Amour à lire Services Presses

Services Presses : Romance Contemporaine, part. 2

Sur cet article, tu découvriras mes découvertes livresques “Romance Contemporaine” grâce aux Services Presses, lues en 2021.
Pour voir la partie 1, c’est ici :

Je te laisse faire un tour dans la catégorie “Amour à lire” dans le menu, rubrique “Services Presses” pour découvrir les autres types de romance que j’ai eu l’occasion de lire (Romance Historique, Dystopique, Fantasy…). 🙂

RAPPEL : les avis que tu liras n’engagent que mon cœur, mon âme, mon ressenti et mes émotions. Tu n’es pas obligé.e d’être d’accord et je t’invite avec plaisir à partager les tiens en commentaires 🙂 !

Les livres sont présentés par ordre chronologique de lecture.

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Ne jamais dire jamais
Sara Flores

Résumé : Moi, c’est Carla, célibataire et bourrée de principes. Flirter avec un collègue ? Impossible. La simple idée que l’un d’entre eux puisse pénétrer mes fantasmes pourrait me faire envisager la démission.
Bon, je me suis laissée séduire par un charmant collègue trop sexy, ça aurait été un crime de résister. C’était le jour de mon départ de la Boîte n°6, donc ça ne compte pas, ou à peine.
Bon, j’avoue que lors d’un week-end entre copines à Athènes, un dieu grec m’a fait grimper jusqu’au Mont Olympe pour partager des instants de volupté sans lendemain.
Petit imprévu, c’est l’un des directeurs de la Boîte n°7.
Si on ajoute à ça, les messages mystérieux reçus par ma pote Claire qui va bientôt se faire passer la bague au doigt et Adèle qui doit se farcir des négociations sans fin avec un acheteur impitoyable ultra beau gosse – qui pourrait sauver sa société familiale…
À croire que le destin nous joue des tours.
Trois femmes, trois amies, qui vont vivre des bouleversements. Suivez leurs aventures et n’hésitez pas à jouer les titres musicaux du livre pendant votre lecture.

~ AVIS ~

Eh bien tu sais quoi ? J’ai tout simplement ADORE ma lecture ! Oui, il y a quelques maladresses, du cliché et il faut vraiment aimé le genre pour y plonger, mais si tu aimes tout ça, alors ce roman est pour toi.

Le point le plus sympathique, c’est que “Ne jamais dire jamais” est porté par trois héroïnes différentes. Cette multiplication insuffle un rythme pétillant et vif ainsi qu’une curiosité qui m’a poussée à avaler les pages. Nous avons Carla, Claire et Adèle, unies par une amitié sincère, composant chacune leur vie avec leur caractère, leurs forces et leurs faiblesses et qui doivent dorénavant faire face à un nouveau composant dans leur vie : l’amour. Ou le mystère de nouveaux sentiments qui viennent s’immiscer dans leur vie, pourtant si bien menée.
Et donc, qui dit trois héroïnes, dit trois romances différentes !
L’énigme, le jeu de regards et de rapports de force, la séduction, le “fuis-moi je te suis”, les “mantras” érigés pour se protéger de l’amour, tous ces petits éléments qui donnent du pep’s à une romance ou des obstacles à surmonter sont quasiment tous présents dans le récit et qu’est-ce que j’adoré !

Et c’est, à mes yeux, le gros point fort de ce récit : le plaisir d’une romance décuplé en trois.
Trois romances aux regards différents, des histoires d’amour à composer avec la blessure et les armes de nos héroïnes, avec leur passé et leurs croyances. Moi qui adore suivre une histoire où l’amour déstabilise les héros, ici, nous sommes en plein dedans et c’est hyper prenant !
Surtout que l’auteure a pris un malin plaisir à terminer ses chapitres sur des cliffhangers et de débuter le chapitre suivant avec le point de vue d’une autre héroïne. AArgh, quelle cruauté, haha ^^ ! Mais c’était un joli coup monté, puisque le suspens était présent, et ma curiosité, piquée au vif. Il fallait poursuivre pour connaître le fin mot de l’histoire.

