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Services Presses : Les romances historiques d’Aurélie Depraz

Fin 2020, j’ai répondu à l’appel à chroniqueurs lancé par Aurélie Depraz.
Me voici donc, en 2021, pour te partager mon avis sur les romans de cette auteure. 🙂

Aurélie Depraz est une écrivaine spécialisée dans les romances historiques. A ce jour, elle a publié 9 romans en auto-édition.
Pour en savoir plus sur l’auteure, rendez vous sur son site internet (en cliquant sur le petit stylo) : 🖋

Crédit Illustration Couvertures : © Marine Manlay

Comme pour tout autre chronique de Service Presse, je tiens à rappeler que les avis écrits ci-dessous n’engagent que moi, mon coeur et mon esprit 🙂 ! Tu as tous les droits de ne pas les partager.

Un grand merci à Aurélie Depraz pour sa confiance !

Les livres sont présentés dans l’ordre de lecture et non de publication.

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Série Passions Londoniennes

Info : Les romans de la série “Passions Londoniennes” peuvent être lus indépendamment des autres tomes, chaque histoire se suffisant à elle-même (année de parution des trois tomes : 2020).
– Ordre de parution : 6-7-8 / 9

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Tome 1 : Alexander

Résumé : Londres, 1819
Le comte d’Ashford est perplexe. Ennuyé… et furieux. En mourant, le colonel Shaheedan l’a investi d’une mission… dont il se serait bien passé ! Bon sang, il a bien autre chose à faire que de jouer les dames marieuses !
En plus, il déteste les débutantes ; et avec elles, tout ce qui a trait, de près ou de loin, à l’idée même du mariage. Seigneur, pourquoi fallait-il donc que cela tombe sur lui ? Lui, jouisseur, séducteur, célibataire endurci, qui n’aime rien tant que cumuler les conquêtes et bambocher gaiement ?
D’autant que ni les femmes de sa famille, ni ses deux meilleurs amis, ni l’intéressée elle-même… ne semblent décidés à lui faciliter la tâche. Et que, s’il n’y prend garde, cette mission de confiance pourrait fort bien se retourner contre lui… venir saboter jusqu’aux fondements mêmes de son existence… et jusqu’à ses convictions les plus solides…

~ AVIS ~

C’est une romance adorable et tellement romantique que nous offre l’auteure !
Si l’histoire d’amour est vraiment prenante et ravissante, j’ai rencontré de légères inconvenances avec l’aspect historique.

Mais commençons par le positif !
Les codes du genre sont respectés à la lettre, en toute grâce, avec ce côté ravissant et très fleur-bleue. L’envie de poursuivre et de connaître le fin mot de l’histoire m’a emmenée sans trop de difficultés jusqu’au bout du roman, surtout à partir de l’instant où j’ai su le type de romance qui m’attendait.

La plume de l’auteure est fraîche et glisse fluidement sur le récit. J’ai adoré partir à la découverte d’Alexander et Jade ainsi que leur relation à la sauce “du désir et de l’interdit”. Nous les suivons à travers une valse de points de vue maîtrisée, qui a le mérite de rythmer l’histoire.
Leur personnalité est bien construite, permettant à la romance de naître avec de réels buts et obstacles. Les questionnements d’Alexander étaient pertinents (bien qu’un peu répétitif au fil du roman, à mon goût) face à sa situation et son soudain désir pour cette ingénue pupille. Jade, candide et jeune, m’a beaucoup plu. Elle n’était pas une jeune femme conventionnelle et a le mérite de porter un bout du récit sur ses épaules avec prestance (j’aurais tout de même aimé connaître davantage son point de vue, surtout pendant cette “fameuse” scène à la fin, uniquement narré du point de vue d’Alexander. Qu’a-t-elle ressenti ? Qu’a-t-elle pensé ?).
J’ai également été ravie d’avoir été “introduite” auprès des futurs protagonistes des tome 2 et 3. J’avoue que ce que j’ai lu dans ce premier tome m’a donné l’eau à la bouche et je suis curieuse de connaître les aventures, surtout amoureuses, de Jay et James. 🙂

