Amour à lire Services Presses

Services Presses : les éditions Livresque, part.2

Mon partenariat avec la maison d’édition Livresque s’étalant sur l’année 2021, tu retrouveras ici toutes mes chroniques faites cette année. 🙂
Pour retrouver la première partie (les avis 2020), c’est par ICI.

Comme pour tous mes articles sur des avis lectures, ces derniers ne concernent et n’engagent que moi (ainsi que mon cœur et mon âme).

Un grand merci aux éditions pour leur confiance 🙂 !

Clique sur l’image pour accéder au site internet de la maison d’édition.

Les livres sont présentés par ordre chronologique de lecture :

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Derrière les voiles
Clotilde Boré

Résumé : Les frontières entre les dimensions vacillent, le destin est en marche. Les divinités ont placé leurs pions sur leur grand échiquier astral. Elle, princesse rebelle qui ne rêve que d’aventures et d’indépendance. Lui, seigneur de guerre loyal, arrogant et impitoyable. Leurs natures s’opposent, comme leurs cours depuis des temps immémoriaux, pourtant les oracles ont parlé, ils doivent s’allier pour la survie de tous. À travers cette union arrangée, Sharanna et Gehëan vont devoir s’apprivoiser afin de respecter la volonté des dieux et faire face à la menace qui gronde. Ils se méprisent et se provoquent, se défient et s’attirent. L’ombre et la lumière. L’innocente et le tentateur. Le nocturnin et la luciole. Derrière les voiles, Destinée a tracé sa toile. Bientôt, la vie et la mort danseront sur le champ de bataille.

~ AVIS ~

Je dois bien avouer que le résumé me faisait frémir d’envie. Pas tant sur la partie fantasy (tu commences à me connaître 😉 ) mais sur la suite. Dès que le texte a pris le chemin de l’histoire d’amour, je me suis dit “Là, il faut que je le lise”.
Et… WOW ! Bon sang que j’ai bien fait !

J’ai reçu une véritable soufflante !
Une fois la lecture débutée, je n’ai pas vu les heures défiler, ni n’ai fait attention à tout ce qui m’entourait. J’étais immergée dans ce monde fantasy, en compagnie des elfes et de leur cour, de ces oracles mystérieux et surtout, de cette délectable romance qui se joue entre Sharanna et Gehëan.

J’ai été envoûtée par cet environnement aux contours minutieusement dépeints. L’auteure prend soin de ne pas partir loin dans les descriptions de son univers, assez pour que nous y soyons plongés, assez pour être alpagués par ses intrigues et pour être sous le charme de tous ses personnages, sans jamais voguer sur des tonnes de descriptions irrespirables. Peut-être que les grands fans du genre seront déçus du manque d’éléments débordants de fantasy (Ici, l’univers est “basique”), mais pour moi, peu familière avec le genre, j’ai pris connaissance des lieux et des personnages avec facilité et les ai grandement appréciés.

Derrière les voilesest un roman brillant, très palpitant, au rythme fou et vif.
Le dosage des descriptions du monde fantasy, des problèmes politiques et de guerres, mêlés à ces énigmatiques présages et à la romance, est ultra bien maîtrisé, donnant au récit une multitude de facettes.
J’ai été emportée par tout, et c’est le genre de roman qu’on n’abandonne pas avant d’avoir fini.
La prestance des personnages est incroyable. Sharanna et Gehëan, nos héros, sont fascinants. J’ai pris plaisir à les rencontrer, à connaître leurs pensées et leurs secrets et à les voir évoluer. Surtout Sharanna, qui a un arc narratif intrigant et super intéressant. J’ai tout adoré chez elle.
Quand à Gahëan… *Alerteincendie*. Quel charismatique personnage ! Ses émotions sont finement décrits et il m’a subjuguée du début à la fin.

J’en viens donc au point le plus… magique : La Romance !
Ici, l’histoire d’amour prend en otage ses héros, devenant un aimant au magnétisme surprenant et pour laquelle je suis tombé amoureuse. Amoureuse des tournures prises, de l’évolution de leurs sentiments, des ressentis de nos héros, décrits avec des mots fins et justes et dont la structure parfaite ajoute de la fascination à l’ensemble de la romance. Mais aussi amoureuse du début tumultueux, de cette étrange attirance, de ces tentatives d’approches et de ces répliques cinglantes.
Cette historie d’amour s’est insinuée avec aisance au cœur des autres intrigues fantasy et politiques. Elle a son rôle à jouer, tout en s’additionnant et en se transformant en obstacle sur les autres genres du récit.
J’ai tout aimé, bu, avalé sans y trouver à redire.
Et c’est EXACTEMENT ce genre d’excitation, de palpitations, de “hiiii” contenus que je veux ressentir à chacune de mes lectures.

La plume de Clotilde Boré est captivante. Elle appose, à son récit, des mots pertinents, des répliques implacables et des descriptions au moment idéal. Une sacrée belle découverte !

Mais il y a un point où je n’arrive pas à me mettre d’accord.
En effet, la manière “rapide mais non précipitée” de ce premier tome est à saluer. L’auteure, dans ce tome 1, pose ses stratégies et ses pions avec finesse. Il fallait que le lecteur ait aussi des réponses à ses questions posées de-ci de-là, sans oublier la suite à préparer.
C’est rapide et efficace.
Cependant, j’aurais voulu que tout s’allonge, “s’effiloche” un peu et prenne plus de place. Qu’on savoure tout, qu’on se délecte de tout, encore plus. Tout est un peu trop condensé dans ce premier tome et je trouve que certains points auraient mérité plus de lumière et plus de temps à se dénouer. J’aurais, par exemple, aimé savoir ce qu’il est advenu des protagonistes du second mariage célébré (un peu trop vite effacé, à mon goût), de connaître davantage l’action, les buts des danseuses de la déesse Velma, et surtout la “grosse action” vers la fin m’a paru avoir été “trop facilement” réglée.
Mais peut-être ces points seront abordés dans le deuxième tome, puisque rien n’est totalement joué à l’issue de ce tome 1.

En bref, et tu l’auras compris, malgré de minuscules points noirs, cette lecture est pour moi, un surprenant coup de cœur !
J’ai hâte de savoir ce que nous réserve Clotilde Boré pour le tome suivant. 🙂

CONCLUSION : J’aime… A la folie
♥ ♥ ♥ ♥

Avis posté en Janvier

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Si tu m’entends
Sandra Léo

Résumé : Jullian était respecté par ses semblables, il se voyait déjà promu au grade supérieur.
Sa rencontre avec Chloé, sa dernière protégée, va tout remettre en cause et va faire naître en lui une attirance insoupçonnée.
Et s’il remettrait tout en cause par amour, serait-il prêt à en payer les conséquences ?

~ AVIS ~

Si tu m’entends” part d’une très bonne idée. Nous sommes dans une belle romance aux contours fantastiques intenses mais très bien cadrés.
Cependant, j’ai trouvé l’ensemble du récit… maladroitement narré et trop court.

Au début de ma lecture, j’ai apprécié le côté organisé du roman. C’est clair, net et précis. Nous découvrons, chapitre par chapitre, le personnage principal avec sa situation initiale, puis l’élément déclencheur et la quête ainsi que les personnages secondaires qui viendront, à leur tour, rythmer l’histoire. C’est tellement bien structuré que nous sommes plongés dans le récit assez rapidement et facilement.
Mais au fur et à mesure, tout devient… bancal et précipité. Les dialogues ne correspondent pas forcément avec la description faite du personnage, les verbes de paroles ne sont pas les plus judicieux et surtout, l’action souffre d’un manque de concentration et d’une rapidité foudroyante. A peine un suspens créé, qu’il s’avanouit aussitôt. A peine une action lancée que cette dernière s’éteint et une autre se met en route.

L’intrigue générale présente beaucoup de maladresses.
Il m’a manqué des éléments, des indices tout le long du roman. Beaucoup d’explications tombent un peu comme un cheveu sur la soupe, certains événements et de retournements de situation sortent de nulle part (notamment le méchant). Les embûches sont facilement surmontées et le méchant, trop aisément battu.
Je n’ai pas non plus ressenti, la peur, l’angoisse dans les moments où il le fallait… (Encore une fois, dû à ce sentiment de précipitation).