J’ai cependant quelques petits “hics” à partager sur ce roman (tu commences à me connaître, cette partie est très subjective).
Sur le fond, comme survolé en haut de cet avis, nous flirtons parfois avec le cliché “pas discret”. Les scènes de sexe légèrement à outrance (certaines n’étaient pas utiles et auraient pu être ellipsées, à mon goût), et surtout, la scène de la dispute. En effet, dans l’un des couples, j’ai eu la sensation qu’il fallait une dispute, alors on trouve “une excuse” pour que l’héroïne se mette en rogne et prenne la fuite alors que je n’ai pas senti que ça en valait la peine d’en arriver là. La raison était légitime, mais pas assez… virulente, mis en scène un peu rapidement et pas assez “passionnelle”.
Certains traits de caractère des héros étaient un poil caricaturaux, également.
Sur la forme, bien que j’ai trouvé la plume naturelle et addictive, le roman est encore parsemé de petites coquilles. Des verbes de parole conjugués au passé alors que nous sommes au présent, des participes passés au féminin non accordés, notamment.
Et les prénoms Carla et Claire sont beaucoup trop proches. Mes yeux ont “louché” plusieurs fois haha et je les confondais assez souvent.
Je me dois de les souligner, mais ça ne m’a pas empêchée de dévorer les pages pour connaître la fin !

Un grand merci à Sara Flores pour sa confiance 🙂

Conclusion : J’aime…. Passionnément
♥ ♥ ♥

Avis publié en Février

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Oneiro
Huan
éditions Humbird & Curlew

Résumé : Hestia, jeune étudiante dans une Université de New-York, a perdu ses parents alors qu’elle avait dix ans. Elle connaîtra une vie difficile, passant d’une famille d’accueil à l’autre jusqu’à son émancipation. Les problèmes d’argent l’amenèreront à travailler dans un bar mal fréquenté mais elle s’accrochera à la vie, le cœur plein de rage, quand une rencontre improbable avec un professeur de littérature étrangère viendra bouleverser sa vie…

~ AVIS ~

Oneiro” est une bouleversante et très belle histoire d’amour. Ce n’est pas une romance feel-good avec des papillons, du rose et des fleurs. Ce livre est plutôt une quête sur soi et une réflexion pure et profonde sur l’Amour. (Petit warning : à mon humble avis, ne te lance pas dans la lecture si tu as le moral dans les chaussettes).

Le récit débute avec les héros, abattus et fragilisés par la vie, accompagné d’une atmosphère emplie de mélancolie. D’ailleurs, la première scène se déroule dans un bar sombre et lugubre où nos deux âmes esseulées se rencontrent et s’émeuvent. Une petite touche finement mise en place par l’auteure qui a réussi à “faire couler” le ressenti des héros sur l’ambiance du récit.
Malgré tout, l’histoire d’amour m’a émue.
L’auteure a mis tout son cœur pour redonner des couleurs à nos deux héros grâce à l’Amour. Et ces couleurs éclairciront au passage l’atmosphère du récit. Cette lourde tristesse finit par disparaître, mais ne transforme pas pour autant le fond de l’histoire d’amour en un champs de “Barbe à papa mièvre”. D’autres obstacles viendront s’élever sur leur chemin, les retranchant dans leurs propres blessures et mettant ainsi en route cette quête vitale de l’Amour qu’ils méritent tant.
A travers une plume délicate, agrémentée de références littéraires et de réflexions philosophiques sur l’Amour, la balade vaut le détour.
Le côté romantique est exultant, tant il est présent avec sagesse et beaucoup de finesse.
A la fin, on a envie de déplacer des montagnes et d’y croire pour eux et avec eux.
Malgré des héros perdus dans leur propres château fort, j’ai aimé les voir s’apprivoiser, se compléter, s’ouvrir, se repousser et s’attirer. L’auteure a créé des personnages bien construits et réfléchis qui donnent toute l’ampleur au récit.

Le petit point noir qui m’a un peu titillée, c’est la bande d’amis de Hestia, l’héroïne. J’ai trouvé leurs discussions trop “perchées”. Je sais bien qu’ils ont tous des cours de littérature, mais pas un de ses amis ne parle comme un jeune adulte lambda. Leurs dialogues, teintés parfois de condescendance, sortent tout droit d’un livre de philosophie et je ne me suis pas accrochée à eux, même s’ils ont joué leur rôle en tant que “soutien de l’héroïne”.

Pour résumer, j’ai aimé ma lecture. La plume de Huan est un petit bijou de finesse et ses réflexions sur l’Amour m’ont beaucoup touchée. Le rythme est bon, et malgré les cent pages (119, sur ma liseuse) l’auteure prend le temps de poser ses cartes et de jouer son tour de magie sans se précipiter. Ce n’est pas un coup de cœur, mais je salue le travail de l’auteure pour ce bouleversant roman.