Néanmoins, j’ai eu du mal à m’immerger totalement dans l’univers du roman, surtout pendant le premier chapitre. Pour un début d’histoire, je l’ai trouvé fastidieux à lire, (trop) remplis et condensé d’informations. Nous faisons face à un étalage de faits historiques, de découvertes et d’avancées technologiques, d’énumération de dates et des noms anciens, le tout, avec beaucoup de notes en bas de page. Pour une première confrontation avec un livre, j’ai trouvé ça un peu trop… long et pas assez prenant. Je comprends le but et j’entends la volonté d’Aurélie Depraz d’aider le lecteur à plonger dans l’atmosphère historique du roman, mais personnellement, ça m’a fait l’effet inverse et ai eu du mal à rentrer dedans.
J’ai vraiment accroché à partir du chapitre deux.
Egalement, il arrive que l’auteure s’élance dans des descriptions trop longues. Aurélie Depraz souhaite nous apprendre davantage sur un personnage, mais dévie rapidement sur un autre point, puis encore un autre, déroulant un parchemin, certes intéressant, mais un chouia long (et parfois redondant). Je finissais par ne plus savoir où nous en étions dans la discussion avec les protagonistes.
Et enfin, mon tout petit bémol dans la romance est que je n’ai pas ressenti de connexion ad vitam æternam entre Alexander et Jade, surtout du point de vue d’Alexander. J’ai adoré cette attirance magnétique qui les unit, et la manière dont elle s’immisce et joue avec eux.
Mais je n’ai pas très bien senti qu’Alexander n’aimera qu’elle jusqu’au bout de sa vie (ce point est totalement subjectif, mais c’est ainsi que j’ai vécu ma lecture).

Malgré tout, j’admets que les descriptions m’ont fait comprendre davantage cette lourde pression sociale du mariage, de l’importance de l’image que l’on donne à la société, les activités peu intellectuelles dans lesquelles on cantonne les femmes et il m’a plu de le découvrir à travers plusieurs points de vue. Même si les descriptions historiques sont onéreuses, elles ont tout de même le mérite de bien aviser les ressentis du lecteur.

Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce premier tome. C’est tout ce que peut espérer trouver une Fleur Bleue en quête d’une romance historique agréable. L’histoire d’amour est très belle, les protagonistes qui gravitent autour ont de quoi pimenter et rendre le récit jouissif.
Les points “noirs” énoncés sont uniquement basés sur mon ressenti de cette lecture et sans doute vivras-tu cette aventure autrement si tu te laisses séduire par ce roman. 🙂

Conclusion : J’aime… Beaucoup
♥ ♥

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Tome 2 : Jay

Résumé : Londres, 1819.
Jay Stenson a tout bâti de ses mains. Né dans la rue, au cœur des quartiers londoniens les plus pauvres, il a su s’élever dans la société à la seule force du poignet et finir à la tête d’un véritable empire industriel.
Pourtant, il est une chose que son argent, jusqu’à présent, n’a pas su acheter : le bonheur de sa sœur, la très jeune Elisa. Prêt à tout pour l’intégrer (malgré elle s’il le faut) aux milieux huppés qu’il fréquente désormais et l’aider à se lancer dans la vie, il décide de faire appel à une jeune aristocrate. La mission de cette dernière : éduquer Elisa et en faire une lady. Une vraie. À son image.
Mais la belle Amanda Keat, elle aussi, a de graves problèmes à résoudre. Quant à ses vues sur le monde, elles sont bien loin de celles de ce roturier de Stenson… dont le franc-parler, les manières abruptes et le manque total de tact l’agacent au plus haut point…

~ AVIS ~

Eh bien, je dois admettre que ce second roman m’a plus séduite que le premier ! Je me suis sentie plus embarquée, plus impliquée dans l’histoire et aussi plus touchée par la romance.

Tout d’abord, Jay est un personnage très intéressant et beaucoup plus énigmatique qu’Alexander. Né pauvre dans les quartiers les plus malfamés de Londres, il s’est hissé, seul, à la tête d’une fortune colossale. C’est évoqué dans le premier tome, sans pour autant entrer dans les détails. Il me tardait donc de le découvrir.
C’est, par conséquent, la première chose que j’ai appréciée dans ce roman. Découvrir son passé, lire son ascension et y déceler un personnage hautement bien structuré. Aurélie Depraz maîtrise ses personnages, et ça m’a plus sauté aux yeux dans ce second tome. Jay est donc très bien formulé et dépeint, jonglant entre son passé et ses nouvelles connaissances “de riche”, entre son succès et son non-conformisme. Il envoie au Diable toutes les convenances des nantis, tout en mettant un point d’honneur à garder en mémoire d’où il vient.
La relation qu’il a avec sa petite sœur est poignante et tout à son honneur. Vraiment, ce Jay est un protagoniste hors-pair, même ses défauts lui apportent un je-ne-sais-quoi d’intrigant.