Hélas, la romance a cette même saveur “maladroite et précipitée”. Nous partons sur une idée originale, aux allures d’une passion fulgurante et d’une histoire d’amour romanesque. Sur le papier, c’est ce qu’il est tenté d’être fait. Mais je n’y ai pas cru. J’ai eu du mal avec ce côté “Non, je ne tomberai pas amoureux.” à “Oh ! Je suis fou amoureux, je l’aime”.
Le basculement est trop brusque.
Ce n’est pas parce que des personnages échangent un baiser, voire plus, qu’on ressent cet amour indestructible qui les unit. Ici, j’ai manqué de sentiments, de palpitations… Tout va beaucoup trop vite pour qu’on s’attache à ces amoureux. Mon cœur n’a pas tressauté, ne s’est pas envolé en mille pétales pour la moindre interaction entre les protagonistes. Pourtant, tout y était : Les anges ont interdiction de “fricoter” avec les humains. Jullian est un ange droit, qui respecte les lois. Il suivait sa protégée depuis un moment, sans jamais faillir au règlement. Mais on lui ordonne d’aller beaucoup plus loin et le voici proche de Chloé. Il aurait pu y avoir tellement de descriptions, des petits notes de papillons dissimulées par-ci par-là juste avant LA scène. Mais comme tout le reste du roman, c’est arrivé précipitamment et sans finesse. :/

Pour moi, l’ensemble du roman aurait dû être allongé, retirant ce sentiment de rapidité. Et l’intrigue, mieux “recousue” pour être moins maladroite. Qu’on passe plus de temps sur chaque étape, chaque action, qu’on se délecte du suspens et de la romance. Et surtout, il aurait fallu davantage d’indices éparpillés afin que le lecteur, mis trop à l’écart du récit, puisse les analyser et les relier ensemble de lui-même et se dise “MAIS OUII!” lors d’une révélation. Ici, un seul élément est donné, comme si ce dernier pouvait justifier l’entièreté d’un rebondissement et j’ai trouvé ça tellement dommage.

Cependant, je ne déconseille pas foncièrement ce roman. Il se lit, du coup, très rapidement et je reconnais également que le roman est addictif, car je suis allée jusqu’au bout, sans m’ennuyer (certainement le positif du côté “précipité”). La partie cadrée du récit met en valeur avec précision le début, le milieu et la fin de l’histoire. Se sentir porté ainsi facilement est toujours agréable. 🙂

Je te laisse te faire ton propre avis si tu souhaites découvrir cette romance fantastique. 🙂

Conclusion : J’aime… Beaucoup
♥ ♥

Avis posté en Janvier

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Emilie et la favorite du roi
Linda Sayeg

Résumé : 1746. Deux femmes des Lumières aux caractères opposés sont amies envers et contre tout. La première, Jeanne-Antoinette de Pompadour, est ambitieuse. Louis XV vient de l’imposer comme sa favorite à la cour. La seconde, Émilie de Beaumont, n’aspire qu’à vivre paisiblement entre son mari, homme moderne et secret, et leur fille.
En voulant épauler la marquise de Pompadour dans sa difficile intégration à la cour, Émilie se crée de féroces inimitiés. Quand elle touchera bien malgré elle le cœur d’un haut personnage, elle devra affronter des adversaires impitoyables en même temps que son tragique passé.

~ AVIS ~

Emilie et la favorite du roi” n’est pas une romance, mais un roman historique. Je préfère prévenir maintenant, le taux de romance, dans ce récit, est plutôt faible.
Et c’est un petit regret que j’ai, je l’avoue. Mais, heureusement, cette histoire possède tellement de qualités que de la juger uniquement sur le peu d’histoires d’amour qu’elle a serait mesquin de ma part.

C’est donc, en tout honnêteté, une superbe et somptueuse histoire.
Le récit d’Emilie, mais aussi de tous les personnages qui peuplent ce roman est très, très bien écrit. L’immersion historique est impeccable. Pendant ma lecture, par des détails sciemment offerts aux lecteurs, avec des personnages historiques qui ont réellement existé, des décors fidèles, des manières de parler, de penser, d’agir… J’étais au XVIIIème siècle. J’étais à Versailles. J’étais à Paris. J’étais là où les personnages m’emmenaient.
Il n’y a pas de superflu ni de détails trop riches et pompeux, juste ce qu’il faut.

Au fil des pages, j’ai noué un lien profond avec tous les esprits rencontrés. Emilie et La marquise de Pompadour, évidemment. Mais également, Aliénor – la fille d’Emilie, son époux, les amis.es de ces derniers, les “ennemis” de la cour du roi, le roi lui-même, son épouse, ses enfants… Linda Sayeg a pris soin de détailler – toujours dans un dosage millimétré – tout ce millefeuille de personnages à la vie intrigante et palpitante. Qui plus est, le récit se déroule sur plusieurs décennies, nous laissant examiner en douceur tout ce beau monde grandir et/ou vieillir.
Leur destin est décrit avec finesse et c’est vraiment un plaisir de tous les suivre. De voir les gentils avec de vrais obstacles à surmonter, des intrigues dont ils sont des dommages collatéraux, des rumeurs à obstruer, des réputations à maintenir, des amitiés à garder, des jaloux dont il faut se méfier… Toutes ses intrigues emmènent nos personnages sur un autre chemin ou les empêche de terminer dans une quête.

L’auteure a une plume fabuleuse. C’est en grande partie la raison pour laquelle j’ai poursuivi ma lecture jusqu’au bout.
Je le reconnais volontiers, parce que je faisais face à mon bémol de cette histoire : l’ennui. Malgré cette superbe écriture, ces somptueuses descriptions, les différents récits de vie qui animent ce roman, j’ai trouvé parfois le temps long.

Cependant, cet ennui est très, très personnel. Tu sais depuis le temps que ce qui m’accroche dans les lectures, ce sont les romances. Les histoires d’amour qui se construisent. Les jeux de regards entre personnages que je shippe, des situations “de hasards” où le sort se joue de la destinées des futurs amants, d’attirance magnétique, de quiproquos…
Ici, il n’y a … rien. Alors si, quelques petits rapprochements par-ci, par-là, de mariages à entretenir, mais très peu de palpitation. Rien qui ne m’a accroché l’intérêt, excepté une… Et encore. (j’y reviens plus bas).
J’y ai donc cru, au tout début, lorsqu’il est question que le fameux “haut personnage” en posant les yeux sur Emilie, a “les pupilles qui se dilatent” mais tout s’éteint avant même que le feu commence à brûler. J’ai trouvé ça dommage d’avoir essayé d’allumer une lueur de romance, si ce n’est pas pour s’y engouffrer. (et petite incohérence dans mon esprit [ou j’ai pas compris l’explication] : Emilie et la marquise de Pompadour se côtoient depuis longtemps et Emilie lui rend visite fréquemment à Versailles. Comment ça se fait qu’Il ne l’ait jamais remarquée avant ?)
Encore une fois, c’est subjectif. Car si on prend le roman dans son entièreté, avec le caractère de ses personnages et avec une vigilance accrue de l’Histoire de France, bien évidemment que cette romance ne devait pas avoir lieu comme je l’entendais. Quand bien même ce roman est une fiction, l’auteure a tourné son récit de manière à coller au plus possible à la vraie Histoire. Mais, je me suis sentie un peu flouée, car mon petit cœur d’artichaud y a cru longtemps.
Il y a également cette seconde romance, qui a été ma flamme d’espoir. Elle débute par une amitié et finit par éclore en Amour. C’est très fin, subtile, beau et romantique. Surtout, l’auteure arrive à la glisser avec naturel dans le récit, sans entacher les intrigues plus importantes. Je la trouvais exaltante et je l’attendais vraiment à chaque chapitre. Quand j’ai vu le sens que prenait cette histoire, j’avoue avoir senti un regain d’intérêt. Malheureusement, la fin a un peu tout gâcher… Alors que tout montait en tension entre ces deux personnages, que j’attendais de lire LA scène, l’auteure conclut cette histoire en quelques lignes dans l’épilogue. Et j’ai été déçue… ^^’

Mais je dois avouer, que mon esprit s’échappe encore et retourne auprès des personnages. Preuve que ce roman est un art, une “dévotion”, un hommage brûlant à la cour de Louis XV à Versailles.
Le travail de recherches se ressent à travers les lignes. Même si, comme il est indiqué dans les annexes finales, certaines dates ont été modifiées selon les besoins du récit, on se sent dans le vrai. J’ai beaucoup appris, mieux compris certains aspects historiques -notamment le balbutiement de la Révolution, le moyen de commandement à Versailles VS la population, ce roi qui voulait le mieux pour son pays mais coincé avec le règlement qui régit la cour, obligé de jouer également avec les enjeux politiques qui animaient les pays d’Europe de l’époque (guerre, alliances, mariages…).
On percute le pourquoi du comment sans s’en rendre compte. Surtout, aussi, on en apprend davantage au sujet de la Marquise de Pompadour. Je pense qu’à travers les yeux d’Emilie et du point de vue de Jeanne-Antoinette elle-même, l’auteure a voulu lui rendre ses titres de noblesse (sans jeu de mots) et lui redorer son image. C’est aussi un hommage à cette femme intelligente, mais mal-aimée et mal jugée.