Conclusion : J’aime… Beaucoup
♥ ♥

Avis publié en Mars

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Un jour tu déploieras tes ailes
Alice Nevoso

Résumé : La vie de Fanny est bien remplie, entre son travail dans le marketing, ses peintures, et sa relation avec Victor, un séduisant dentiste un poil égoïste.
Son rêve secret est de percer dans le monde de l’Art, et de perdre quelques kilos pour avoir la silhouette de Monica Bellucci.
Mais le jour où Fanny est licenciée, sa vie entière s’écroule, et elle doit trouver des ressources insoupçonnées pour faire face. D’autant plus que sa mère, une originale passionnée d’astrologie, débarque chez elle, avec ses encombrants projets…
Ce roman parle d’épanouissement personnel, d’épilation à la cire, d’amour mais aussi de kilos en trop et de relation mère-fille.

~ AVIS ~

Un jour tu déploieras tes ailes” est une adorable romance feel-good ! Malgré plusieurs maladresses, j’ai adoré l’histoire, son héroïne “madame tout le monde” et ses déboires, sa vie, son environnement … de “madame tout le monde”.
Fanny, notre héroïne, a le genre de destin qu’on adore suivre et dont on se réjouit du dénouement.

Alors, je l’avoue, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Le début est un peu long à démarrer. Disons que Fanny a une vie qui semblait être rangée malgré ses (gros ?) défauts. Maman solo, elle a une ado rebelle, mais qui n’est pas rebelle à l’adolescence ? Un job pour lequel elle se donne corps et âme, mais après tout, il faut payer les factures et le marketing, c’est un domaine que notre héroïne gère. Une maman qui a fait un AVC dont elle tente de gérer les états d’âmes. Et puis un “petit-ami” qui se laisse désirer mais Fanny est de toute façon pas intéressée pour aller plus loin.
Et cette situation initiale se meut trop longtemps sans artifices, sans accidents, sans qu’aucun obstacle ne viennent enrayer la matrice. J’ai fini par me demander quel était le but de ce roman. Et un beau jour, l’équilibre se fissure et là, ça commence à bouger un peu. Mais il faut attendre quasiment les 50% du roman pour qu’enfin, le rythme prenne son élan.
Et cette seconde moitié, je l’ai dévorée !
Déjà parce que de nouveaux éléments viennent s’ajouter à la machine, enfin, plutôt UN élément qui paraît tout a fait normal, juste un nouveau chemin qu’il faut que notre héroïne emprunte pour avancer. Mais ce chemin possède un bonus que Fanny ne va pas tarder à découvrir…

Et ce nouveau chemin mène évidemment à une romance. Et quelle belle et très douce romance !
Alice Nevoso place son jeu de domino avec dextérité et une patience hors pair. Fanny et ce fameux “nouvel élément”, je les ai shippés dès le début, d’où l’accélération dans ma lecture (héhé). Ceci dit, j’ai trouvé cette romance judicieusement amenée. Tout s’est joué en finesse, avec intelligence et sans “heurt d’impatience”. D’abord les héros sont des opposés mais doivent coopérer. Ils discutent, apprennent à se découvrir. Et puis un geste, un regard et… Tout change. Mais tout change avec adresse et fluidité.
Les astres s’alignent et enfin le happy ending.
Franchement, j’ai passé un très bon moment à lire cette seconde moitié ! A mes yeux, elle a très bien rattrapé ce début un peu mou.

Cependant j’ai tiqué sur quelques points tout au long de ma lecture. (ATTENTION risque de spoils).
Plusieurs fois, il m’a manqué des transitions entre les différents mouvements dans la vie de notre héroïne. Comme ce voyage à Milan, par exemple. La ligne d’avant, elle rentre du travail et la ligne d’après, elle est dans un avion pour Milan. Comment ? Pourquoi ? C’est légèrement expliqué par la suite, (ce n’est pas dénué de sens non plus) mais j’aurais voulu lire préparation (la voir remplir sa valise, demander à sa fille ado si ça ira sans elle pendant une semaine…) car la manière dont certaines actions sont amenées est trop abrupte pour le lecteur.
De plus, il y a trop de “coïncidences heureuses”. En peu de temps dans son nouveau travail, Fanny fait face a une femme enceinte en pleine contraction et une dame en train de faire un A.V.C. Notre héroïne, qui a vécu un accouchement et qui reconnait les signe d’un A.V.C., les aide/sauve toutes les deux. Et comme par hasard, ces deux clients ont des liens avec le journalisme et un super reportage/article sur le restaurant est publié/diffusé par la suite en guise de remerciements…
Qu’un de ces deux événements ait lieu, pourquoi pas. Mais les deux qui se déroulent de manière identique (avec Fanny qui les sauve et les journalistes après), même si quelques semaines séparent ces deux événements, ça faisait “too much” et pas très réaliste.
Le dernier point concerne l’entourage de Fanny. Beaucoup de personnages pivotent autour de notre héroïne : Sa fille, sa mère, ses collègues de travail, sa meilleure amie, son correspondant italien… Et BING ! Au fur et à mesure que deux de ses composants se rencontrent, ils finissent ensemble.
C’est un peu la même remarque que la précédente. L’élément en soi est viable, mais à trop arriver dans le récit, ça manquait de suspens, et encore une fois, faisait “too much“. Ca arrive que deux personnes se rencontre via “une connaissance”, mais là, toutes les connaissances de Fanny finissent en couple entre eux. Ca manquait de charme et de naturel pour moi.

