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Services Presses : Les romances historiques d’Aurélie Depraz

Fin 2020, j’ai répondu à l’appel à chroniqueurs lancé par Aurélie Depraz.
Me voici donc, en 2021, pour te partager mon avis sur les romans de cette auteure. 🙂

Aurélie Depraz est une écrivaine spécialisée dans les romances historiques. A ce jour, elle a publié 9 romans en auto-édition.
Pour en savoir plus sur l’auteure, rendez vous sur son site internet (en cliquant sur le petit stylo) : 🖋

Crédit Illustration Couvertures : © Marine Manlay

Comme pour tout autre chronique de Service Presse, je tiens à rappeler que les avis écrits ci-dessous n’engagent que moi, mon coeur et mon esprit 🙂 ! Tu as tous les droits de ne pas les partager.

Un grand merci à Aurélie Depraz pour sa confiance !

Les livres sont présentés dans l’ordre de lecture et non de publication.

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Série Passions Londoniennes

Info : Les romans de la série “Passions Londoniennes” peuvent être lus indépendamment des autres tomes, chaque histoire se suffisant à elle-même (année de parution des trois tomes : 2020).

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Tome 1 : Alexander

Résumé : Londres, 1819
Le comte d’Ashford est perplexe. Ennuyé… et furieux. En mourant, le colonel Shaheedan l’a investi d’une mission… dont il se serait bien passé ! Bon sang, il a bien autre chose à faire que de jouer les dames marieuses !
En plus, il déteste les débutantes ; et avec elles, tout ce qui a trait, de près ou de loin, à l’idée même du mariage. Seigneur, pourquoi fallait-il donc que cela tombe sur lui ? Lui, jouisseur, séducteur, célibataire endurci, qui n’aime rien tant que cumuler les conquêtes et bambocher gaiement ?
D’autant que ni les femmes de sa famille, ni ses deux meilleurs amis, ni l’intéressée elle-même… ne semblent décidés à lui faciliter la tâche. Et que, s’il n’y prend garde, cette mission de confiance pourrait fort bien se retourner contre lui… venir saboter jusqu’aux fondements mêmes de son existence… et jusqu’à ses convictions les plus solides…

~ AVIS ~

C’est une romance adorable et tellement romantique que nous offre l’auteure !
Si l’histoire d’amour est vraiment prenante et ravissante, j’ai rencontré de légères inconvenances avec l’aspect historique.

Mais commençons par le positif !
Les codes du genre sont respectés à la lettre, en toute grâce, avec ce côté ravissant et très fleur-bleue. L’envie de poursuivre et de connaître le fin mot de l’histoire m’a emmenée sans trop de difficultés jusqu’au bout du roman, surtout à partir de l’instant où j’ai su le type de romance qui m’attendait.

La plume de l’auteure est fraîche et glisse fluidement sur le récit. J’ai adoré partir à la découverte d’Alexander et Jade ainsi que leur relation à la sauce “du désir et de l’interdit”. Nous les suivons à travers une valse de points de vue maîtrisée, qui a le mérite de rythmer l’histoire.
Leur personnalité est bien construite, permettant à la romance de naître avec de réels buts et obstacles. Les questionnements d’Alexander étaient pertinents (bien qu’un peu répétitif au fil du roman, à mon goût) face à sa situation et son soudain désir pour cette ingénue pupille. Jade, candide et jeune, m’a beaucoup plu. Elle n’était pas une jeune femme conventionnelle et a le mérite de porter un bout du récit sur ses épaules avec prestance (j’aurais tout de même aimé connaître davantage son point de vue, surtout pendant cette “fameuse” scène à la fin, uniquement narré du point de vue d’Alexander. Qu’a-t-elle ressenti ? Qu’a-t-elle pensé ?).
J’ai également été ravie d’avoir été “introduite” auprès des futurs protagonistes des tome 2 et 3. J’avoue que ce que j’ai lu dans ce premier tome m’a donné l’eau à la bouche et je suis curieuse de connaître les aventures, surtout amoureuses, de Jay et James. 🙂

