éditions

Résumé :
Aurianne a été élevée dans une famille catholique très stricte et ses relations avec les autres, principalement les hommes, se révèlent compliquées à l’âge adulte. Rêvant de devenir écrivaine, son monde s’écroule lorsque son professeur de littérature lui annonce que ses textes sont insipides. Prête à tout pour évoluer, elle répond alors à l’annonce d’Alexandre, illustrateur en quête de reconnaissance, qui a besoin d’un scénariste pour un concours de bandes dessinées érotiques.

— AVIS

C’est toujours avec beaucoup d’enthousiasme que j’ouvre une comédie romantique signée Coralie Darcy. Cette auteure a une plume fine, toujours saupoudrée d’un élan d’humour et de romantisme qui sied à merveille au genre.
C’est d’ailleurs ce que j’apprécie le plus chez cette auteure.
Alors oui, il y a des petites choses à régler, mais une fois ouvert, difficile de refermer une de ses romances avant la fin.

En découvrant le titre, j’avoue avoir eu un mouvement de recul… Mais Coralie m’a bien rassurée, c’est une vraie comédie romantique et pas une romance érotique ultra pimentée.
J’aurais dû m’en douter, d’ailleurs. Coralie et les comédies romantiques, c’est une grande et belle histoire d’amour. L’auteure s’essaye à d’autres genres qui lui vont tout aussi bien, mais les comédies romantiques, c’est… Sa valeur sûre. Et mon péché mignon.
Je glisse donc dans “Dessine-moi un porno” et me voilà, en quelques pages seulement, totalement immergée dedans.

Coralie a cette particularité de toujours chercher l’originalité. Comme un défi entre elle et ses personnages ; elle aime les mettre en scène dans un décor, un univers, une intrigue inédits.
Il fallait donc oser pour amener une héroïne, apprentie auteure, dont l’éducation religieuse très stricte reçue dans sa jeunesse l’a empêché de connaître le plaisir charnel, à écrire… une histoire érotique !
Les situations coquasses enflamment le récit, tout comme l’alchimie entre les protagonistes. Le rythme est fluide, les situations sont bien trouvées et la romance brille par sa singularité dans le genre.
Mais c’est une auteure qui garde les pieds sur Terre. Bien qu’un grain de folie pimente ses récits, tout est fait dans le respect, la politesse et la vraie vie.

J’aurais aimé que Coralie aille plus en profondeur sur certains éléments, scènes et traits de ses personnages, mais comme elle l’indique elle-même dans ses remerciements “le but de mes écrits est de divertir”.
Alors merci Coralie de m’avoir (une nouvelle fois) bien divertie !

Un grand merci à Coralie Darcy pour sa confiance et l’envoi de sa romance. C’est un plaisir de la retrouver à chacune de ses sorties. 🙂

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥♥

Avis publié en Juillet

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

De l’autre côté de Greenwich
Florine Lambert

Résumé :
À presque 30 ans, Eve est serveuse dans le Pad’s Cafe, petit pub coloré du quartier Paddington à Londres. Alors qu’elle a tout plaqué six mois plus tôt pour faire le deuil de son mari et repartir de zéro dans la capitale anglaise, Eve va croiser le destin de personnages uniques et touchants. Il y a Charlie, sa meilleure amie pétillante, ainsi que leur bande d’amis toujours prêts à tester un nouveau bar londonien. Il y a son patron, un peu bourru mais à l’attitude paternelle. Il y a le triangle des Bermudes, le groupe d’habitués du Pad’s Cafe. Mais il y a aussi le beau sosie de Jude Law, croisé dans le métro, ainsi que cet inconnu qui pleure seul devant sa bière alors qu’Eve termine son service.
Alors qu’elle pensait avoir tourné la page sur son passé et fait le deuil de son mari, Eve va découvrir qu’elle n’est pas au bout de ses surprises et que la vie a plus d’un tour dans son sac.