En bref, c’est un récit passionnant pour tous les amoureux de l’Histoire et de Versailles. Ce n’est pas ici que tu trouveras le bonheur pour une romance historiques, certes, mais il vaut le coup d’œil si tu es passioné.e par les récits historiques.

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

Avis posté en Février

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Futur à l’Abri, tome 1
Charlotte Benoit

Résumé : Vivant dans un abri ultra surveillé fondé il y a plus d’un siècle par le tout-puissant Premier, Kris est spécial : il est Unique. Pourtant, les enfants naissent tous par paires, tout le monde le sait ! Parce qu’il n’a pas de jumeau, il a grandi sous le couperet d’une règle ancestrale qui l’obligera à quitter sa communauté le jour de ses dix-sept ans.
Pour aller où ? Nul ne le sait !
Alors qu’il fête ses quinze ans avec ses amis, les jumeaux Dax et la jolie Gil, il décide de partir pour ne pas avoir à subir cette règle.
Pour aller où ? Ils ne le savent pas non plus !
Peu importe, en fait, cela ne peut pas être pire que là où ils vivent. Tant qu’ils sont ensemble, tout ira bien. Mais ce qu’ils s’apprêtent à découvrir défie l’entendement…

~ AVIS ~

Je ressors de cette histoire un peu… flouée et mitigée. J’ai apprécié la romance qui s’y infiltre, quelques idées d’actions et de suspens et ces héros attachants. Mais je suis restée, à regret, hermétique au monde dystopique proposé par l’auteure.

Tout d’abord, la mise en situation de l’univers dystopique est, à mes yeux, pas assez développée, floue avec des explications trop légères. J’ai eu du mal à comprendre ce “nouveau monde”, ses tenants et aboutissants, en commençant par le sujet principal (voire le fondement) de ce récit : “l’Unique”. J’ai dû aller relire le résumé pour comprendre qu’en effet, dans ce monde, les gens naissaient avec un jumeau. Ce point n’a jamais été clairement expliqué dans le récit (du moins dans les premiers chapitres…) et je ne comprenais pas pourquoi c’était problématique pour Kris, notre héros. Surtout que ce dernier est ami avec un autre personnage “sans jumeau”.
De plus, quand je démarre un roman dystopique, j’aime comprendre comment nous en sommes arrivés là. Malheureusement, il n’y a pas trop d’explications concrètes dans le récit. Le “pont de transition” n’a pas été fait entre notre quotidien et ce nouveau monde. Troisième guerre Mondiale ? Utilisation du nucléaire ? Réchauffement climatique ? Virus ? Autre…? Et c’est dommage, car la partie dystopique est justement une manière pour l’auteure d’appuyer sur ce que notre monde actuel fait de mal. Mais là, c’est comme si ça “tombait sous le sens” qu’on allait tous finir un jour ou l’autre dans des abris… Ou c’est peut-être moi qui n’ai pas assimilé l’information quand il le fallait… Mais en tout cas, je n’ai pas saisi ce qui a amené le peuple de notre héros à vivre de cette manière.
Et justement, parlons aussi du décor ! Eh bien, comme tout ce paragraphe, je n’ai pas compris non plus... On parle d’abri. Jusque là, je m’imaginais un habitat souterrain (jamais la nature de cet abri n’est identifié. Je vais donc là où, en général, la dystopie me mène). On parle de ciel étoilé jamais vu, par exemple. Plus tard, on apprend qu’ils peuvent aller dehors. Et puis lorsqu’un accident s’est produit, on parle d’hélicoptère avec d’autres personnes qui arrivent dans cet abri. Conclusion faite par moi-même : l’abri n’est donc pas sous-terrain. Mais du coup, il sort d’où, cet hélicoptère ? Et qui vient dedans ? Des gens venus d’ailleurs, mais comment ça se fait ? Ils ne sont pas “les seuls survivants”, dans cet abri ? Il y en a d’autres ? Ils vivent où, dans ce cas ? Malheureusement, j’ai passé plus de temps à froncer les sourcils, à m’imaginer tout cet univers toute seule et à me trouver des explications. Certains points seront éclaircis plus tard, mais pas tous.
De plus, l’univers est constitué que de “déjà-vu” du genre et les choses nouvelles qui rendent l’histoire originale sont à peine dévoilées et expliquées. Comment ça se fait, par exemple, que la population ne procrée plus que des jumeaux ? Comment se passe les unions ? Deux jumeaux doivent épouser la “même paire” de jumelles ? Ils peuvent séparer des jumeaux pour qu’ils puissent être en couple avec l’élu.e de leur cœur qui n’est pas le jumeau ? Est-ce que..mh… Ils sont mariés à un jumeau ” en particulier” ou à “la paire” de jumeau ? Comment se passe la reproduction dans l’intimité ?
Je regrette beaucoup que l’univers et ces quelques détails importants de ce dernier ne soient pas instaurés correctement.
Néanmoins, après avoir fini ma lecture, je me suis demandé si ce n’était pas fait “exprès” par l’auteure, afin de mettre du suspens et de l’intrigue, et que certaines explications viendront dans le tome 2. A voir…

Je termine avec un autre point qui m’a fait tiquer : les motivations de notre héros à fuir. Alors oui, le monde crée dans “Futur à l’abri” n’est pas enviable du tout. La base y est, mais il n’est pas non plus très… “dystopique”. L’injustice, la privation et la peur rythment le quotidien de nos héros et bien qu’il y a un petit mélange de tout, je ne trouvais pas leur quotidien très…”cruel”. Disons que j’ai connu des univers dystopiques beaucoup plus durs et dramatiques. Ici, je n’ai pas trop ressenti le danger dans cet abri, surtout pour Kris. Il est “Unique” et c’est dangereux. Pourquoi ? Il cherche à s’enfuir face à l’inconnu qu’est sa destinée. Si encore, il avait été témoin d “Uniques” sacrifiés, tués, massacrés, voire même disparus, j’aurais largement compris. Mais là, on ne sait pas, c’est le néant. En plus, son image “d’Unique” lui octroie certains avantages. Certes, injustes envers ses amis, mais pas dangereux. Et l’inconnu m’a semblé trop léger comme raison principale. Car en dehors de cet aspect et rejoignant mon point précédent, il n’y a pas eu de scènes ” à la dystopie”, comme un révolutionnaire tué pour freiner l’envie à certains de se rebeller… Il y a un juste un “code” à respecter.

Ca y est, j’ai terminé mes griefs, haha ^^. Encore un petit dernier plus tard, basé sur la forme, mais j’avais envie de contrebalancer avec du positif. Car oui, j’ai quand même été au bout du récit, surtout grâce à cette seconde moitié terriblement palpitante !
Je débute avec les personnages. J’ai adoré ce quatuor, avec un un petit crush pour Kris et Gil. En fait, j’ai trouvé que Kris a les caractéristiques d’un personnage secondaire qui le rend attachant et son rôle d’Unique le transforme malgré lui en héros de cette histoire. Son côté “juvénile” est adorablement bien mis en scène, surtout lorsqu’il côtoie Gil, qu’il aime en secret. Et Gil apporte les caractéristiques dont le héros manque (la maturité, l’insatiabilité de liberté, une soif de vengeance). Ces deux forment un duo de protagoniste équilibré.
Et je ne nie pas que me replonger dans une “teenage romance” m’a fait plaisir. N’étant pas le point culminant de ce récit, Charlotte Benoit l’a définie, la fait naître, la fait jouer entre les intrigues principales tout en finesse et douceur. J’ai vraiment adoré cette partie ! Surtout ( Surtout !) lors qu’un nouveau venu arrive, transformant ce duo charmant en une sorte de triangle amoureux secret. Et j’ai un faible pour les triangles amoureux, qui apportent de nouvelles émotions chez les personnages et parfois, provoquent de nouvelles intrigues. Et involontairement, ici, ça a été le cas.