Néanmoins, j’ai eu du mal à m’immerger totalement dans l’univers du roman, surtout pendant le premier chapitre. Pour un début d’histoire, je l’ai trouvé fastidieux à lire, (trop) remplis et condensé d’informations. Nous faisons face à un étalage de faits historiques, de découvertes et d’avancées technologiques, d’énumération de dates et des noms anciens, le tout, avec beaucoup de notes en bas de page. Pour une première confrontation avec un livre, j’ai trouvé ça un peu trop… long et pas assez prenant. Je comprends le but et j’entends la volonté d’Aurélie Depraz d’aider le lecteur à plonger dans l’atmosphère historique du roman, mais personnellement, ça m’a fait l’effet inverse et ai eu du mal à rentrer dedans.
J’ai vraiment accroché à partir du chapitre deux.
Egalement, il arrive que l’auteure s’élance dans des descriptions trop longues. Aurélie Depraz souhaite nous apprendre davantage sur un personnage, mais dévie rapidement sur un autre point, puis encore un autre, déroulant un parchemin, certes intéressant, mais un chouia long (et parfois redondant). Je finissais par ne plus savoir où nous en étions dans la discussion avec les protagonistes.
Et enfin, mon tout petit bémol dans la romance est que je n’ai pas ressenti de connexion ad vitam æternam entre Alexander et Jade, surtout du point de vue d’Alexander. J’ai adoré cette attirance magnétique qui les unit, et la manière dont elle s’immisce et joue avec eux.
Mais je n’ai pas très bien senti qu’Alexander n’aimera qu’elle jusqu’au bout de sa vie (ce point est totalement subjectif, mais c’est ainsi que j’ai vécu ma lecture).

Malgré tout, j’admets que les descriptions m’ont fait comprendre davantage cette lourde pression sociale du mariage, de l’importance de l’image que l’on donne à la société, les activités peu intellectuelles dans lesquelles on cantonne les femmes et il m’a plu de le découvrir à travers plusieurs points de vue. Même si les descriptions historiques sont onéreuses, elles ont tout de même le mérite de bien aviser les ressentis du lecteur.

Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce premier tome. C’est tout ce que peut espérer trouver une Fleur Bleue en quête d’une romance historique agréable. L’histoire d’amour est très belle, les protagonistes qui gravitent autour ont de quoi pimenter et rendre le récit jouissif.
Les points “noirs” énoncés sont uniquement basés sur mon ressenti de cette lecture et sans doute vivras-tu cette aventure autrement si tu te laisses séduire par ce roman. 🙂

Conclusion : J’aime… Beaucoup
♥ ♥

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Tome 2 : Jay

Résumé : Londres, 1819.
Jay Stenson a tout bâti de ses mains. Né dans la rue, au cœur des quartiers londoniens les plus pauvres, il a su s’élever dans la société à la seule force du poignet et finir à la tête d’un véritable empire industriel.
Pourtant, il est une chose que son argent, jusqu’à présent, n’a pas su acheter : le bonheur de sa sœur, la très jeune Elisa. Prêt à tout pour l’intégrer (malgré elle s’il le faut) aux milieux huppés qu’il fréquente désormais et l’aider à se lancer dans la vie, il décide de faire appel à une jeune aristocrate. La mission de cette dernière : éduquer Elisa et en faire une lady. Une vraie. À son image.
Mais la belle Amanda Keat, elle aussi, a de graves problèmes à résoudre. Quant à ses vues sur le monde, elles sont bien loin de celles de ce roturier de Stenson… dont le franc-parler, les manières abruptes et le manque total de tact l’agacent au plus haut point…

~ AVIS ~

Eh bien, je dois admettre que ce second roman m’a plus séduite que le premier ! Je me suis sentie plus embarquée, plus impliquée dans l’histoire et aussi plus touchée par la romance.

Tout d’abord, Jay est un personnage très intéressant et beaucoup plus énigmatique qu’Alexander. Né pauvre dans les quartiers les plus malfamés de Londres, il s’est hissé, seul, à la tête d’une fortune colossale. C’est évoqué dans le premier tome, sans pour autant entrer dans les détails. Il me tardait donc de le découvrir.
C’est, par conséquent, la première chose que j’ai appréciée dans ce roman. Découvrir son passé, lire son ascension et y déceler un personnage hautement bien structuré. Aurélie Depraz maîtrise ses personnages, et ça m’a plus sauté aux yeux dans ce second tome. Jay est donc très bien formulé et dépeint, jonglant entre son passé et ses nouvelles connaissances “de riche”, entre son succès et son non-conformisme. Il envoie au Diable toutes les convenances des nantis, tout en mettant un point d’honneur à garder en mémoire d’où il vient.
La relation qu’il a avec sa petite sœur est poignante et tout à son honneur. Vraiment, ce Jay est un protagoniste hors-pair, même ses défauts lui apportent un je-ne-sais-quoi d’intrigant.