La confrontation avec Amanda, cette jeune Lady a été très palpitante ! J’ai vraiment aimé la romance qui naît entre eux. Cette attirance, franche et sensuelle. Cette douceur féminine face à cette brute masculine. La bienséance d’Amanda face à ce “non-Gentleman” de Jay. Et comment les problèmes d’Amanda vont, finalement, devenir “d’humbles serviteurs” à la romance. J’ai trouvé, d’ailleurs, l’idée ingénieuse ! Dès le début, nous savons comment les problèmes Amanda vont se connecter à Jay. Et comment Jay va être lié à Amanda. J’ai eu un faible pour ces intrigues bien pensées qui tournent autour d’eux et qui, en tant que lecteur, émoustillent car on sait où ça va mener. Puis ces questionnements, toujours en lien avec cette pression sociale, qui tel un marionnettiste, régit la vie de nos protagonistes dans l’Angleterre du XIXème siècle. Aurélie Depraz fournit un travail remarquable quant à la minutie de son décor.
Certes, ici comme dans le premier tome, certains passages m’ont semblé beaucoup trop longs et fastidieux à lire, peuplé de détails “too much” (surtout la fin du premier chapitre, dans ce deuxième tome), mais je dois dire que l’immersion était plus remarquable et aisée. Peut-être parce qu’à travers l’histoire générale de ce tome, nous découvrons l’autre côté dépourvu de glamour de Londres, la pauvreté, sans pour autant entrer dans un pathos à faire pleurer dans les chaumières. Ca se sent que l’auteure a voulu être au cœur de cette époque, au cœur même du côté sordide de cette capitale, sans fioritures.
Et paradoxalement, le passage où les descriptions m’ont le moins dérangée et beaucoup fascinée, ce sont les instructions qu’Amanda prodigue à la jeune Elisa, sœur de Jay, sur comment être une parfaite Lady en société. Comment on s’occupe des domestiques, la tenue de sortie d’une Dame, le langage de l’éventail, quel type verre servir à son invité selon l’alcool demandé… Bref, pour le coup, donnés aux lecteurs dans un contexte idéal, ces détails m’ont passionnée et m’ont emmenée des siècles en arrière. J’étais même prête à tout écrire de mon côté, au cas où, par le plus grand des hasards, je devenais moi-aussi, une Lady, hahaha ^^

Pour résumer, j’ai eu vraiment plus de cœur à suivre les aventures de Jay que d’Alexander. Ce tome est plus… profond, plus instructeur. Il y a toujours autant de descriptions mais les actions, plus nombreuses, contrebalancent le tout. Les obstacles qui séparent Amanda de Jay sont réels, leur rapprochement est très naturel. J’ai senti cette connexion entre eux, plus qu’entre Alexander et Jade. (Néanmoins, je n’ai pas boudé le plaisir de les retrouver dans ce tome et d’apprendre ce qu’ils sont devenus. 😉 )
Une suite vraiment très plaisante à lire. Il me tarde de découvrir James, le troisième de la bande !

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

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Tome 3 : James

Résumé : Angleterre, 1821
Aylana est désespérée. La vie de son frère John ne tient plus qu’à un fil, et la seule solution qu’il lui reste est d’en appeler… à la clémence du roi.
Elle. Une roturière. À qui Sa Majesté n’accordera pas même l’ombre d’une audience. Et pour qui Elle ne lèvera pas l’ongle du petit doigt. À moins…
À moins de l’approcher grâce à l’un de Ses plus fidèles compagnons de débauche, qui jouit de Son estime et de Sa plus grande confiance : James Eastlake. James Eastlake, auquel son frère, le duc de Somerset, la recommande avec réticence. James Eastlake, qui traîne derrière lui une réputation exécrable. James Eastlake, qui l’a même offensée il y a plusieurs années. James Eastlake, enfin, qui n’acceptera jamais de l’aider, au vu de l’affront qu’elle lui a elle-même fait subir en retour à l’époque.
James Eastlake… qui reste son seul espoir, malgré tout.
Aylana n’a pas le choix. Elle ira à Londres. Elle trouvera cet homme. Et elle le suppliera d’intercéder en sa faveur. Et ce, quel qu’en soit le prix.