Mise à part ces quelques points et un début un peu long à démarrer que la suite à rattraper à coup de jonglerie et romance maîtrisées, j’ai passé un bon moment de lecture. C’est le genre de romance qu’on lit tranquillement, sans prise de tête et qui fait du bien.

Un grand merci à Alice Nevoso pour sa confiance ! 🙂

Conclusion : J’aime… Beaucoup
♥ ♥

Avis publié en Mars

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Emmène-moi au sommet
Angélique Leix

Résumé : Je m’appelle Aurélia. J’ai fui la montagne depuis un terrible accident dix ans plus tôt.
J’y reviens cette année pour la première fois, à contrecœur, pour y passer une semaine en famille.
En arrivant je me rends compte que quelque chose a changé. Un sentiment irrépressible me pousse à aller de l’avant. Mais pour cela je vais devoir franchir toutes les barrières que j’ai dressées autour de moi, briser ma carapace et accorder à nouveau ma confiance.
Pourrais-je enfin tourner la page et surmonter mes peurs ? Et si l’amour m’attendait au pied des pistes, serais-je capable de lui ouvrir mon cœur ?

~ AVIS ~

Il est toujours délicat de commencer un avis très mitigé… Alors je vais me lancer comme je peux.
Oui, je n’ai malheureusement pas accroché à cette romance et suis passée totalement à côté.

L’idée de base n’est pas mauvaise en soi. Une romance au cœur de la montagne, c’est chouette et le résumé m’avait donné beaucoup envie. Angélique Leix a tenu à présenter une romance concrète, qui tient debout. Je lui reconnais le travail, car au-delà de ce qui va suivre, c’est vrai. Nous avons un début, un milieu et une fin, des héros, une romance avec ses codes respectés et un décor propice à une histoire d’amour. Le roman se laisse lire. Et puis, même si on connait la fin avant même d’avoir débuté (c’est le pouvoir de la romance, haha ^^), l’auteure a réussi à accrocher mon attention et j’ai été jusqu’au bout de l’histoire. Mais je l’avoue – et c’est subjectif – avec un peu de mal.

En réalité, le gros problème que j’ai rencontré avec “Emmène-moi au sommet“, c’est que je n’y ai pas cru. Pour moi, l’histoire d’amour est restée en surface, trop habitée par plusieurs “gros” clichés du genre. Même si tous les ingrédients d’une bonne romance sont présents, je n’ai été sensible à aucun d’entre eux et ne me suis pas sentie emballée. Ils ont manqué de profondeur et surtout, de subtilité.