Quand au rythme, il prend une tournure surprenante à la moitié ! Déjà, de part la romance qui s’agite un peu plus, mais aussi pour tous les autres aspects. Il y a de l’action, du danger… (Là, j’ai commencé à avoir peur pour nos héros), des nouveaux personnages, un autre bloc de l’univers (encore une fois, qui m’a un peu perdue, faute d’explications, mais tout doit venir dans la suite à mon avis). Mais surtout, grâce à un sacré retournement de situation que je n’avais pas vu venir ! Il insuffle un nouvel air dans le rythme, de nouveaux questionnements et intrigues pour la suite, et grâce à ça, j’ai terminé le récit avec empressement.

Sur la forme, la plume est plutôt chouette. On navigue entre les points de vue de Gil et Kris est c’est très sympathique. Cependant, je n’ai pas adhéré au dialogue des jumeaux. J’ai trouvé que ça apportait de la lourdeur au rythme, et cette sensation de butter sur les phrases. Ceci dit, (c’est très contradictoire ce que je vais dire), j’ai trouvé cette idée brillante – sur le fond – pour les événements qui se produisent…

En résumé, je regrette beaucoup d’être passée au travers de l’univers dystopique, de ne pas m’y sentir immergée comme je l’aurais souhaité mais je trouve aussi qu’il y a du bon dans ce récit. Le suspens et les actions en seconde partie, la romance et le retournement de situation inattendu sont plutôt pas mal ! Charlotte Benoit a des idées à revendre et la suite a l’air prometteuse.

Conclusion : J’aime… Beaucoup
♥ ♥

Avis posté en Avril

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Les Amants maudits de Versailles
Shannen Malka

Résumé : Lorsqu’Aurora de Courcy, jeune aristocrate désargentée, arrive à la Cour de Louis XV, elle ne rêve que d’une chose : prendre ses jambes à son cou. Elle ne supporte pas les femmes qui la jalousent ni les hommes qui ne rêvent que de la faire succomber, certains allant plus loin que d’autres pour y parvenir… Mais c’était sans compter la présence d’Édouard de Martel, le très séduisant duc d’Alençon, qui ne la laisse pas indifférente. Toutefois, ses mœurs dépravées font de lui un redoutable adversaire. Par ailleurs, n’a-t-elle pas déjà donné son cœur à son amour d’enfance, Jean de Bossy, jeune soldat sans fortune ?
Comment est-elle supposée survivre dans cette Cour des fourberies ? Qui Aurora finira-t-elle par choisir ?

~ AVIS ~

Il faut bien l’avouer, le résumé donne envie à n’importe quel amoureux de romance historique. “Intrigues, amour et Versailles”, même seuls, ces trois mots suffisent. Néanmoins, bien qu’on ressente la passion de l’auteure pour cette époque et que les idées soient très bonnes, il m’a manqué beaucoup de choses…

/!\ Afin d’être claire dans mes propos, je me suis appuyée sur des faits précis du roman qui peuvent constituer des SPOILS. Je les ai indiqués, mais je m’en excuse, ils sont quand même nombreux. /!\

Les amants maudits de Versailles” est une belle histoire d’amour. Nous avons Aurora, une héroïne d’à peine dix-huit ans qui tombe amoureuse d’un duc “aux multiples conquêtes”. C’est du déjà-vu, mais ça fait rudement bien son effet.
Le décor de Versailles vaut le coup d’œil. On se sent vite imprégné par le château, ses belles dorures, ces beaux jardins et… Cette Cour de loups prête à mordre la dernière petite brebis “égarée”, qui donne quelques intrigues et sueurs froides à l’ambiance du récit.
Le ton est donné, la vie de notre Aurora ne sera pas de tout repos.

Si le fond est vraiment pas mal, c’est sur la forme où j’ai tiqué le plus.
L’ensemble aurait gagné, je pense, en intensité et en pétillement avec une présence plus forte et animée de personnages et d’intrigues secondaires. En effet, seules les “grandes et importantes” intrigues qui servent de réelles bases au récit sont présentes, toutes étirées à leur maximum afin de peupler le récit. Ce dernier se retrouve donc, malgré lui, parsemé de répétitions, de légères incohérences, de petites maladresses et surtout, manquant d’étoffes sur certains aspects. Il n’y pas assez de “temps latents” qui auraient pu occuper le fond de la scène afin de préparer le prochain mouvement de certains personnages “dans l’ombre” et d’intriguer davantage de lecteur.

Il me semble qu’en écriture on appelle ça le “Show VS Tell“. Au lieu d’écrire par exemple qu’un personnage a peur, on le prouve en écrivant “le cœur qui cogne contre sa poitrine, les mains moites, le front qui perle de sueur” … Bref, tu vois un peu l’idée. Ce roman regorge de très bons “TELL“, mais pas assez, à mes yeux de “SHOW“.
Particulièrement au début du récit lorsque l’ambiance “vampirique” de Versailles est évoquée. Il m’a manqué des preuves et des sensations pour m’en convaincre. J’ai l’impression qu’on nous le disait, parce qu’on est dans le “futur” et qu’on a une connaissance accrue de l’époque.
Par exemple, il est dit que la Cour de Versailles est un repère de vipères, ce qui effraie notre héroïne. Soit. Mais j’aurais aimé quelque chose de plus fort que des rumeurs et des insinuations. Du coup, ça amène des répétitions, comme la comparaison de notre héroïne se rendant à la Cour comme “Une brebis qui entre dans l’antre du loup“. La comparaison est d’ailleurs reprise de multiples fois par plusieurs personnages. Je comprends l’idée de vouloir accentuer cet aspect de Versailles, mais le récit aurait gagné, je pense, en amplitude avec quelques démonstrations. Une discussion animée entre les parents d’Aurora avec preuve à l’appui “j’ai ouïe dire que La Marquise Machin a été expulsée pour X raisons de la Cour“, ou qu’en se baladant, elle entend encore d’autres rumeurs, ou elle est elle-même témoin, plus jeune, d’une connaissance de ses parents qui a été déchue. Ce genre de détails aurait – toujours selon moi – ancré davantage l’appréhension dans l’esprit de notre héroïne et dans le nôtre au passage de se rendre au château, au lieu d’utiliser un peu trop souvent la métaphore “loup/bergerie”.
/!\ SPOIL /!\
Il en va de même pour l’ami d’enfance d’Aurora, personnage que je n’ai pas trop ressenti comme tel. Il est “l’ami d’enfance” parce que c’est dit. J’aurais aimé des souvenirs qui surgissent, des “accords tacites” comme un mouvement (une sorte de “Check made in XVIIIème siècle”), quelque chose de familier que eux seuls connaissent, montrant ainsi ce lien fort et durable qui les unit.
/!\ FIN SPOIL /!\
Néanmoins, je nuance mes propos concernant la romance, qui là, n’en manque pas. Même si je n’imaginais pas le duc d’Alençon (le héros) aussi vite énamouré de notre héroïne, j’ai, en revanche, ressenti beaucoup de sympathie envers Aurora. De haut de ses dix-huit ans, là voilà propulsée comme objet “d’intrigues” par l’un des meilleurs partis et surtout connu pour être un “Homme à femmes”. Ca reste cliché, mais comme énoncé plus haut, ça fonctionne très bien. Notre Aurore est une ingénue de l’amour et se laisse diriger par son cœur. Malgré un début agité entre eux, les sentiments de notre héroïne étaient tellement adorables, bien montrés et en cohérence avec une jeune fille de son âge.

L’autre point qui m’a un peu chagrinée, ce sont ces aspects (un personnage, un trait de caractère, une action) qui arrivent dans le récit comme “un cheveu sur la soupe” et qui manque de préparation.
/!\ SPOIL /!\
Je vais reprendre cet ami d’enfance (le pauvre, il ne m’a rien fait. En plus, il est chouette comme personnage secondaire) qui apparaît comme par enchantement dans le récit. Et surtout, on apprend au même moment, l’inclinaison amoureuse de notre héroïne pour cet ami. Pourtant, la conversation sur le mariage arrive avant l’arrivée de cet ami dans le récit, Aurora aurait pu au même moment, souffler, lever les yeux au ciel et se dire “je ne peux pas, je ne veux pas me marier, mon cœur est déjà pris. Si seulement...” quelque chose comme ça.
La fois aussi où on apprend qu’Aurora sait se battre. Ca arrive trop comme une “coïncidence heureuse” et pile trop au bon moment. Et par la suite, on n’en reparle très peu alors que ç’aurait pu devenir une potentielle intrigue supplémentaire.