— AVIS

Avant débuter ma lecture, je prends soin de m’attarder sur “l’avant propos” écrit par l’auteure, et un point retient mon attention : “L’histoire se déroule à Londres et les dialogues étant en anglais dans l’histoire, le tutoiement est général“.
ALLELLIUA !! Merci Florine d’y avoir pensé !
Si tu lis régulièrement mes chroniques, tu sais que j’en fais mon combat. Combien de fois ai-je relevé que “La romance est chouette, mais se déroulant en Angleterre / aux USA, il est impossible que les protagonistes savent l’existence du mot “tutoiement” ou “vouvoiement” “. Une goutte de soulagement s’empare de moi, je n’aurais pas à m’y faire pour cette romance.
Alors, j’avoue qu’au fil de l’histoire et dans certaines situations, le vouvoiement aurait été le bienvenu parce que… Eh bien, en français, délicat quand même de tutoyer tout le monde.
Mais je salue l’initiative (inédite, pour ma part) de l’auteure !

Je poursuis ma lecture, et sans m’en rendre compte, m’enfonce dans un nuage de confort.
Je découvre une plume fluide, sans tournures grandiloquentes. Les chapitres s’égrainent comme le courant d’une rivière un jour d’été. Agréable à suivre, scintillant de sérénité.
J’ai adoré le ton donné à la romance, avec cette vision de rédemption, de seconde chance, de respiration retrouvée.
Eve, l’héroïne et sa psychologie sont très bien menés. L’un ne peut être dissocié de l’autre ici et c’est ce qui fait tout le charme du récit. Délicat sujet que Florine a, d’autant plus, su coucher sur papier avec beaucoup de douceur et de véracité.

En revanche, j’avoue avoir eu un peu de mal avec l’un des personnages masculins.
/!\ SPOIL /!\
Archie, je… Mouais. Déjà, je n’ai pas eu l’impression d’avoir affaire à un homme (d’ailleurs quel âge a-t-il ?) mais un jeune adulte à peine sorti de l’adolescence. Bien que son rôle pour Eve est bien dessiné, lui était moins… sondable. J’avais la sensation qu’il était tombé amoureux d’Eve juste parce qu’elle lui avait sauvé la vie. C’est un peu d’ailleurs ce qui se bornait à lui dire quand il disait l’aimer. Mais jamais il lui a dit qu’est-ce qu’il aimait réellement chez elle, ou pourquoi, ni quand il a développé de réels sentiments pour elle.
/!\ FIN SPOIL /!\

Une dernière question me taraude : Quel était le niveau d’anglais d’Eve ? Pour tenir une bête de conversation sans erreur de compréhension à quelques semaines de son arrivée à Londres, alors qu’elle précise que sa LV1 était le français et LV2 Allemand, il fallait qu’elle soit quand même douée.

Mise à part ces quelques “points noirs”, j’ai vraiment passé un très bon moment lecture.
Florine a décrit une vision délicate, voire bohème de ce que peut être l’Amour, et, à sa manière, a su faire preuve d’originalité.
Gros point bonus pour le titre, qui, a lui seul, dépeint le romantisme du récit.

Merci beaucoup à Florine pour sa confiance, l’envoi de sa romance et sa patience 🙂

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥♥

Avis publié en Juillet

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Green Dreams – Tome 1 : Sur Mesure
Ella Baya

Résumé :
Réussir. C’est l’objectif qu’Alexandra s’est fixé dans la vie. Orpheline depuis ses dix-sept ans, la jeune femme a connu la misère et a juré de s’en sortir. Treize ans après, elle a atteint son but. Elle est à la veille de devenir associée de la Calloway Assurance, l’une des plus grandes sociétés d’assurance du pays. Son compte en banque n’a jamais été aussi bien garni et son appartement à Greenwich Village est un alliage entre luxe et confort, tout ce dont elle a toujours rêvé.
Son bonheur est donc complet, ou du moins le serait-il si Damien Calloway, son patron et ami, ne jouait pas le rôle du protagoniste principal dans les rêves érotiques qui la laissent douloureusement frustrée depuis plusieurs mois.
Mais hors de question de succomber à ce tombeur impénitent au risque de détruire tout ce qu’elle a réussi à accomplir. Et ce n’est pas la campagne de séduction agressive que son amant onirique vient de lancer à son encontre qui la fera changer d’avis.
Toutefois, le destin s’en mêle et Alexandra apprend à ses dépens qu’il ne faut jamais dire jamais. Mais n’est-il pas trop tard pour elle qui n’a jamais su vivre sa vie pleinement ?