La confrontation avec Amanda, cette jeune Lady a été très palpitante ! J’ai vraiment aimé la romance qui naît entre eux. Cette attirance, franche et sensuelle. Cette douceur féminine face à cette brute masculine. La bienséance d’Amanda face à ce “non-Gentleman” de Jay. Et comment les problèmes d’Amanda vont, finalement, devenir “d’humbles serviteurs” à la romance. J’ai trouvé, d’ailleurs, l’idée ingénieuse ! Dès le début, nous savons comment les problèmes Amanda vont se connecter à Jay. Et comment Jay va être lié à Amanda. J’ai eu un faible pour ces intrigues bien pensées qui tournent autour d’eux et qui, en tant que lecteur, émoustillent car on sait où ça va mener. Puis ces questionnements, toujours en lien avec cette pression sociale, qui tel un marionnettiste, régit la vie de nos protagonistes dans l’Angleterre du XIXème siècle. Aurélie Depraz fournit un travail remarquable quant à la minutie de son décor.
Certes, ici comme dans le premier tome, certains passages m’ont semblé beaucoup trop longs et fastidieux à lire, peuplé de détails “too much” (surtout la fin du premier chapitre, dans ce deuxième tome), mais je dois dire que l’immersion était plus remarquable et aisée. Peut-être parce qu’à travers l’histoire générale de ce tome, nous découvrons l’autre côté dépourvu de glamour de Londres, la pauvreté, sans pour autant entrer dans un pathos à faire pleurer dans les chaumières. Ca se sent que l’auteure a voulu être au cœur de cette époque, au cœur même du côté sordide de cette capitale, sans fioritures.
Et paradoxalement, le passage où les descriptions m’ont le moins dérangée et beaucoup fascinée, ce sont les instructions qu’Amanda prodigue à la jeune Elisa, sœur de Jay, sur comment être une parfaite Lady en société. Comment on s’occupe des domestiques, la tenue de sortie d’une Dame, le langage de l’éventail, quel type verre servir à son invité selon l’alcool demandé… Bref, pour le coup, donnés aux lecteurs dans un contexte idéal, ces détails m’ont passionnée et m’ont emmenée des siècles en arrière. J’étais même prête à tout écrire de mon côté, au cas où, par le plus grand des hasards, je devenais moi-aussi, une Lady, hahaha ^^

Pour résumer, j’ai eu vraiment plus de cœur à suivre les aventures de Jay que d’Alexander. Ce tome est plus… profond, plus instructeur. Il y a toujours autant de descriptions mais les actions, plus nombreuses, contrebalancent le tout. Les obstacles qui séparent Amanda de Jay sont réels, leur rapprochement est très naturel. J’ai senti cette connexion entre eux, plus qu’entre Alexander et Jade. (Néanmoins, je n’ai pas boudé le plaisir de les retrouver dans ce tome et d’apprendre ce qu’ils sont devenus. 😉 )
Une suite vraiment très plaisante à lire. Il me tarde de découvrir James, le troisième de la bande !

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

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Tome 3 : James

Résumé : Angleterre, 1821
Aylana est désespérée. La vie de son frère John ne tient plus qu’à un fil, et la seule solution qu’il lui reste est d’en appeler… à la clémence du roi.
Elle. Une roturière. À qui Sa Majesté n’accordera pas même l’ombre d’une audience. Et pour qui Elle ne lèvera pas l’ongle du petit doigt. À moins…
À moins de l’approcher grâce à l’un de Ses plus fidèles compagnons de débauche, qui jouit de Son estime et de Sa plus grande confiance : James Eastlake. James Eastlake, auquel son frère, le duc de Somerset, la recommande avec réticence. James Eastlake, qui traîne derrière lui une réputation exécrable. James Eastlake, qui l’a même offensée il y a plusieurs années. James Eastlake, enfin, qui n’acceptera jamais de l’aider, au vu de l’affront qu’elle lui a elle-même fait subir en retour à l’époque.
James Eastlake… qui reste son seul espoir, malgré tout.
Aylana n’a pas le choix. Elle ira à Londres. Elle trouvera cet homme. Et elle le suppliera d’intercéder en sa faveur. Et ce, quel qu’en soit le prix.