Tout d’abord, nous n’avons quasiment aucun élément en dehors de lieu de” théâtre” qu’est la station de ski. L’ensemble du récit tourne exclusivement autour de ce lieu, de comment on pratique ce sport avec tout le champs lexical qui lui est dû et de l’histoire d’amour d’Aurélia. Comme si les coulisses n’existaient pas. Comme si le monde en dehors était oublié.
Il manque des intrigues secondaires, et de la vie en dehors de l’histoire d’amour.
Le village aux alentours est dépeint à la va-vite, il y a à peine la description des lieux (chalets où ils vivent, le paysage montagneux…). Il en va de même pour quasiment chaque personnage secondaire comme malheureusement, principal.
Nous ignorons beaucoup de choses sur Aurélia, pourtant l’héroïne de cette histoire. J’aurais aimé être son amie pour l’aider, mais c’est comme si elle ne me montrait que ce qu’elle voulait. Son enfance est à peine dévoilée. Est-ce qu’elle a des amis, dans la vie (collègues sympas, au moins ?) ? Qu’elle est sa “routine de vie” en dehors de cette partie du roman ? Son métier est à peine évoqué, nous savons juste qu’il sert de raison à sa venue dans cette aventure “hivernale”.
De plus, j’ai eu beaucoup de mal à l’associer avec son âge. J’avais l’impression d’avoir une jeune adulte devant moi et pas une trentenaire ayant du vécu.
Son personnage est restée superflue, car nous avons en notre position uniquement des éléments servants à la romance.
Et il en va, hélas, de même pour le héros. Ce dernier n’est présent que pour l’histoire d’amour (son métier de moniteur de ski, son ex et ses parents qui sont là pour mettre des bâtons dans les roues dans son histoire d’amour…).
Et c’est dommage car ce qui rend une romance belle, c’est avant tout grâce à ses personnages, à leurs failles couvertes de tendresse par l’autre, à cette complémentarité qui donnent du baume au cœur et ce happy ending mérité. Et ici, à part une héroïne qui a peur de remonter sur des skis (pour une raison totalement bien expliquée, je n’ai à redire sur le sujet) et nos deux héros rongés par une malheureuse histoire d’amour passé, il n’y a rien qui m’a donné de quoi “prendre mon pied” dans cette histoire d’amour. Jamais je me suis dit “c’est sûr, ils sont faits l’un pour l’autre !“. Honnêtement, si l’un des héros avait fini avec un.e autre, le job de la romance était tout aussi bien fait. Il m’a manqué un background complet, des dialogues profonds, des remises en cause, de la surprise, du suspens et surtout de la réciprocité (j’y reviens ci-dessous).

Et par ricochet, l’histoire d’amour en elle-même ne m’a pas du tout fait rêver. Je suis même allée au bout du récit en levant très souvent les yeux au ciel.
Comme écrit dans le paragraphe précédent, rien ne m’a fait prendre conscience qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Ca tombait trop “sous le sens”. Je n’ai pas senti de connexion entre eux. Les scènes “à deux” manquent de finesse et de subtilité… Un moniteur de ski avec une élève. L’un donne confiance à l’autre, mais où est la réciprocité de la relation ? Qu’est-ce qu’Aurélia apporte au héros… ? Car c’est bien de donner le change à l’un mais c’est encore mieux quand les deux s’apportent mutuellement quelque chose. Et ici, ben, je ne l’ai pas vu. Je n’ai pas compris ce que le héros a trouvé à notre héroïne, qu’est-ce qui lui a plu chez elle, pourquoi il en est tombé amoureux…
Ou alors, je suis passée à côté…
Même les “obstacles” sont trop gros… Déjà par certains personnages secondaires qui n’ont servi “qu’à ça”. Mais aussi avec cette relation “interdite” moniteur/élève qui m’a paru un brin exagéré et irréel. (Interdiction formelle de sortir avec une élève ?? Se marier pour pouvoir exercer le métier ?!! Mais ce n’est pas (encore une fois) subtils et trop gros comme obstacles ! [pour l’anecdote, j’ai même demandé à une amie qui travaille dans les formations de moniteur de ski, elle m’a confirmé que ce genre d’interdiction n’existait pas])
Ou encore une fois, je suis passée à côté.

Une autre point qui m’a déplu, c’est le “romantisme surjoué”. Pour moi, le romantisme est un point de finesse et de subtilité dans une romance. Mais ici, nous n’avons pas des héros clairement définis et une histoire d’amour manquant d’adresse. Le romantisme, au lieu d’être “la cerise sur la gâteau” est “l’ingrédient principal” et ça ne passe pas. Enfin, pour moi, il n’a pas du tout fonctionné. Le passage “pétales de roses/bougies” ne m’a pas fait pétiller de joie (au contraire, on le voyait arriver “gros comme une maison”) et dire ” tu es la meilleure chose qui me soit arrivée” au bout de 3 jours de connaissance m’a semblé vraiment exagéré ! Surtout qu’elles viennent uniquement que d’un côté…
En soi, je n’ai absolument rien contre ces deux preuves d’amour. Mais il faut qu’elles arrivent à point nommé dans une relation ! Il faut que ce soit quelque chose d’inattendu, qui change la donne ! (enfin de mon point de vue ^^)
A la place, j’aurais adoré les voir revivre une sorte de “seconde adolescence”, de les voir se jeter l’un sur l’autre peu importe l’endroit, peu importe le moment. Dans leur cas, en tout cas. Notre héroïne se serait débridée un peu, aurait vécu l’instant présent, et notre héros aurait eu un peu de pep’s dans sa vie et moins de retenu. En peu plus travaillé, là, j’aurais trouvé de quoi me plaire !