— AVIS

Green Dreams” a été une lecture particulière. Plusieurs “défauts” sont venus me titiller, mais en même temps… Je l’ai dévorée !

Mes attentes, par rapport au résumé, ont vite été soufflées en voyant le chemin emprunté par l’auteure. Je m’attendais à autre chose, je l’admets. Mais je me laisse emporter, car Ella Baya est très à l’aise dans son exercice.

Malgré cette énigmatique fièvre qui me pousse à enchaîner les pages, je commence à tiquer.
L’utilisation de la troisième personne du singulier ne me semble, ici, pas très adéquat. J’ai fini tout de même par m’y faire, Ella Baya possédant un entrain assez contagieux.
Et le décor n’est pas assez poussé à mes yeux.
Si quelques noms de villes américaines n’étaient pas glissées par-ci par-là, j’en oubliais où nous nous trouvions.
Mais au final, au niveau de la forme, je n’ai rien d’autre à ajouter. La plume m’a envoûtée. L’auteure possède un dynamisme et un petit quelque chose qui match parfaitement avec la Romance.

Je passe aux deux gros “points noirs” – selon moi – du récit :
Le premier est la connexion jamais clairement établie entre les personnages secondaires et nos héros. Plusieurs fois je suis restée sur le qui-vive, attendant ENFIN qu’on m’explique d’où sort ce personnage, pourquoi et comment ils se connaissent et sont devenus proches. Il en allait de même pour Alexandra et Damien, les deux héros, dont la relation de “amis/patron – employé” m’a un brin déstabilisée au début. Très peu de contexte, de souvenirs partagés… Comme si le lecteur était leur complice depuis un moment.
/!\ SPOIL /!\
– Comment Alexandra est devenue amie avec ses BFF ? On nous narre leur rencontre très (voire trop) tardivement dans le récit. D’ailleurs, pourquoi se surnomment-elles “Pink, Green et Rainbow” ? D’où ça vient ? Et comment sont-elles devenues assez proches de Damien pour que ce dernier leur parle avec autant de familiarité ?
– Comment Alexandra est-elle devenue à ce point proche d’Annabelle ?
– Comment Damien est devenu proche de William ? Et comment ce même William est devenu proche d’Alexandra ??
– Et surtout quand et comment Damien et Alexandra sont passés de “secrétaire/patron” à “potes qui se charrient” ?

/!\FIN SPOIL /!\

Et j’en viens au second point : des informations, primordiales à la construction de notre empathie envers les héros, étaient manquantes ou partagées trop tardivement. Et, a contrario, plusieurs détails étaient trop d’un coup, voire superflus pour le moment (le coup de la pizza, notamment, au tout début). C’était un pari assez audacieux de la part de l’auteure. Mais dans ce cadre-ci, nous laisser autant de temps sans ces détails essentiels, ni même d’indices semés, n’étaient pas judicieux à mes yeux.
Je n’ai, par exemple, pas développé d’atomes crochus pour Alexandra. Bon ça, c’est aussi notamment dû à certaines de ses actions et dires. (Son jeu malaisant avec son voisin Harry au début ; sa remarque sur la longueur “inexistante” de la jupe de sa secrétaire [De quoi je me mêle ?! Elle s’habille comme elle veut !]). Sans connaître son fameux passé, ni ses traumas, blessures, ni son but dans la vie, ses aspirations, ses rêves, eh bien l’image que j’avais d’elle était plutôt négative.
Même avec ce qu’il se passe à la fin, et en connaissance de cause, j’ai eu du mal à lui vouer une once de sympathie, malheureusement.
Ca s’est mieux passé avec Damien, cela dit. Il ne m’a pas charmé au début (notamment avec ses quelques mots d’espagnols qu’il a vite fini par lâcher- dont je n’ai pas trop saisi l’intérêt- et ses répliques un peu “beauf“), mais j’ai fini par l’apprécier. Son arc narratif était bien dépeint, surtout pour un héros de romance.