/!\ FIN SPOIL /!\
Si l’ “apparition enchantée” de certains points n’entache pas le récit outre-mesure, sur d’autres, en revanche, j’ai trouvé ça un peu dommage. Sans vouloir spoiler davantage, nous avons des méchants qui se mettent en action trop tardivement, pile au moment où il faut qu’il y ait des méchants. Leurs méfaits se regroupent en même moment dans le récit, ne donnant pas assez de suspens et ni d’indices au préalable afin que le lecteur face des connexions. Là aussi, je pense, le roman se serait paré davantage de pep’s et d’intrigues en approfondissant cet aspect. Alors certes, il y a quelques pistes données, le roman n’en est pas totalement dénué, mais elles font sens trop rapidement.

Il y a eu quelques incohérences également, toujours centré vers le début.
/!\ SPOIL /!\
Lors d’un bal au château, Aurora, ne se sentant pas bien, se rend dans les jardins prendre l’air. Le Duc de Soissons lui propose son aide. Le duc d’Alençon (le héros) suit le couple dehors, sachant que le duc de Soissons est un dangereux prédateur. Par la suite, nous suivons le point de vue d’Aurora qui se fait malmener par le duc de Soissons. Cependant, lorsqu’on se recentre sur le point de vue du Duc d’Alençon, il est précisé qu’il va dans les jardins, parce qu’il n’aime pas les gens qui se trouvent à la fête et qu’il veut un peu de calme… Mais pourtant, quelques lignes auparavant, il stipule bien se rendre dans les jardins pour surveiller le couple Aurora / duc de Soissons (??)
Le lendemain, notre héroïne se réveille bouleversée et ayant mal dormi. La veille, elle a vécu la fameuse agression dans les jardins… Nous, lecteurs, pensons que c’est à cause de ça… Eh bien non. Aurora a mal dormi, perturbée car son ami d’enfance ne lui a pas envoyé de lettres et qu’elle a découvert que le duc d’Alençon a du succès auprès des femmes (??).

/!\ FIN SPOIL /!\

Quand aux héros, j’ai apprécié l’ambiguïté qui habite Aurora: “Tenter d’agir en adulte à la vue de tous, restant une jeune romantique dans l’âme en secret“. Mais sur certains points, j’ai eu un plus de mal à la cibler. Elle veut se montrer forte, mais en même temps, elle reste une jeune fille. Parfois on tirait un peu trop sur l’extrémité de la cohérence, et Aurora, au lieu de rester telle qu’elle est, se fondait trop dans l’intrigue, comme la fois où on apprend ses compétences au combat. C’était trop soudain, à mon sens.
Concernant le Duc d’Alençon, à la lecture du récit, je l’avais imaginé plus… cinglant et railleur. Aurora est là pour le “changer”, mais ça se fait un peu trop “en douceur” et rapidement à mon sens. J’aurais adoré plus de piques et que le jeu du “chat et de la souris” s’étale davantage.

Cependant, je reconnais toutes les qualités de la plume de Shannen Malka. Elle est naturelle, douce et glisse vraiment toute seule. Pour la côtoyer sur les réseaux sociaux et beaucoup discuter avec elle, je sais tout le travail qu’elle a accompli. “Les amants maudits de Versailles” est son premier roman, ce qui peut expliquer la résonnance de certains de mes propos.
Même si ma chronique insiste (peut-être un peu trop) lourdement sur toutes les choses qui m’ont chagrinée, j’ai passé un bon moment de lecture. J’ai lu le livre en entier, car, mine de rien, la relation “Aurora / Edouard” m’a tenu en haleine, attisant la fleur bleue que je suis. Je voulais savoir ce qui allait se passer et comment ils allaient surmonter les obstacles.
Parce que pour le coup – et c’est très positif – l’auteure a su créer de vrais obstacles. Jusqu’au bout, d’ailleurs, des barricades s’érigent contre nos deux héros, donnant un réel suspens à l’histoire d’amour et des rebondissements inattendus. Sur ce point, bravo !

Même si le mauvais côté de Versailles sous Louis XV est amené avec maladresse, l’ambiance historique de cette époque est très bien dépeinte. Les descriptions sont finement placées dans l’histoire et sans peine j’ai été plongée des siècles en arrière.
Et surtout, merci à Shannen Malka d’avoir détaillé et rendu plus “lisible” le rôle de “dame de compagnie”. Il est vrai qu’on donne ce poste à beaucoup de personnages dans les romans historiques, sans qu’on sache réellement les tâches que ce rôle incombe aux protagonistes. Il n’y en a pas des caisses dans le récit, juste assez pour qu’on s’imprègne de Versailles.
D’ailleurs, le fait de suivre cette héroïne dans ce rôle a contribué à me sentir immergée au château. J’avais parfois l’impression d’être sur une “télé-réalité” tellement je m’imaginais tout sans efforts.

Ainsi s’achève (ohlala, je n’avais pas vu la longueur) mon avis sur la romance historique de Shannen Malka.
Il y a du bon, il y a du moins bon. J’ai adoré certains aspects, d’autres moins. Il s’agit que de mon avis, donc sûrement que tu ne ressentiras pas les mêmes choses que moi.
En tout cas, il mérite le coup d’œil si tu es fan de romance historique.

Conclusion : J’aime… Beaucoup
♥ ♥

Avis posté en Mai

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Mystère de Villes, t.1 : “L’élue”
Isabelle David-Martinez

Résumé : Léna, jeune étudiante sans histoire navigue entre ses études, ses amis d’enfance et les chevaux de son club d’équitation. Lors d’un concours équestre, sa douce routine prend un tournant inattendu.
Elle y rencontre un bel américain, inconnu de tous, venu séjourner pour affaire. Ironie du destin, il choisit la jeune femme pour s’occuper de son cheval qui, sous le charme, accepte. C’est alors que son quotidien bascule.
Cet étranger est-il vraiment ce qu’il prétend être ?
Parallèlement à tout cela, de curieux phénomènes apparaissent. Entre dérèglements climatiques, disparitions d’enfants et nouveaux voisins au comportement aussi surprenant que troublant, notre jeune héroïne voit sa vie peu à peu se transformer en enfer.
Et si la raison de tous ces phénomènes étranges étaient liés à l’arrivée de ce mystérieux Mr De Villes… ?

~ AVIS ~

Attirée par le résumé alléchant de ce roman, je m’attendais à une histoire d’amour à la “Twilight“. Une romance fantasy pétillante, prenante, du suspens à foison, des intrigues fantastiques qui viennent accrocher pour le meilleur (ou le pire) l’histoire d’amour. Une destinée hors du commun pour notre héroïne, un héros “beau, mais déstabilisant”.
Il n’en fut rien.

J’ai fini la lecture de ce roman extrêmement déçue et m’excuse d’avance si certains de mes propos paraissent véhéments.
J’ai eu l’impression de perdre mon temps à lire ce roman. Le côté “Twilight” est un rêve face au réel du récit “Mystère de Villes“.
En fait, dans ce premier tome, rien n’a de sens… Les intrigues, la romance, le fantastique qui tente une percée ratée, la vie bouffie de détails inutiles de Léna, l’héroïne. Rien n’est aligné correctement, tout est maladroit, arrive sans finesse et sans foncièrement changer quoi que ce soit. C’est dommage, car tout ce qu’on attend depuis le chapitre 1, arrive seulement au chapitre 36.
Le dernier.
Entre deux, le récit vacille entre entre détails superflus, répétitions et incohérences. Le mystère voulu ne prend pas et surtout, je n’ai pas du tout retrouvé le “C’est alors que son quotidien bascule” du résumé.
Oui, je suis passée totalement à côté de ce roman.