Voilà, c’est un portrait un peu désagréable que je brosse de ce roman… Mais je pense que c’est mon côté déception qui a parlé. J’ai voulu passer un bon moment de lecture et à la place, je n’y ai vu que les défauts et j’en suis peinée pour moi et aussi pour l’auteure. Je suis désolée si certains propos paraissent véhéments.
Je pense qu’Angélique Leix avait vraiment une recette très bonne, mais que les ingrédients n’étaient pas les meilleurs et donne un résultat… qui n’a pas été la hauteur de mes attentes. Encore une fois, il s’agit que de mon avis et j’en ai vu d’autres très élogieux !
Je te laisse faire ton propre avis, si le résumé te tente.

Merci beaucoup à Angélique pour sa confiance et l’envoi de son roman 🙂

Conclusion : J’aime… Un peu

Avis publié en Avril

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Trop sérieux s’abstenir
Giselle Marion

Résumé : À l’heure où débute le confinement, Maé et Solal, deux trentenaires parisiens viennent enfin de se rencontrer après cinq mois d’échanges virtuels. Ils se retrouvent coincés à 250 kilomètres de chez eux, victimes d’une panne de voiture.
Le temps de trouver une solution pour rentrer sur Paris, ils vont devoir s’arranger pour vivre ensemble malgré les petits mensonges qu’ils se sont racontés pendant des mois…

~ AVIS ~

Je viens de me rendre compte qu’il est aussi difficile d’écrire un avis élogieux qu’un avis mitigé. Dans ce dernier, il faut expliquer ce qui n’a pas été de notre point de vue, en restant dans le respect et la bienveillance. De l’autre, eh bien il faut réussir à persuader le lecteur de lire le roman. C’est la tâche qui m’incombe ici pour “Trop sérieux s’abstenir“.
Car oui, IL FAUT LE LIRE !

En réalité, j’ai déjà eu la chance de découvrir la plume de Giselle Marion avec sa nouvelle romantique “l’Arc de Cupidon” (Rose d’Or 2020 dans la catégorie “Romance Contemporaine”, à retrouver ICI).
J’apprécie énormément sa capacité à rendre une histoire à l’aspect “basique” / “du quotidien” sur le papier, en une aventure surprenante (ce mot reviendra souvent dans cette chronique, sois prêt.e haha) avec cette nuance de romantisme aérien, très bien dosée et ô combien savoureuse !
L’auteure a créé cette histoire dans le cadre d’un appel à textes sur le thème “Romance Confinée”. Eh bien, on aurait pu s’attendre à la romance courue d’avance (et il me semble, demandée dans le concours) : Après une nuit torride avec leur crush du moment, nos deux héros doivent cohabiter ensemble, confinement strict de Mars 2020 oblige.
Eh bien même là, Giselle arrive à contourner avec dextérité ce point, déballant sa “romance confinée” autrement.

Trop sérieux s’abstenir” dégage de la fraîcheur, de la légèreté avec ce soupçon d’humour et… (héhé) de surprises ! J’ai très vite été happée par l’histoire et agréablement surprise d’avoir été menée par le bout du nez sans jamais me douter une seconde des surprises qui pouvaient surgir au fil des lignes.
Je vais me répéter, mais vraiment, je suis admirative des moyens que l’auteure déploie pour rendre une romance, à la recette “simple”, dont on se doute de la saveur, en un voyage culinaire étonnant ! Dans cette romance, on reste bien évidemment confiné, mais au lieu d’en faire une fatalité, l’auteure l’a pris comme un personnage relou, celui qui reste collé aux basques des héros mais pour lequel on finit par s’attacher. (Un peu comme l’Âne, dans “Shrek“).
On pense tout connaître des héros, du “confinement 2020”, et de la romance dont on voit au loin son déroulement et sa trajectoire finale.
Force est de constater que non et que le voyage vaut la peine d’être vécu. Enfin, même si le chemin de la romance reste familier, Giselle Marion a toujours plus d’un tour dans son sac. Son fameux “ingrédient magique”. Même le décor, qui aurait pu être “quatre murs à Paris”, arrive paradoxalement à nous faire voyager et prendre l’air.
Le récit est embelli d’un rythme excellent, qui jongle entre les points de vue de Maé et Solal – nos deux héros très bien construits, d’intrigues efficaces et de personnages secondaires distrayants. Et surtout, d’une romance impeccable.
Même si l’histoire n’est pas longue (125 pages en version numérique), l’auteure a su avec un œil avisé, où poser ses briques d’actions et son ciment de description pour donner une œuvre équilibrée.