Pourtant donc, je l’ai avalé, cette histoire. Impossible de m’arrêter.
Il y avait une force qui me poussait à aller au bout et je l’ai fini sans aucune peine. Bien au contraire, d’ailleurs.
L’attirance entre Alexandra et Damien m’a plu. En fait, c’est l’aspect Romance qui m’a plu. Le chemin parcouru, les émotions partagés, les non-dits, les secrets à avouer, les efforts pour plaire… J’avoue que certaines intrigues étaient un peu “too much“, même pour le genre, mais globalement, c’était très addictif.
Sauf (dernier petit bémol, après, j’ai fini) la partie érotique. Décrire avec autant de détails les rêves de l’héroïne a un peu “désacralisé” les vraies scènes, j’ai trouvé.

Pour résumer, j’ai vite lu “Green Dreams” grâce à la partie Romance très bien exécutée. Les aspects secondaires m’ont en revanche perdu et ont entaché mon ressenti final.
Cependant, je trouve qu’Ella Baya a fait une belle entrée en la matière ! Pour un premier essai, c’est vraiment pas mal ! En voyant les 500 pages en version numérique, j’avais peur d’être ennuyée (je trouve ça beaucoup pour une romance contemporaine), et au final, l’auteure a su être énergique.
Je lui souhaite une belle réussite dans le genre ! Elle a, en tout cas, tout en sa possession pour briller.

Merci beaucoup à Ella Baya pour sa confiance. 🙂

Conclusion : J’aime… Beaucoup

Avis publié en Juillet

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Un jour, j’irai toucher les nuages
Gwendoline Rose

Résumé :
Margot, une jeune femme au caractère bien affirmé, part pour un stage de survie dans la forêt tropicale guyanaise. Alors qu’elle s’attendait à un groupe viril exsudant la testostérone, elle découvre qu’elle va former avec les cinq autres apprentis aventuriers une belle bande de bras cassés. C’était sans compter sur Shakib, leur guide peu loquace, qui a la fâcheuse habitude de dispenser ses leçons trop tard et que Margot prendra un plaisir certain à pousser à bout.
La semaine ne va hélas pas se passer comme prévu. Le groupe se retrouve rapidement perdu en forêt et la survie ne devient plus un simple jeu. Les épreuves pourraient bien révéler au grand jour la personnalité et les failles de chacun.
Comment Margot et ses compagnons vont-ils s’en sortir ? Comment va-t-elle résister à la folle envie d’étrangler ce guide au demi-sourire à fossette aussi exaspérant que désarmant ? Et quel est le secret qu’elle tente si bien de cacher et qui l’a poussée à participer à cette expédition ?

— AVIS

Un jour, j’irai toucher les nuages” est un condensé de plusieurs belles petites choses : un entrain joyeux, un décor fabuleusement bien dépeint, une morale qui fait du bien, une fine romance et un beau parterre de personnages secondaires.
Ce roman signe également ma première rencontre avec Gwendoline Rose et j’ai découvert une plume des plus délicieuses.