Ce premier tome aurait pu être largement divisé de moitié et se contenter de 200 pages. C’était amplement suffisant. Les plus de 400 (en version numérique) était beaucoup, beaucoup trop, car la plupart des intrigues, des détails et certains personnages ne servaient pas à grand chose, voir à rien.
Je me suis ennuyée la majorité du temps, en me demandant à quoi savoir certaines informations pouvait bien servir… Au lieu de lire la fameuse “romance fantastique” prévue, je me suis retrouvée face à une télé-réalité sur “la vie au quotidien de Léna”, saupoudrée de quelques événements troublants, à soi-disant amputer au “fantastique”… Sur 400 pages c’est très, très peu pour maintenir en alerte l’intérêt dans l’histoire et pas assez pour susciter la curiosité sur l’aspect “étrange”. Quant à la romance, j’y reviens plus tard.
Maintenant, je sais que Léna aime son métier de maîtresse d’école, ses petits élèves, ses amis, aller au resto italien (avec sa déco cocooning dans lequel elle met les pieds qu’une fois dans l’histoire) et à la crêperie de son quartier, les pains au chocolat de sa boulangerie qui fait le coin de sa rue, que son chat a le droit a du pâté saveur thon, qu’elle-même adore les cornichons dans son sandwich “jambon-fromage” et qu’elle fait une salade fraîcheur avec tomate et concombre, que le miroir de l’entrée a été acheté par ses parents parce que ça a été dur pour eux de laisser voir leur fille “quitter le nid” (d’ailleurs, cette description arrive vraiment pas au bon moment dans l’histoire), que la nuit précédente était agitée mais là, ce matin, elle se sent en pleine forme car elle a bien dormi…
Pardon, mais c’était vraiment, vraiment ennuyant.
J’aurais été moins sarcastique si certains avaient trouvé une quelconque utilité dans l’intrigue. J’exagère, les pains au chocolat (pardon, les “chocolatines”, Sud-Ouest de la France oblige) ont un intérêt. Mais franchement, est-ce que savoir qu’elle sait cuisiner uniquement des pâtes aller changer la face de cette histoire ? Non. Que la prochaine fois qu’elle fera des cookies, elle en donnera au gérant du supermarché car il se sent seul et pour le remercier de lui avoir offert une petite balle à son chat ? Non plus. Il y a eu d’autres occasions pour démontrer la personnalité “gentille, bienveillante et cordiale” de notre héroïne, si tel était le but. Pas la peine de pousser autant le bouchon.
Je n’ai pas compris pourquoi l’auteure se devait d’étirer chaque action et pensée de la sorte. Ni d’ailleurs, l’utilisation répétée de l’expression “brûle pourpoint”. Il y avait beaucoup de passages “parler pour ne rien dire” et si c’était pour mettre du suspens, ça n’a pas fonctionné. Du moins, pour ma part.

Et le fantastique dans tout ça ? Une brindille, un souffle d’air dans la vie de Léna et c’est tellement, tellement dommage. Le premier chapitre est très accrocheur, pourtant. Et puis, pfft ! Tout s’envole, seules quelques bribes subsistent. Là, à contrario, j’en aurais eu besoin des détails !
Pour un roman qui se veut “fantastique”, à mes yeux, ce n’est pas assez et maladroitement établi. Déjà, par la manière non subtile et non fluide dont s’infiltre cet aspect dans le récit. Quelques indices tombent en “grosses gouttes”, par intermittence dans la vie “de tous les jours trop détaillée” de notre héroïne, rendant l’ensemble non-homogène.
De plus, dans ce premier tome, à part faire quelques “frivolités”, cette partie n’apporte pas grand chose à tout ce qu’il se passe dans le récit. Même l’intrigue principale ne s’y accroche pas ! Tout ce qui se passe de surprenant ou requérant un minimum d’actions, se produit en parallèle et quand on croit que ça va ENFIN arriver… Non.
Pourtant, on sent une certaine volonté de l’auteure a tenté quelque chose de concret, surtout quand est abordé ce prisme de “s’il y a le Mal, il doit avoir le Bien pour l’équilibre”. Mais ce n’est pas allé plus loin que cette pauvre phrase…

Je passe au héros, qui fait justement le lien avec la (mini) touche de fantastique du roman. Enfin, “héros”… A part apparaître, faire son petit spectacle et répéter sans arrêt à notre héroïne “C’est nouveau, tu vas t’y habituer, fais-moi confiance“, il ne se passe rien ! On ne sait rien de lui, si ce n’est qu’il est beau, américain et un être surnaturel… Il arrive comme par enchantement, on apprend deux-trois informations sur son physique, supposés être assez pour faire tomber notre héroïne à ses pieds. Ah non, on connaît aussi son but.
Et c’est tout.
Pourquoi, concrètement, notre héroïne est “l’élue” ? Qu’est-ce qui la distingue des autres pour que ce soit cette dernière dont il a besoin pour sa quête ? Pourquoi, pour un supposé américain, son accent (ou son manque d’accent), n’est pas abordé dans le récit ? On ne le sait pas.
Bref, c’est quasiment un inconnu et pour un héros, ça craint un peu. Si c’était également dans le but de préparer le terrain pour la suite, à mes yeux, il aurait fallu donner un peu plus.

Quand à notre héroïne, je… Bon déjà, lire sa vie dans les moindres détails ne m’a pas forcément donné de l’empathie à son égard, au contraire. J’ai trouvé qu’elle manquait de cadrage, d’un caractère solide.
Et le plus dommage, c’est que son arc narratif n’évolue pas ! Tout le long du récit elle reste la même, immuable. Il y a du fantastique dans sa vie ? Au lieu de se bouger, elle ne fait que de se dire “Je ne m’y habituerais jamais”. Alors si, elle a quand même quelques pensées cohérentes au début. Mais par la suite, elle ne fait rien. Un gars qui rentre chez moi par le miroir, perso, je fuis en courant ! Mais pas Léna (il faut qu’elle s’y habitue, tu comprends). On aurait dit qu’elle était au courant d’être l’héroïne dans un roman fantasy et que c’était normal. Il n’y a que dans ce fameux dernier chapitre où, ENFIN, elle se bouge. Elle prend une décision et se résout à passer à l’action.
Mais là aussi, dommage que tout se concentre sur la fin et que c’est fait d’une manière “convenue” et pas assez habile.

La romance n’a même pas réussi à relever le tout. Même là, je n’y ai pas cru…
Le héros est insaisissable et incompréhensible. Ce dernier, que notre héroïne ne connaissait ni d’Adam, ni d’Eve, déboule un beau jour lui demander à elle expressément de s’occuper de son cheval et parce qu’il est beau, elle lui dit oui sans se poser de questions… Par la suite il arrive dans sa vie, lui fait comprendre ce qu’il veut (sans d’autres explications), fait son jaloux quand madame a du succès auprès d’autres… Bref, même en occultant le fait qu’il soit surnaturel, ce type m’a plus donné l’impression d’être un stalker plutôt qu’un romantique séducteur… Jamais je ne l’ai shipé avec notre héroïne. Il n’y a pas eu assez de scènes de rapprochement ni de complicité, ni de séduction à proprement parlé.
D’ailleurs, à ce sujet, j’aurais préféré qu’elle termine avec un autre personnage.

Quand aux personnages secondaires, c’est dans la même veine. La meilleure amie était reloue et l’ex, pas hyper utile… Quand au reste, ils apportaient peu au récit et servait plus de décor. Je terrais mon avis sur les “voisins”, car là, ça frôlait un peu “la grosse blague” et je me suis sentie un peu arnaquée. Ils ont été façonnés dans le même esprit que le héros…

Alors à ce stade, tu dois certainement te demander pourquoi j’ai été jusqu’au bout de ce livre.
J’ai pensé à abandonner ma lecture, quand j’ai remarqué avancer très lentement. Mais nous sommes jamais à l’abri d’une bonne surprise et il s’avère qu’ici, il y en a eu une. Eh oui !
Il s’agit de l’enquête policière. Là, pour le coup, c’était bien travaillé ! Même si ça a manqué d’adresse dans l’apparition des indices et sur l’avancée, à côté du fantastique, c’était plutôt bien construit. La résolution était aussi bien trouvée, j’en ai été d’ailleurs surprise, je ne m’y attendais pas et jusqu’au bout, j’essayais moi aussi de mener l’enquête.
C’est à mes yeux, ce qui a sauvé le récit.
(Mais pour un roman “fantastique” et pas “suspens”, c’est dommage…)

Il s’agit d’une duologie, il me semble et la suite est déjà sortie. Personnellement, j’ai eu mon compte avec cette histoire et bien que la fin donne un élan de curiosité, je ne me sens pas de replonger dans cet “univers” une nouvelle fois.