~ AVIS ~

Je l’admets, ce troisième tome n’était pas celui que j’attendais avec grande impatience. Et James, le dernier du trio que je voulais connaître.
En effet, dans les deux précédents tomes, la seule caractéristique qui émane de ce personnage est qu’il est un séducteur.
Un libertin.
Un grand coureur de jupon invétéré. Que seuls les plaisirs de la chair occupe (en autres).
Et j’avais un peu peur de ce qui pouvait lui arriver, en termes de romance.
Je craignais d’être ennuyée, d’avoir une histoire d’amour bateau, une sorte de “Bad boy” VS “Fille timide” comme il en pullule, mais à la sauce historique.
Car, pour James, il ne fallait pas une simple romance, une histoire d’amour bidon où une femme “lambda” allait le faire changer d’avis, ça n’aurait pas été crédible. Il fallait un déclic, LA femme qui le bousculerait, qui l’animerait d’une manière inédite et franche.
Et je plaide coupable, j’ai complètement sous estimé le pouvoir de la plume d’Aurélie Depraz, qui l’avait bien compris…

Parce que, petit à petit, tel un rideau de scène s’ouvrant doucement, nous découvrons ce qu’il se cache derrière cette unique description. Et j’ai été prise à mon propre piège…. Car c’est le tome que j’ai lu le plus rapidement ! Une fois débuté, il m’a été difficile de le lâcher.
En réalité et selon moi, l’auteure est allée crescendo dans ses romances.
Moi qui pensais que l’histoire de Jay serait indétrônable…

En premier lieu, l’auteure n’a pas failli dans la description de James. Il était exactement comme je me l’étais imaginé. Mais en mieux.
Oui, c’est un séducteur mais avant tout un homme qui profite d’une liberté retrouvée après son enrôlement à la guerre et chasse les horreurs qu’il a vues et vécues. Et il assume parfaitement. Je crois que c’est ça qui m’a le plus charmée dans ce personnage, c’est le fait qu’il assume tout. Il ne veut pas de mariage, il le dit. Il couche avec (presque) tout les chromosomes X de Londres, il ne le nie pas. Et nous apprenons davantage aussi sur son entourage familiale, qui ne serait pas non plus innocente à son mode de vie.

Et Aylana, l’héroïne, est le genre de femme qui lui fallait. Ne manquant pas d’intelligence, ni de répartie, ni de courage. Alors, on reste tout de même sur une romance un peu du goût de “Bad Boy” VS “Fille timide” mais Aurélie Depraz n’a pas failli à créer une romance palpitante ! Elle a réussi à concocter des intrigues dans lesquels nos héros s’emmêlent et qui les rapprocheront inéluctablement. J’ai tout adoré dans cette histoire d’amour. Leur rencontre, leur manière de s’apprivoiser et leur attirance enflammée (je mets cependant un petit bémol sur une scène “hot” après qu’il soit arrivé… “ça” à l’héroïne. Je l’ai trouvée un peu déplacée et surtout les questions et les freins sont sortis de l’esprit de James, et non d’Aylana. Bref ^^)… Le tout, en restant fidèle au héros. Non, James n’est pas devenu un “indécrottable romantique” d’un chapitre à l’autre. Non, non. Aurélie Depraz a réussi à y aller tout en finesse. Elle lui a fait vivre une romance dont lui-même n’en est pas revenu. D’abord, aux travers des différentes intrigues, mais aussi de ses sentiments et ses questionnements au moment fatidiques (Lui ? Amoureux ? Quelle sottise !). Là aussi, ce qu’il ressent pour Aylana est bien suggéré et mis en avant, beaucoup plus que dans le tome 1 avec Alexander.

Cependant, ici et comme dans les précédents tomes, nous faisons face à des pages entières de descriptions historiques, condensées au même endroit. Mais elles sont moins nombreuses. Du moins, c’est la sensation que j’ai eue. En fait, je dois dire avoir tellement été éprise par la romance que j’y ai moins prêté attention (et par habitude aussi, je pense. ).

Et c’est toujours agréable de connaître le destin des deux autres couples formés dans les précédents tomes. 😉

Pour résumer, ce dernier tome a été une très, très agréable surprise !

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

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Conclusion finale

Il n’y a pas à hésiter, je vous conseille grandement la série “Passions Londoniennes” !
Certes, les parties historiques sont parfois fastidieuses à lire, et constantes (pas un tome n’est épargné), mais ça fait partie, finalement, du charme de la plume d’Aurélie Depraz. Car passé outre ce détail, j’ai admiré les histoires d’amour que j’ai lues. J’aime la manière naturelle d’écrire de l’auteure, à la fois espiègle et franche, ainsi que sa plume gracieuse.
Tous les tomes sont différents, très palpitants et agréables à suivre. Ce ne sont pas de simples histoires d’amour, elles sont recherchées, mis en place avec minutie et aucune d’elles ne se ressemble. Chaque héros a le droit à sa mise en valeur, à son magnétisme, sans dénaturer leur nature énoncée dans les différents tomes. Tous les personnages sont bien construits.
Malgré ces fameuses descriptions à rallonges, cette aventure en Angleterre a été instructive et vivifiante. Il est évident qu’Aurélie Depraz a fait un incroyable travail de recherches et mine de rien, embarque le lecteur à l’époque voulue !
Bref, de vraies belles histoires d’amour au cœur d’une ancienne Angleterre examinée sous tout ces coutures. 😉

Conclusion Finale : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

Les trois avis ont été publiés en Janvier

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Série “Amours Slaves

♦ Info : Le premier tome a été publié en 2020. Le second tome, qui apparaîtra en 2021, pourra être lu indépendamment.