~ AVIS ~

Je l’admets, ce troisième tome n’était pas celui que j’attendais avec grande impatience. Et James, le dernier du trio que je voulais connaître.
En effet, dans les deux précédents tomes, la seule caractéristique qui émane de ce personnage est qu’il est un séducteur.
Un libertin.
Un grand coureur de jupon invétéré. Que seuls les plaisirs de la chair occupe (en autres).
Et j’avais un peu peur de ce qui pouvait lui arriver, en termes de romance.
Je craignais d’être ennuyée, d’avoir une histoire d’amour bateau, une sorte de “Bad boy” VS “Fille timide” comme il en pullule, mais à la sauce historique.
Car, pour James, il ne fallait pas une simple romance, une histoire d’amour bidon où une femme “lambda” allait le faire changer d’avis, ça n’aurait pas été crédible. Il fallait un déclic, LA femme qui le bousculerait, qui l’animerait d’une manière inédite et franche.
Et je plaide coupable, j’ai complètement sous estimé le pouvoir de la plume d’Aurélie Depraz, qui l’avait bien compris…

Parce que, petit à petit, tel un rideau de scène s’ouvrant doucement, nous découvrons ce qu’il se cache derrière cette unique description. Et j’ai été prise à mon propre piège. Car c’est le tome que j’ai lu le plus rapidement ! Une fois débuté, il m’a été difficile de le lâcher.
En réalité et selon moi, l’auteure est allée crescendo dans ses romances.
Moi qui pensais que l’histoire de Jay serait indétrônable…

En premier lieu, l’auteure n’a pas failli dans la description de James. Il était exactement comme je me l’étais imaginé. Mais en mieux.
Oui, c’est un séducteur mais avant tout un homme qui profite d’une liberté retrouvée après son enrôlement à la guerre et chasse les horreurs qu’il a vues et vécues. Et il assume parfaitement. Je crois que c’est ça qui m’a le plus charmée dans ce personnage, c’est le fait qu’il assume tout. Il ne veut pas de mariage, il le dit. Il couche avec (presque) tout les chromosomes X de Londres, il ne le nie pas. Et nous apprenons davantage aussi sur son entourage familiale, qui ne serait pas non plus innocente à son mode de vie.

Et Aylana, l’héroïne, est le genre de femme qui lui fallait. Ne manquant pas d’intelligence, ni de répartie, ni de courage. Alors, on reste tout de même sur une romance un peu du goût de “Bad Boy” VS “Fille timide” mais Aurélie Depraz n’a pas failli à créer une romance palpitante ! Elle a réussi à concocter des intrigues dans lesquels nos héros s’emmêlent et qui les rapprocheront inéluctablement. J’ai tout adoré dans cette histoire d’amour. Leur rencontre, leur manière de s’apprivoiser et leur attirance enflammée (je mets cependant un petit bémol sur une scène “hot” après qu’il soit arrivé… “ça” à l’héroïne. Je l’ai trouvée un peu déplacée et surtout les questions et les freins sont sortis de l’esprit de James, et non d’Aylana. Bref ^^)… Le tout, en restant fidèle au héros. Non, James n’est pas devenu un “indécrottable romantique” d’un chapitre à l’autre. Non, non. Aurélie Depraz a réussi à y aller tout en finesse. Elle lui a fait vivre une romance dont lui-même n’en est pas revenu. D’abord, aux travers des différentes intrigues, mais aussi de ses sentiments et ses questionnements au moment fatidiques (Lui ? Amoureux ? Quelle sottise !). Là aussi, ce qu’il ressent pour Aylana est bien suggéré et mis en avant, beaucoup plus que dans le tome 1 avec Alexander.

Cependant, ici et comme dans les précédents tomes, nous faisons face à des pages entières de descriptions historiques, condensées au même endroit. Mais elles sont moins nombreuses. Du moins, c’est la sensation que j’ai eue. En fait, je dois dire avoir tellement été éprise par la romance que j’y ai moins prêté attention (et par habitude aussi, je pense. ).

Et c’est toujours agréable de connaître le destin des deux autres couples formés dans les précédents tomes. 😉

Pour résumer, ce dernier tome a été une très, très agréable surprise !

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

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Conclusion finale

Il n’y a pas à hésiter, je vous conseille grandement la série “Passions Londoniennes” !
Certes, les parties historiques sont parfois fastidieuses à lire, et constantes (pas un tome n’est épargné), mais ça fait partie, finalement, du charme de la plume d’Aurélie Depraz. Car passé outre ce détail, j’ai admiré les histoires d’amour que j’ai lues. J’aime la manière naturelle d’écrire de l’auteure, à la fois espiègle et franche, ainsi que sa plume gracieuse.
Tous les tomes sont différents, très palpitants et agréables à suivre. Ce ne sont pas de simples histoires d’amour, elles sont recherchées, mis en place avec minutie et aucune d’elles ne se ressemble. Chaque héros a le droit à sa mise en valeur, à son magnétisme, sans dénaturer leur nature énoncée dans les différents tomes. Tous les personnages sont bien construits.
Malgré ces fameuses descriptions à rallonges, cette aventure en Angleterre a été instructive et vivifiante. Il est évident qu’Aurélie Depraz a fait un incroyable travail de recherches et mine de rien, embarque le lecteur à l’époque voulue !
Bref, de vraies belles histoires d’amour au cœur d’une ancienne Angleterre examinée sous tout ces coutures. 😉