Conclusion : J’aime.

Avis posté en Mai

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Albane Mongaillac, t.1 : Ante Mortem
Elodie Lemaire

Résumé : Paris, de nos jours.
La Time Corporation, multinationale connue pour ses produits cosmétiques de luxe, s’apprête à révolutionner le marché avec une nouvelle crème anti-âge.
Au même moment, de récentes disparitions de vampires inquiètent la communauté parisienne. La rumeur court que la compagnie les viderait de leur sang pour procéder aux tests de production.
Albane Mongaillac est désignée pour s’infiltrer au sein de l’entreprise afin de mener l’enquête et éliminer le responsable de cette machination. Cette immortelle au caractère chauffé à blanc par son douloureux passé compte bien atteindre cet objectif, malgré le danger.
Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu. Émotions contradictoires envers les siens et sentiments de plus en plus forts à l’égard de son directeur de labo vont s’emmêler dans un jeu dangereux.
Pourtant, s’il y a une mission qu’elle doit réussir, c’est bien celle-ci.
Question de mort ou… de mort.

~ AVIS ~

Eh bien j’ai tout simplement ADORE ! Ce suspens haletant mélangé au fantastique et à la romance était une véritable drogue !
Pourtant, je lui ai trouvé quelques petites maladresses, et d’habitude, ces dernières auraient grandement atténué mon ressenti lecture. Mais pas ici. En finissant “Ante mortem“, je n’ai retenu que la vitesse à laquelle je l’ai lu ! En effet, ce premier tome a un je-ne-sais-quoi d’assez original et de prenant.

Je pense que la recette magique de ce premier opus est un mélange frais et pétillant de fantastique, d’enquête policière, et de romance. J’ai apprécié que l’histoire se déroule à Paris et non dans une grande ville américaine, qu’il y a un aspect construit et “rationnel” autour du thème des vampires et cette enquête qui donne du fil à retordre à Albane, notre héroïne.
Et puis, cette petite touche de romance… Miam ! La dose idéale pour rendre attrayant le roman sans l’étouffer de mièvrerie. Cette dernière se joue littéralement d’Albane, la transformant même en un personnage à part entière. (Je shipe un couple en particulier, à voir si l’auteure offrira ce que je souhaite à ce sujet… Mais vu la manière insidieuse dont elle se glisse dans le récit, j’ai grand espoir 🙂 )

Elodie Lemaire a su insérer des touches d’adrénaline et de danger, des notes explicatives et une pointe d’attirance magnétique entre plusieurs personnages, tout en maîtrisant le rythme de son histoire. Le gros de la base de la série est posé (Quelques réponses m’ont manqué, mais il y a de grandes chances qu’elles soient dans la suite) sans oublier le côté haletant et vivifiant d’une histoire à raconter.
Jamais je me suis ennuyée, avalant les pages sans difficulté. Et cette fin !! Ohlala… Je vais m’armer de patience pour la suite.

Du coup, quelles sont les maladresses, selon moi ?
D’abord, Albane elle-même, notre héroïne. J’ai eu du mal à suivre ses pensées et ses réactions. Elle voulait trop se la jouer “vampire qui n’aime pas les humains” que ça en devenait trop… gros et redondant. C’est un trait de sa personnalité, certes, mais j’aurais aimé que ça soit présenter d’une manière plus subtile. Parfois, elle manquait aussi de cohérence et se contredisait. Par exemple, elle dit au début du roman que les vampires ont le sens de l’odorat peu développé. Elle croise un homme dans un ascenseur et elle suppose qu’il porte un parfum particulier. Et puis plus loin dans le récit, c’est tout l’inverse qui est raconté.
De plus, je n’ai pas bien saisi sa relation avec son meilleur ami. Elle se fait belle pour le recevoir, le trouve beau, mais insiste constamment à le dénommer “presque frère” (alors je ne sais pas pourquoi mais je n’aime pas cette expression). L’héroïne joue sur les deux tableaux et cette ambiguïté m’a un peu dérangée.
Et aussi le quatrième mur qui tombe trop souvent à mon goût. “Vous, les humains” : “Vous avez compris, chers lecteurs“. C’est très subjectif, et je n’aime pas.
Le dernier point porte sur le personnage de Samuel. Pour un vampire dont l’autorité et l’aura sont décrites comme fortes et puissantes, je le trouvais justement pas assez… Fort et puissant. Aucune preuve concrète de sa “supériorité” nous a été donnée, juste des paroles de certains personnages (Peut-être serait-ce dans la suite aussi ?).

Malgré tout, j’ai envie de te dire “pas grave”. Certes, ce sont les raisons pour lesquelles ce n’est pas un coup de cœur, mais je ne retiendrai que le positif de ce premier tome : Le fond original, addictif et recherché, ainsi que le savoureux mélange fantastique /policier/romance. Le souvenir d’avoir avalé les pages rapidement, aussi. Et puis vraiment, avec une fin pareille, impossible de ne pas vouloir connaître la suite !

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

Avis posté en Juin

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Le pouvoir du temps
Violaine Janeau

Résumé : Suite au décès de ses parents, Lalie emménage dans une autre ville pour changer d’environnement et pour y suivre ses études. Et qui dit nouvelle vie, dit nouvelles rencontres ! Parmi elles, Samuel et Léandre, beaux et énigmatiques jeunes hommes, qui l’abordent un soir dans la rue. À quoi correspond exactement l’adresse qu’ils lui transmettent ? Quelle est donc cette étrange communauté qu’ils évoquent et dont les membres sont pourvus de « talents » ? Déboussolée et intimidée, Lalie n’a aucune intention de s’y rendre. Pourtant, lorsque des événements étranges se produisent autour d’elle, il lui faudra revoir son jugement afin d’obtenir des réponses. Sur le chemin de son apprentissage, Lalie devra faire des choix déterminants pour l’avenir de ses nouveaux compagnons et pour combattre le mal qui les guette.

~ AVIS ~

J’avoue, j’ai pris un peu peur lorsque j’ai ouvert le fichier la première fois dans ma liseuse : Un récit de plus de 800 pages m’attendait !
En réalité, (honte à moi, haha), je n’avais pas vu l’inscription “version intégrale” sur la première de couverture. Il s’agit, en effet, d’une version rééditée qui comporte : le tome 1 + le tome 2 + une nouvelle.
Est-ce qu’il faut quand même tenter ?
Ma réponse est un gros OUI !

Je l’avoue, la raison pour laquelle j’ai accepté de lire ce roman est Violaine Janeau, l’auteure. Je connais la qualité de ses écrits grâce à sa romance historique (dont tu peux retrouver ma chronique ICI) et son compte Instagram, où quelques extraits sont partagés. J’adore son écriture, sa manière de prendre le lecteur par la main et de l’emmener où bon lui semble, que ce soit dans un récit d’une centaines de pages ou sur un post bonus publié sur les réseaux sociaux.
Le pouvoir du tempsm’a bluffée et m’a confirmé que Violaine était une auteure hors-pair et pour laquelle je lirai chaque ouvrage.

Cette duologie se lit avec grande avidité et facilité. J’ai couru à travers le récit, avalé chaque information et fait défiler les pages sans m’en rendre compte.
J’aime les histoires abouties, où l’auteure se fait complice de ses intrigues et des lecteurs. Violaine connait son univers sur le bout des doigts et rien n’est donc laissé au hasard. Tout est sciemment imbriqué, réfléchi et posé au millimètre près. Les indices sont là pour faire avancer l’histoire, réagir le lecteur. Les intrigues sont peaufinées, résultat d’une minutieuse organisation d’idées. Elles sont tels des nœuds emmêlés dans un fil rouge bien droit, qui se dénouent agilement au fur et à mesure de la lecture. Et surtout, l’auteure a pris un malin plaisir à disséminer de fausses pistes dans lesquelles on plonge les deux pieds joints.

Le rythme est excellent, le suspens haletant. L’univers fantastique (je crois qu’on peut même appeler ça “Urban fantastique“) est très original et jouit d’une superbe mise en scène. On se régale de le découvrir, d’apprendre ses contours, sa consistance bien trouvée et de le voir prendre davantage de place au sein de l’histoire.
Les personnages principaux sont réalistes, bien construits. Le roman est destiné à un public jeunesse / Jeune Adulte mais j’y ai parfaitement trouvé mon compte.