Tout d’abord… Bon sang mais quel voyage ! Les cinq sens en alerte, j’ai suivi Margot et ses compagnons d’aventure en immersion totale dans ce stage de survie. Il y avait une telle grâce de véracité dans la description des lieux, qu’il était impossible de rester en Métropole le temps de la lecture. J’ai tout ressenti : la chaleur étouffante, la jungle à perte de vue, les vêtements trempés après une averse, la fatigue d’une nuit passée dehors, la faim…

Ce que j’ai également beaucoup apprécié, c’est ce tour de magie, ce brillant dynamisme mis en place pour rythmer l’histoire. On rentre directement dans le vif du sujet, c’est vrai, on ne perd pas de temps.
Et en même temps, l’auteure n’en oublie pas pour autant de nous dévoiler quelques tenants et aboutissants essentiels. Elle garde aussi quelques recharges de suspens dans sa poche, qui seront dévoilées plus tard, à des moments que j’ai trouvé très bien pensés. Bravo à l’auteure pour ce tour superbement bien réalisé.
J’ai bien aimé aussi les différentes personnalités des personnages secondaires, très facilement et rapidement identifiables (et qui ont aussi humblement servi le récit) ; les différentes péripéties qui jalonnent le récit ainsi que la personnalité et l’histoire aboutie de Margot.

Le seul petit hic, c’est que pour une comédie romantique, eh bien… L’aspect romance est restée en retrait trop longtemps à mon goût et n’a pas été aussi présente que je l’aurais souhaité.
Certes, le rapprochement entre nos protagonistes est vraiment très bien travaillé, en concordance avec la personnalité de Margot et Shakib. Mais qu’il ne se passe rien jusqu’aux environs des 70% du récit, j’ai trouvé ça trop juste pour le genre.
J’aurais également aimé qu’on nous partage quelques pensées du héros (qu’est-ce qu’il l’a touché chez Margot ? A quel moment elle lui a plu ?…)

Pour résumer, à part la partie Romance trop timide pour une “comédie romantique”, j’ai vraiment adoré “Un jour, j’irai toucher les nuages“. Gwendoline sait attraper l’attention instantanément, définir une bonne longueur de chapitre, œuvrer pour un tempo soutenu et faire un mélange réussi de plusieurs d’éléments.
Petit bonus : La signification du titre, qui m’a beaucoup touchée.

Un grand merci à Gwendoline Rose pour sa confiance. 🙂

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥♥

Avis publié en Juillet

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Amours et lavande
Cely Maurilonac

Le domaine de l’Olgo du Sud cherche un lavandiculteur pour reprendre l’affaire ! La propriétaire l’offrira à celui qui lui prouvera ses compétences et son amour du métier.
Qui d’Iris ou de Jonathan remportera le domaine ?
Ou serait-ce le viticulteur, Matt Revillas, qui accaparera les terres tant convoitées et fera fondre le cœur d’Iris ?
Ces trentenaires verront s’affronter les passions sous le ciel de Provence. Attention, le temps est compté !
La senteur de la lavande se répand, mais celle de l’amour flottera-t-elle aussi dans l’air ?

— AVIS

Bien que la fonction première de “Amours et lavande” a été parfaitement remplie – celle de passer un bon moment romantique en Provence, j’avoue être restée sur ma faim.

C’est vrai, ce récit sent super bon la “romance romantique“. En plus d’effluves tout droit sorties de notre belle Provence, nous retrouvons une héroïne face à deux prétendants et les triangles amoureux, c’est ma passion. Le cœur se fait tout léger dans ce décor de carte postale et les notes de romantisme s’égrènent au fil des pages.
Mais déjà, j’ai le sentiment d’être plongée dans un environnement un peu trop “bisounours”. Loin de moi l’envie de voir souffrir les personnages, cependant, un peu de dynamisme ici n’aurait pas été de refus. Tout le monde était vraiment “trop beau et gentil” à mon goût. Tous les personnages secondaires, en passant par le méchant qui finit par se repentir, la jolie “autre” jeune fille qui sait rester “amie”…
Les personnages n’ont pas apporté assez de suspens selon moi.