Conclusion Finale : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

Les trois avis ont été publiés en Janvier

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Série “Amours Slaves

♦ Info : Le premier tome a été publié en 2020. Le second tome, qui apparaîtra en 2021, pourra être lu indépendamment.
– Ordre de parution : 9 / 9

Tome 1 : Les Routes de l’Est

Résumé : Iaroslav, cours supérieur de la Volga, 908.
Quand Svetlana rencontre Sweyn Eiriksson la première fois, elle le déteste pour tout ce qu’il incarne, l’arrogance, l’impudence, l’insolence et surtout, surtout, la dangerosité de sa race – celle des Hommes du Nord.
Elle est bien loin de se douter qu’à peine un an plus tard, sur les rives sud de la mer Caspienne, en plein territoire musulman, il sera le seul à pouvoir l’arracher à ce funeste destin qui semble être devenu le sien, surmonter tous les obstacles qui se dressent désormais entre elle et les siens… et lui rendre sa liberté.
Car, à présent, ce sont des milliers de kilomètres qui la séparent de son peuple. Et, au milieu… des montagnes hostiles et arides, des steppes peuplées de tribus sauvages, des forêts sombres semées de dangers… et les eaux tumultueuses du Dniepr.
Passera-t-elle outre son aversion spontanée pour l’orgueilleux Scandinave… et aura-t-elle raison de lui faire confiance ?

~ AVIS ~

C’est une agréable balade sensorielle qu’offre Aurélie Depraz dans ce roman ! En plus d’une romance sensuelle et bien menée, un véritable voyage t’attend, peuplé de saveurs exotiques, d’anecdotes Viking et de personnages attrayants.

En effet, le gros point fort de ce roman pour moi est ce voyage des sens. Les miens ont embarqué avec allégresse à travers ces “Routes de l’Est“. L’auteure a fait un travail incroyable d’immersion par la vue, l’odorat, l’ouïe et le goût. Chaque aspect y est finement détaillé, de la nourriture en passant par les différents parfums qui enivrent nos héros en déambulant sur les marchés, la description des paysages, et aussi par les confins d’une histoire des “Mille et Une Nuits“.
A ma grande surprise, le monde Viking et le monde Arabe cohabitent harmonieusement dans ce roman. Alors, il y a des choses pas jolies transpirant de vérité historique, certes (esclavagisme, combats…), mais j’ai découvert un aspect du “Commerce International” historique que je ne soupçonnais pas et j’en remercie l’auteure pour cette découverte.
D’ailleurs, si l’aspect historique m’a paru un peu “abrupt” dans les romances se déroulant en Angleterre (voir plus haut dans l’article), ici, il se glisse avec finesse et parcimonie tout le long du récit. Des anecdotes historiques des pays arabes, par ici. Par là, des coutumes nordiques. Le tout est donné par des regards, des dialogues, donnant une saveur à la plongée historique plus agréable.

Bon, oui, j’ai aussi adoré ma lecture grâce à la romance.
Le rapport de force entre nos deux héros est impeccable. Svetlana est une jolie jeune femme rude dans son comportement, têtue et résiliente. Alors que Sweyn, lui, l’est physiquement, mais avec un caractère franc, honnête et loyal. On sent tout de suite monter cette tension pétillante entre les deux. Dès le début, nous sommes dans une sorte confrontation d’égo. Même s’il n’y a aucun suspens quant à la conclusion de cette histoire, j’ai tout de même savouré l’ensemble de la romance. Leur face à face, leur attirance, leurs joutes verbales, mais aussi leurs raisonnements qui les freinent à aller vers l’autre, j’ai tout adoré. Le rythme de la romance est également très bon, bien raisonné et s’imbrique à merveille avec les autres intrigues.

On ne s’ennuie donc pas en parcourant “Les Routes de l’Est“, entre nos sens en éveil, cette romance “mielleusement tourmentée” et les embûchent qui parsèment la route ! La plume d’Aurélie Depraz est également douce et subtile, narrant avec soin et passion cette histoire.

C’est un roman vivifiant, intrigant, où la romance est pulpeuse et le voyage admirable bien mené.
Une véritable romance palpitante !