La romance peut se pourvoir d’être sur le même piédestal que le reste du récit. Sa voix douce et pure nous emmène sur un beau chemin romantique. J’ai adoré cette histoire d’amour à la fois unique, merveilleuse, déchirante et palpitante, où l’Autre devient le Seul.
On se dirige pourtant au début sur un triangle amoureux. Un vrai, maîtrisé. Même si l’élu est vite identifié, la romance bat en rythme avec le reste des intrigues, apporte son lot de doutes et de suspens.
/!\SPOIL /!\ [surligne le texte pour le faire apparaître]
J’ai vraiment adoré la relation Eulalie/Léandre. Vraiment beaucoup, beaucoup. Pourtant, tout le long du récit, j’ai espéré qu’Eulalie choisisse Sam. *mecachelesyeux*. Je t’assure que je ne sais pas pourquoi ! La romance principale est bien écrite mais je shippais plus Eulalie avec Sam.
C’est bien la première fois que j’ai le syndrome du “second male lead“, surtout dans une lecture…

/!\ FIN SPOIL /!\

Par ailleurs, la nouvelle qui clôture cette histoire m’a complètement emballée ! Je l’ai trouvé bien écrite, avec son lot de nouveaux personnages, de mini intrigues, de “que sont-ils devenus” et surtout cette fraîche et petite romance m’a totalement charmée ! J’aurais pu replonger avec grand plaisir dans d’autres nouvelles de ce genre.

Même si j’ai passé un très bon moment de lecture, il y a tout de même de petites choses qui m’ont titillée.
Le début du récit comporte un peu trop de personnages à mon goût… Il n’est pas évident de s’y retrouver ni de les identifier. Certains finissent par s’effacer d’eux-mêmes et je ne les ai pas trouvés grandement utile au récit.
L’autre partie concerne la nouvelle, que je vais passer en SPOIL directement car il faut être au fait du récit.
/!\SPOIL /!\ [surligne le texte pour le faire apparaître]
– Sam n’y est pas mentionné… Quelle tristesse ! C’est quand même un gros, gros personnage de tout le reste, qui a énormément marqué les héros et même s’il n’est plus, j’aurais aimé avoir au moins une ou deux paroles en sa mémoire.
– Qu’est-il arrivé à Vincent ? On assiste au mariage d’Alice avec ce qui semble être son nouvel amoureux mais au dernier chapitre, Vincent était en couple avec Alice. Même si nous sommes des années plus tard, j’aurais été avoir une petite explication.

/!\ FIN SPOIL /!\

J’ai l’impression que la longueur de mes avis dépend de celui du livre (plus il est court, plus mon avis le sera). Mais l’inverse n’a pas l’air de s’appliquer puisque je n’ai rien d’autre à ajouter.
J’ai essayé de partager mon ressenti global, pour te laisser la surprise.
Mais pour résumer : Il faut rencontrer la plume de Violaine Janeau. C’est vraiment une perle !

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

Avis posté en Août

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Eclipse
Mélinda Martins

Résumé : Dans un monde plongé dans une nuit éternelle par une malédiction, une curieuse fleur éclot. L’étrangeté donne naissance à un bébé : Hope, qui insuffle l’espoir au sein du village. Les habitants se persuadent que cette enfant est la clef qui ramènera le soleil à l’intérieur de la bastide.
C’était sans compter sur les Ténébreux qui décident de contrer la prophétie en s’emparant de la petite fille. Leur prince, Cole, choisi de l’élever et tente de plonger son cœur dans les ténèbres afin qu’elle les rejoigne en tant que reine.
Les années passent, et un choix cornélien s’impose à Hope : détruire l’homme qu’elle aime pour mettre fin au sort ou continuer de vivre à ses côtés et se transformer, elle aussi, en être de l’ombre ?
Ténèbres ou lumière, que choisira-t-elle ?

~ AVIS ~

Mon ressenti est très partagé concernant cette romance. D’un côté, j’ai bien aimé ma lecture, mais de l’autre, j’ai mis longtemps à la terminer. Plusieurs d’éléments me sont venus lors de ma lecture, très bons comme moins bons, donc je vais essayer d’éclaircir tout ça.

Je vais commencer par le positif.
J’ai adoré l’idée de ce roman. Ce fond fantastique, ingénieux mélange de “Twilight” avec “La Belle et la Bête” était bien trouvé, intelligemment mis en place et original. L’ensemble se marie très bien et les structures étaient assez solides pour y plonger des intrigues.
Ce goût de mystère, de magie et de prophétie tient le suspens jusqu’au bout. D’ailleurs, judicieux (et surprenant) choix qu’est la fin !
La plume de l’auteure est douce et fluide. Mélinda Martins donne le ton juste et l’atmosphère adéquate au thème de son récit.
Et puis, évidemment : la belle place de la romance dans le récit ! Je me permets un warning, car l’histoire d’amour est peut-être “trop fleur bleue” pour qui préfèrent les romans fantastiques pur et dur et qui n’ont pas une âme de romantique. Mais personnellement, c’est aussi l’autre raison pour laquelle je suis restée jusqu’au bout du récit. Un triangle amoureux vibrant, une hésitation de longue haleine pour notre héroïne et pour qui je compatissais grandement, car il y avait de quoi. Le brun ou le blond ? L’Ombre ou la Lumière ? La balance était structurée et réfléchie. J’ai aimé cette dualité, parfaitement à sa place, ici.

Le gros hic de ce récit, c’est le rythme assez plat. Entre l’annonce de la prophétie et la réalisation de cette dernière à la fin, il ne se passe pas grand chose. Certes, quelques révélations, des explications, du suspens par-ci par-là, un petit retournement de situation mais rien d’inattendu, de transcendant, de vivifiant… Je n’ai pas sursauté, ni été surprise ni émis de vulgaires ” Oh P*TA*N !” La tension monte tout au début, mais finit par descendre et stagner jusqu’au dénouement final.
Et cette baisse est, je pense, dû à un léger couac de fond et de forme.
Avec ce mélange “Twilight” / “La Belle et la Bête“, je m’attendais à une aventure plus… folle, grande, voire extraordinaire. Que l’histoire allait être l’objet d’un grand bouleversement et nous laisser pantois à la fin. Mais on se retrouve finalement dans une ambiance huit clos trop exigu : village et château. Il y aurait eu moyen d’inclure plus d’éléments et de créer plus d’intrigues secondaires fortes, de puiser davantage dans tout ce décor. On tourne donc un peu en rond, puisque la réponse à notre unique question se situe à la toute fin de l’histoire.
Et sur la forme, il y a un léger déséquilibre descriptions / dialogue qui empêchait le rythme de prendre son envol. Des pages entières sans dialogues, ou trop descriptions (explications, partages de ressenti) placés entre chaque prise de parole. Elles n’étaient pas superflues mais pas judicieusement placées. Il y a finalement très peu de conversations où la parole s’enchaîne…

J’ai également trouvé deux trois petites choses pas très cohérentes, voire dérangeantes, surtout vis-à-vis de Hope, l’héroïne. Une enfant/ado qu’on personnifie comme adulte, m’a, à quelques reprises, dérangée.
Et une chose que je n’ai pas très bien compris…
/!\ SPOIL
Hope naît dans une fleur. C’est ainsi que la prophétie longtemps connue de tous – des villageois et des Ténébreux qui contrôle le village – débute. Or Hope a déjà 5 ans quand les Ténébreux apprennent sa naissance. Ca ne me semble pas logique. Surtout que Hope est une menace pour eux. Elle est la prophétie, elle naît dans une fleur au beau milieu du village, donc “petit territoire” sur lequel ils règnent et ils l’apprennent seulement des années plus tard ?!
/!\FIN SPOIL

Pour résumer, mon ressenti se retrouve devant une belle balance “plus et moins”. On ne dirait pas au vue de mes différents paragraphes, mais c’est la vérité.
Je pense qu’Eclipse peut trouver son public, puisqu’il s’agit tout de même d’une belle romance fantasy, bien écrite et originale. Les codes des deux genres sont très bien cochés et la plume de Mélinda Martins est très jolie.
Et puis, tu commences à avoir l’habitude, mes petits couacs sont toujours personnels et sûrement que d’autres lecteurs ne les verront pas.
Je te laisse te faire ton propre avis !

Conclusion : J’aime… Beaucoup
♥ ♥

A suivre

La Romantique éperdue ♥

1 commentaire

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