En soi, ce n’est pas le côté tendre de la romance qui m’a pas dérangée. Au contraire, j’ai même fondu pour le rythme du triangle amoureux, la morale qui s’en dégage, le flow entre les différents héros… Et bien sûr, la fin. C’est également le choix de l’auteure et je le respecte.
Mais c’est tout ce qui gravite autour qui a légèrement manqué de pep’s à mon goût, en plus de ces personnages gentillets.
L’attention est donc focalisée sur cette tendre histoire d’amour et tout s’enchaîne un poil trop vite.
Certains ressentis manquaient de développement, voire de réalisme.
/!\ SPOIL /!\
– Le baiser de Matt sur le front d’Iris juste après leur accident de voiture… Pardon ?!
– Jonathan qui dit qu’il aime Iris alors que pour moi, au stade où ça a été partagé, c’était plus un crush.

/!\ FIN SPOIL /!\

Néanmoins, Amour et Lavande” reste une belle lecture. J’ai aimé la sensation agréable qu’elle dégage, les senteurs de lavande qui s’échappent des lignes et surtout l’arc narratif du fameux triangle amoureux.
J’aurais en effet aimé un peu plus d’actions et de développement mais Cély offre un joli moment de détente.

Un grand merci à Cély Maurilonac pour sa confiance. 🙂

Conclusion : J’aime… Beaucoup

Avis publié en Août

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Ticket Gagnant
Anne-Sophie Nédélec

Résumé :
Quand un ticket gagnant se transforme en cadeau empoisonné…
Laura est une vraie Miss Catastrophe et sa vie amoureuse ressemble à un bazar sans nom.
Antoine a fait une croix sur les femmes et s’est réfugié dans le travail.
Lorsqu’ils gagnent un circuit touristique au Mexique, ce qui devait être une pause pour se remettre sur pied devient un véritable cauchemar. Les voilà contraints de cohabiter au sein d’un groupe particulièrement hétéroclite, pire, de partager leur chambre !
Ni l’un ni l’autre ne semble prêt à faire d’efforts.
Le charme du voyage sera-t-il capable de les rapprocher ?

— AVIS

Ticket Gagnanta correctement rempli son contrat de “Romance d’été” !
Une belle histoire d’amour emplie d’aventures, de tourisme, de soleil et de personnages secondaires hauts en couleur.

J’ai quand même eu un peu de mal à rentrer dedans, au début. Le côté “Miss catastrophe” de Laura, l’héroïne, m’a paru un peu gros. Il prenait trop de place dans l’histoire et était parfois peu réaliste.
Mais, dès que la romance se met en route, ce côté “Pierre Richard” s’assagit. Je continue le récit avec beaucoup plus d’aisance et d’entrain.
J’ai même trouvé ça habilement bien fait ! La lumière est projetée ailleurs, tous les éléments deviennent alors plus homogènes, mais Laura continue d’être telle qu’elle est, sans surplus.

Et cette histoire d’amour, eh bien, je l’ai adorée ! Une sorte “d’inconnus / ennemies to lovers” (beau mélange franglais, tiens ^^) bien scénarisé, maîtrisé avec justesse. Les avancées sont chouettes ; les sentiments, crédibles et le tout est dansé sur un rythme bien ficelé.
Les deux points de vue ici étaient d’ailleurs les bienvenus ! Ils appuyaient avec crédibilité le fait qu’une situation pouvait être perçue et interprétée de deux manières différentes… Sans dénaturer la personnalité de Laura et Antoine.

La cerise sur le gâteau est le voyage au Mexique. Lui non plus, sur le fond, ne se passe pas exactement comme prévu (déconvenues, mauvaises surprises, faire avec les différentes personnalités des autres participants), mais a le mérite d’être, sur la forme, là où on l’attend : Il anime avec panache le roman et sert de lieu de rapprochement pour nos héros.

Du fun, du soleil, de l’amour… Une Romance d’été comme je les aime !

Merci à Anne-Sophie Nédélec pour sa confiance. 🙂

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥♥

Avis publié en Août

A suivre…

La Romantique éperdue ♥

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Entrez Captcha ici : *

Reload Image