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

Avis publié en Février

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Comme une aurore dans la brume

♦ Info : Ce roman a été publié en 2019
– Ordre de parution : 5 / 9

Résumé : Sørjevik, Norvège, 871
Haakon est furieux. Son jarl et meilleur ami, Loken, lui a imposé de s’occuper de la captive qu’ils ont repêchée en pleine mer du Nord jusqu’à ce qu’ils aient pu obtenir sa rançon. Or, la naufragée refuse de décliner son identité et sa beauté éveille en lui autant de souvenirs douloureux que son caractère l’insupporte.
L’hiver approche. Si elle ne parle pas maintenant, toute tentative de rançonnage sera reportée et il devra la surveiller jusqu’au printemps. Et ça, c’est strictement hors de question. Parce qu’elle est intenable, caractérielle et… aussi désirable qu’interdite.
Quant à la jeune femme, elle semble bien décidée à ne pas lui rendre la tâche facile, à bien plus d’un égard…
Un voyage au cœur des fjords du Rogaland, au temps des grandes expéditions vikings, des guerres entre clans et royaumes scandinaves et de l’exploration maritime des nouvelles voies du nord.

~ AVIS ~

J’ai été subjuguée du début à la fin ! Ce roman m’a fait voyager, autant géographiquement que dans le temps. L’immersion historique au sein du peuple Viking est une merveille, la romance, malgré un bémol à mes yeux, est savoureuse, attisée d’une fulgurante attirance et mêlée de suspens. Et surtout, un rythme incroyablement bien soutenu !

D’ailleurs, le roman démarre sur les chapeaux de roues : Un bateau navigant en pleine mer repêche un corps inerte … Celle du jeune femme striée de blessures, encore en vie. Qui est-ce ? Comment a-t-elle atterri là ?
Cette brève traversée m’a fait penser au roman précédemment lu (“La route de l’Est“) qui se déroule dans un univers Viking et maritime. Mais ici, nos héros mettent vite pied à terre et le rythme prend sa route de croisière, peuplé de descriptions sur ce peuple nordique, de dialogues pimentés de joutes verbales entre nos héros, agrémenté de personnages secondaires tout aussi bien construits et attrayants que nos héros eux-mêmes, et… d’intrigues qu’Aélis, notre héroïne, a ramenés malgré elle dans son sillage…

Le gros point positif de ce roman, c’est la plongée soignée et complète dans le monde des Vikings. Je l’ai trouvée incroyable et impressionnante ! Lorsque je lisais le roman, j’étais dedans. Dans leur maisonnette au coin du feu, en train de vivre leurs us et coutumes, d’observer les plaines, les animaux, d’essayer de comprendre leurs cultes, de manger leurs plats, de ressentir le froid de l’hiver, la sensation de leurs vêtements d’époque… Bref, c’est l’un des meilleurs romans de l’auteure en terme de plongée historique (que j’ai lu jusqu’à présent) ! Le récit bouillonne d’anecdotes et de faits historiques. Encore, certes, peuplé de descriptions un poil trop longues, mais, il faut le reconnaître, c’était à la fois fluide et prenant. J’ai découvert une myriade de choses sur la vie des Vikings et pour ça, un grand merci à Aurélie Depraz !

Les intrigues sont bien ficelées et amènent leur lot de suspens. Le rythme valse avec parcimonie entre descriptions et dialogues, entre découvertes culturelles et actions. Même pendant les moments de calme, on ne s’ennuie pas.

Quant à la romance, cette dernière m’a un peu fait penser à “La Belle et La Bête“. Cette cohabitation forcée entre Haakon, notre héros un peu “ours brut au cœur meurtri” et une Aélis courageuse et forte malgré les épreuves vécues, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ces deux-là se cherchent, tout en s’évitant et cette attirance magnétique les déjouera de leur but initial.
Même si j’admire la manière qu’a l’auteure de déployer et de décrire ses romances, ici, j’ai trouvé que cette partie manquait un peu de cohérence et le rapprochement (physique, surtout) entre nos deux héros, trop rapide et précipité.
/!\ Risque de spoils /!\
Nous avons ici Aélis une héroïne jeune, qui vient de s’échapper d’un mariage malheureux et violent. Cette union a quand même duré quelques années. Et c’est une question de jours/semaines avant qu’elle “n’ouvre les cuisses” (je n’aime pas cette expression, mais tu comprends l’image) pour accueillir un nouvel homme dans son intimité et ça… *mouedubitative*.
Une jeune fille qui a subit des sévices physiques dans un mariage arrangé doit avoir des séquelles psychologiques assez sévères pour ne pas être ouverte à une nouvelle romance aussi rapidement. Surtout avec un étranger qu’elle vient de rencontrer – aussi beau et musclé soit-il.
Le premier acte de chair “stoppé” entre eux aurait dû être arrêté de son initiative et pas du héros pour cause de loyauté envers son jarl. Le traumatisme, les souvenirs, la mémoire du corps… Cette pauvre Aélis aurait dû être encore beaucoup trop marquée par les supplices de son époux violent pour être aussi éprise et ouverte. Elle vient à peine de s’en échapper !
Oui, c’est une fiction, une histoire romancée. Sur les points qui viennent par la suite dans leur relation, je n’ai rien à redire, c’était très mignon et cette douceur qui vient les enrôler est adorable à suivre, mais même dans la série “Game of Thrones“, Sansa (je fais le lien car l’héroïne m’y a fait beaucoup penser), traumatisée, n’a même plus d’homme dans sa vie suite à son union avec le grand méchant Ramsay. Ici, bon Aélis a pu reprendre sa vie autrement, ce qui est plausible, mais… Pas aussi tôt. Pas aussi vite.
/!\ Fin de spoils /!\