Tome 1 : Les Routes de l’Est

Résumé : Iaroslav, cours supérieur de la Volga, 908.
Quand Svetlana rencontre Sweyn Eiriksson la première fois, elle le déteste pour tout ce qu’il incarne, l’arrogance, l’impudence, l’insolence et surtout, surtout, la dangerosité de sa race – celle des Hommes du Nord.
Elle est bien loin de se douter qu’à peine un an plus tard, sur les rives sud de la mer Caspienne, en plein territoire musulman, il sera le seul à pouvoir l’arracher à ce funeste destin qui semble être devenu le sien, surmonter tous les obstacles qui se dressent désormais entre elle et les siens… et lui rendre sa liberté.
Car, à présent, ce sont des milliers de kilomètres qui la séparent de son peuple. Et, au milieu… des montagnes hostiles et arides, des steppes peuplées de tribus sauvages, des forêts sombres semées de dangers… et les eaux tumultueuses du Dniepr.
Passera-t-elle outre son aversion spontanée pour l’orgueilleux Scandinave… et aura-t-elle raison de lui faire confiance ?

~ AVIS ~

C’est une agréable balade sensorielle qu’offre Aurélie Depraz dans ce roman ! En plus d’une romance sensuelle et bien menée, un véritable voyage t’attend, peuplé de saveurs exotiques, d’anecdotes Viking et de personnages attrayants.

En effet, le gros point fort de ce roman pour moi est ce voyage des sens. Les miens ont embarqué avec allégresse à travers ces “Routes de l’Est“. L’auteure a fait un travail incroyable d’immersion par la vue, l’odorat, l’ouïe et le goût. Chaque aspect y est finement détaillé, de la nourriture en passant par les différents parfums qui enivrent nos héros en déambulant sur les marchés, la description des paysages, et aussi par les confins d’une histoire des “Mille et Une Nuits“.
A ma grande surprise, le monde Viking et le monde Arabe cohabitent harmonieusement dans ce roman. Alors, il y a des choses pas jolies transpirant de vérité historique, certes (esclavagisme, combats…), mais j’ai découvert un aspect du “Commerce International” historique que je ne soupçonnais pas et j’en remercie l’auteure pour cette découverte.
D’ailleurs, si l’aspect historique m’a paru un peu “abrupt” dans les romances se déroulant en Angleterre (voir plus haut dans l’article), ici, il se glisse avec finesse et parcimonie tout le long du récit. Des anecdotes historiques des pays arabes, par ici. Par là, des coutumes nordiques. Le tout est donné par des regards, des dialogues, donnant une saveur à la plongée historique plus agréable.

Bon, oui, j’ai aussi adoré ma lecture grâce à la romance.
Le rapport de force entre nos deux héros est impeccable. Svetlana est une jolie jeune femme rude dans son comportement, têtue et résiliente. Alors que Sweyn, lui, l’est physiquement, mais avec un caractère franc, honnête et loyal. On sent tout de suite monter cette tension pétillante entre les deux. Dès le début, nous sommes dans une sorte confrontation d’égo. Même s’il n’y a aucun suspens quant à la conclusion de cette histoire, j’ai tout de même savouré l’ensemble de la romance. Leur face à face, leur attirance, leurs joutes verbales, mais aussi leurs raisonnements qui les freinent à aller vers l’autre, j’ai tout adoré. Le rythme de la romance est également très bon, bien raisonné et s’imbrique à merveille avec les autres intrigues.

On ne s’ennuie donc pas en parcourant “Les Routes de l’Est“, entre nos sens en éveil, cette romance “mielleusement tourmentée” et les embûchent qui parsèment la route ! La plume d’Aurélie Depraz est également douce et subtile, narrant avec soin et passion cette histoire.

C’est un roman vivifiant, intrigant, où la romance est pulpeuse et le voyage admirable bien mené.
Une véritable romance palpitante !

Conclusion : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

A suivre…

La Romantique éperdue ♥

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