Pour tout avouer, je trouve que Giselle Marion et moi sommes sur la même longueur d’ondes quand on parle “romantisme”. Elle dans son camp d’auteure et moi, dans celui de lectrice. Elle complète ma liste au fil de la lecture sans que je m’en rende compte, jusqu’au final du récit où je percute.
J’ai adoré la relation de Maé et Solal, cette “pseudo amitié” qui les lit et la voir, sans brusquer et sans passer par la case “on couche ensemble et advienne que pourra” (MERCIII ! ) fleurir et se transformer en un lien plus poétique et profond. Les deux protagonistes sont réalistes et non des stéréotypes de romance. Chacun a ses failles que l’autre va percevoir et venir panser. La réciprocité et la complémentarité de leur relation est douce et se manifeste sans pression.
D’autant plus que Giselle a une plume fine et malicieuse, donnant une fluidité au récit et une touche d’humour qui fait du bien.

J’ai juste eu quelques petits “beugs” pendant ma lecture, mais rien de méchant et très subjectif : Le prénom “Maé”, pour moi, est un prénom masculin et j’ai eu un peu de mal à l’associer à l’héroïne au début. Et le métier de cette dernière, dont je suis passée totalement à côté du “subterfuge” et l’ai compris lorsque l’explication est tombée… x) !

Avec tout ça, tu l’auras compris, c’est un coup de cœur ! Et j’espère aussi avoir atteint ma mission de te convaincre.
Je ne pensais pas être autant surprise par une “romance confinée” mais c’était sous-estimer le pouvoir de la plume de Giselle Marion. Je pense que peu importe le thème donné, la romance avec cette auteure est une toujours aventure étonnante. Vivement une saga ! 😉

En résumé, si tu veux tenter l’expérience d’une “romance confinée” mais qui ne se passe pas “comme convenu” et qui sort des sentiers battus, alors laisse-toi emporter par “Trop sérieux s’abstenir” !

Un grand merci à Giselle Marion pour l’envoi de sa romance et sa confiance. 🙂

Conclusion : J’aime… A la folie
♥♥♥

Avis publié en Avril

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Au bonheur des fleurs
Florence Charbaut

Résumé : Chloé est ravie depuis qu’elle est revenue vivre dans le village de son enfance. Elle a réalisé son rêve : redonner vie à la boutique de fleurs que tenait jadis sa grand-mère.
La vie lui sourit. Enfin !!!
Mais d’un coup, tout déraille et d’étranges évènements viennent perturber son petit bonheur tranquille.
Qui est donc cet homme vêtu d’un pardessus qui se rend dans sa boutique plusieurs fois par semaine en prétextant acheter une rose et qui regarde partout ?
Qui s’amuse à lui offrir des fleurs fanées qu’elle trouve coincées dans ses essuie-glaces de voiture ?
Et que dire de ce contrôle fiscal qui lui tombe sur le coin du nez !
Elle fulmine lorsqu’elle découvre la signature au bas du document. C’est celle de son ex-meilleur ami. Celui qui l’a trahie et humiliée au pire moment de sa vie mais qu’elle n’a jamais pu oublier.

~ AVIS ~

J’ai déjà eu l’occasion de lire une romance de Florence Charbaut (à retrouver ici : 💐) et cette dernière était une belle réussite.
Ca a été donc un réel plaisir de retrouver sa plume !
J’aime beaucoup les histoires d’amour de cette auteure aux notes “florales et estivales”, légères, romantiques, bien structurées avec cette touche de rebondissements qui donne du pep’s au rythme.
C’est bien pensé, addictif, et ce roman a été un très bon moment de lecture.

Ici, l’ambiance sent très bon le printemps. Le cadre verdoyant d’un petit village, avec ses commerces et ses habitants, le décor de cette jolie boutique de fleurs, saupoudrée de ses différentes effluves, et le soleil, à la fois chaud et timide, de ces vacances de Pâques. La structure est bien façonnée et solide.
Je trouve que c’est la lecture idéale en ce bon mois de Mai !
De plus, il y a ces petits morceaux intrigants qui viennent perforer la vie tranquille de Chloé, notre héroïne et agiter notre douce romance.
Au bonheur des fleurs” se lit avec beaucoup de facilité. Les personnages sont bien construits, le rythme est prenant et la romance…. est une belle pétale de rose.