Mis à part ce petit bémol concernant l’histoire d’amour, j’ai passé un excellent moment de lecture. L’histoire dans son ensemble est prenante, le rythme est excellent, tellement qu’il est difficile de poser le roman, et j’ai appris beaucoup sur le monde des Vikings. Il y a un petit loupé à mes yeux sur la romance, mais Aurélie a une plume fine et sait parfaitement quand cocher les codes de la romance dans son récit pour que celle-ci s’anime au meilleur moment.

C’est encore un très bon roman de l’auteure ! 🙂

Conclusion : J’aime… Passionnément
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Avis publié en Mars

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Shaena

♦ Info : Ce roman a été publié en 2019
– Ordre de parution : 4 / 9

Résumé : Extrême nord de l’Ecosse, 1214
Quand Connor revient à CastleWhite après neuf ans d’absence, c’est pour constater que les desseins de son père, le seigneur de Caithness, n’ont pas changé à son égard : quoique grabataire et alcoolique, il n’a pas renoncé à le contraindre à épouser la fille de leur pire ennemi : le jarl des Orcades. Une Scandinave ! Quand tout le monde sait que c’est à ces chiens de Vikings qu’on doit la mort de Tormond !
Connor est catégorique. S’il doit se marier un jour, ce sera avec une Ecossaise. Jamais il n’épousera cette sauvageonne dont il a gardé le souvenir, une gamine d’à peine dix ans, maigre, plate et farouche.
Peu importe qu’elle ait grandi, peu importe sa beauté, ce que leurs pères peuvent comploter. Peu importe qu’il soit devenu homme, peu importe qu’elle soit devenue femme. Rien ni personne ne le fera changer d’avis.
Pas même elle.

~ AVIS ~

Retrouver chaque mois la plume d’Aurélie Depraz est devenu un réel plaisir. Pas une histoire d’amour ne se ressemble, alors que certaines côtoient le même décor et c’est toujours très, très bien écrit. L’auteure sait parfaitement allier “romance” et “historique” et ses histoires se lisent tellement bien !
Cependant, même si j’ai rapidement plongé dans le récit de “Shaena“, il y a eu, pour moi, de légères maladresses.

Avant de me lancer dans la chronique, j’aimerais mettre un “holà” sur un aspect qui commence à me gêner dans les romances de l’auteure.
C’est le troisième roman que je lis où l’héroïne est sauvée in extremis d’un viol/agression sexuelle par le héros et juste après, les deux se jettent “fiévreusement” dans les bras l’un de l’autre. Pour moi, c’est totalement déplacé… Je peux comprendre que la peur engendre une certaine adrénaline qui donne envie aux héros de compenser par un acte de chair. Mais personnellement, ça me dérange qu’une tentative d’agression sexuelle en fasse partie. On ne peut pas la mettre dans la catégorie “adrénaline de la peur qui fait monter la température“. Que l’héroïne se blottisse dans les bras du héros qui vient de la sauver, rassurée d’avoir échappé au pire, soit. Je n’ai d’ailleurs rien contre cette intrigue, les femmes sont malheureusement encore trop souvent victimes de ce genre d’acte, et ça devait être encore plus récurrent par le passé. Mais si à chaque fois, c’est suivi d’une envie de partie de jambe en l’air alors que l’héroïne doit être traumatisée et déboussolée… Ca me perturbe. Surtout que dans ces trois romans, systématiquement et à mon grand étonnement, c’est le héros qui freine en premier ses ardeurs. Jamais l’héroïne, pourtant la victime et première concernée…

Parenthèse fermée.