Même si j’ai adoré ce roman, il y a deux petites choses qui m’ont chagrinée sur la romance.
La première concerne le rythme de cette dernière avec les autres intrigues. Il se passe des choses étranges dans l’entourage de notre héroïne et une enquête officieuse se met en place, en parallèle de la romance. Mais au lieu que tout ce beau monde évoluent ensemble sur le même rythme, j’ai trouvé qu’ils avançaient trop distinctement, “chacun de leur côté” dans le récit.
Lorsque la romance prend place, elle s’anime, vit. Puis, s’éteint au profit des autres intrigues. On se retrouve le nez dans les affaires mystérieuses qui rôdent autour de notre héroïne. On s’y concentre, on apprend, on avance. Et une fois que ces dernières n’ont plus rien à montrer, on se refocalise sur l’histoire d’amour. Et cette “coupure nette” dans l’avancée, entre la romance et le reste des intrigues, m’a un peu gênée. J’aurais préféré que les deux se meuvent ensemble, main dans la main, plutôt que d’y voir une sorte de “compétition”.
Ce qui m’amène directement à mon second point : la relation entre nos deux héros.
J’avais beaucoup apprécié le prologue, un “apéritif très alléchant” à ce que la romance pouvait être par la suite. Chloé et Terrence, nos deux héros, ont un passé en commun et les voilà de nouveau réunis.
Concrètement, la romance est vraiment chouette. Nos héros sont bien construits et leur histoire est chouette mais… (oui, encore ce mais) j’aurais bien aimé qu’il y ait un lien, une connexion encore plus forte qui se crée entre leur passé et leur présent. C’était une bonne idée d’avoir intégré ce genre de romance, mais je ne l’ai pas trouvée menée jusqu’au bout.
Pour leur passé, on ne se contente que des écrits du prologue alors que leurs aventures devaient être nombreuses, dans le temps. Une fois adultes, c’est comme s’ils avaient un peu occulté leurs souvenirs. Au tout début du récit, je n’avais rien à redire. La manière dont ils font le point et s’appréhendent lors de leurs retrouvailles est très bien amenée.
Mais les étincelles s’amenuisent au fur et à mesure du récit. On sait que ce lien existe, mais comme la romance était “tue” au profit de l’autre intrigue, c’est comme si leur relation grandissait et progressait dans l’ombre. On retrouvait nos héros un peu plus proches que la dernière fois, sans avoir été mis dans la confidence. J’ai eu la sensation d’avoir manqué certaines “grosse scènes”. Pas de conversations animées de souvenirs, de rires complices, d’émotions mutuelles, de confessions qu’on a envie envie de déballer au grand jour des décennies plus tard à la personne concernée (“Tu te souviens de ce moment ? Eh bien, c’est là que j’ai craqué pour toi…“). Il m’a vraiment manqué des scènes de complicité, encore plus que celles proposées dans le récit, et surtout reliant ce présent à leur passé. Parfois, on oubliait même qu’ils avaient vécu plein de choses ensemble plus jeune et qu’on était face à une romance contemporaine lambda.
Néanmoins, leur relation reste sensée et pertinente. Il m’a juste manqué “la cerise et le chocolat coulant par dessus le gâteau”.

Comme d’habitude mes points de chagrin peuvent paraître gros, penchant la balance fortement, mais pas du tout. J’essaye juste de faire comprendre mon ressenti.
Au-delà de la “valse maladroite entre les deux intrigues” et du manque de complicité “passé/présent”, j’y ai trouvé mon compte. On est embarqué par les sens, par tous ces personnages qui vivent dans le village et qui animent joyeusement le récit, cette enquête qui est tout de même bien réfléchie et ficelée, et par la romance (oui, tout de même). L’enquête, d’ailleurs, joue un rôle pas si dénué de sens dans le récit, j’ai apprécié sa manière de se mouvoir dans le récit. (C’est juste dommage qu’elle “faisait taire” la romance à certains moments).
On se lit vite d’amitié avec l’héroïne, mine de rien et on poursuit la lecture de ses aventures avec envie et facilité.

Je reste fan de la plume de Florence Charbaut et ai hâte d’avoir son nouveau roman sous les yeux !
Un grand merci à cette dernière pour sa confiance. 🙂

Conclusion : J’aime…. Passionnément
♥ ♥ ♥


A suivre…

La Romantique éperdue ♥

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