Pour en revenir à “Shaena“, voici le gros point positif : l’aspect “historique”.
Ce dernier est impeccable, épuré et foisonnant de détails minutieusement mis en place (grâce à un vocabulaire riche de cette époque, de recherches pointues sur de réels faits historiques et une exploitation grâcieuse des cinq sens). J’ai même, encore une fois, découvert un autre aspect de l’Histoire dont j’ignorais l’existence ! En ce point, Aurélie Depraz excelle, ses romans historiques prennent place dans un décor souvent inexploré dans les romances historiques habituelles.
Même le décor écossais a été très bien travaillé et retranscris. Ayant eu l’occasion de voyager en Ecosse, je m’y revoyais très bien.
Le voyage dans le temps est une très belle réussite dans ce roman.

Malheureusement, pour la première fois, je n’ai pas été plus que ça sensible sur l’aspect “romance”. Hormis mon “holà” de ce début de chronique, il y a eu d’autres choses qui m’ont un peu chiffonnée.
L’histoire d’amour parait pourtant super bien ! Aurélie Depraz amorce une romance à la sauce “Roméo et Juliette” avec une petite pointe de “Enemies to Lovers“… Miam !
Si ce bon filon tient debout, au fur et à mesure, l’attrait s’amenuise. Shaena et Connor, nos héros, se captent du regard, se désirent, et… C’est tout. Et à mon sens, désirer quelqu’un n’est pas synonyme “d’aimer quelqu’un”.
En effet, il n’y a pas grand chose qui unit nos héros pour qu’ils tombent amoureux l’un de l’autre, si ce n’est une attirance fulgurante mutuelle. Dire “oui je l’aime“, alors qu’il n’y a jamais eu une conversation concrète et aboutie entre les héros, un partage de confidence, d’activité, de confessions, de rires… Bref, il n’y a pas eu pour moi un pont / une traversée qui aurait pu faire office de passerelle entre “je la/le désire” à “j’en suis tombé.e amoureux.se“. Du coup, eh bien, je n’y ai pas tellement cru à leur envie d’union pour la vie…
J’ai même fini par plus shipper Shaena et Sean -le meilleur ami de Connor, car ils ont justement partagé tout ce qu’il m’a manqué entre Shaena et Connor. A travers quelques conversations, on a pu même percevoir une complicité naître entre eux, un sentiment d’amitié et d’admiration partagé. De plus, Sean l’estimait et la respectait, voyant en elle plus qu’un “physique avantageux”. Même si je sentais que Connor aussi, ça n’a pas été très bien justifié à mes yeux.

Ce qui m’a dérangé aussi et qui a aussi joué sur le fait que la romance a été moins bien digérée pour moi, c’est d’avoir transformé notre héroïne en “modèle parfait féminin” pour notre héros.
Je m’explique.
Au début du récit, Shaena est décrite comme un peu chétive, timide, n’osant pas affronter son propre père et qui ploie à ses désirs farfelus.
Plus loin dans le récit, Connor dit qu’il souhaite s’unir avec une femme qui a du cran, qui puisse gérer la demeure seule en son absence… Et BIM ! Lors d’une intrigue ‘opportune”, notre héroïne se dévoile avoir du courage, du cran, n’a plus peur de rien et gère le domaine d’une main de maître, comme si elle avait déjà fait ça… Là voilà donc, comme par magie, se transformer en LA femme que souhaite épouser Connor. Et à mes yeux, ça a manqué un peu de subtilité et de naturel (et qui, en lien avec mon précédent point, sert de “pont de transition” entre le désir et l’amour). Si notre héroïne, même devant son père avait démontré une once de courage de lui répondre – quitte à avoir des remontrances – nous permettant d’être témoin de son côté téméraire, j’aurais trouvé ça plus cohérent. Mais là, le contraste est trop grand.

Sur un aspect plus général, je dois dire que j’ai plutôt tout apprécié. Connor est un héros bien travaillé (sauf à la fin, où je n’ai pas eu un “pardon” que j’estimais important et légitime pour Shaena) et j’ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires, les gentils comme les méchants. Ils rendent vivant le récit et grâce à eux, zéro point mort dans le rythme.
Gros coup cœur pour Sean, dont j’aimerais beaucoup un spin-off centré sur lui !
Les intrigues ne s’essoufflent jamais, entre les clans voisins dont il faut se méfier, les guerres qu’il faut être prêt à mener… Le tout dans ce décor verdoyants d’Ecosse soufflé par le temps maussade… Même si j’ai eu quelques déconvenues, je ne me suis pas ennuyée !

Conclusion : J’aime… Beaucoup
♥ ♥

A suivre…

La Romantique éperdue ♥

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