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Services Presses : Romance Fantasy, part.2

Je te propose ici mes découvertes livresques 2021 “Romance Fantasy/Magique/Fantastique” grâce aux Services Presses.
Si tu souhaites connaître les autres catégories : Romance Historique, Romance Contemporaine… n’hésite pas à te balader dans “Amour à lire“, rubrique “Services Presses” 😉 !

Si tu souhaites découvrir la première partie (lectures 2020), c’est par ici :

RAPPEL : les avis que tu liras n’engagent que mon cœur, mon âme, mon ressenti et mes émotions. Tu n’es pas obligé.e d’être d’accord et je t’invite avec plaisir à partager les tiens en commentaires 🙂 !

Les livres sont présentés par ordre chronologique de lecture.

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Orphère, t.1 : l’Académie Adélaïde
Marine Pelbery

Résumé : Orphère, adolescente de bientôt 17 ans au caractère bien trempé, ne désire qu’une seule chose : être la meilleure, même si pour cela elle doit piétiner le monde entier.
Depuis toute petite, elle est capable de lire dans les pensées, ce qui ne l’aide pas à s’intégrer au commun des mortels. Ses parents étant morts, c’est son oncle Jonathan qui l’élève comme sa propre fille, jusqu’au jour où il lui annonce qu’il l’a inscrite dans une école spéciale, peuplée d’« Extras ».
Mais une fois sur place, Orphère se rend vite compte que son jeune professeur principal ainsi que tout le reste du corps enseignant tentent de leur cacher des choses.

~ AVIS ~

S’il s’agit du tout premier roman de Marine Pelbery, alors je suis impressionnée. Bien que des maladresses sont à souligner (j’y reviendrai plus tard), je dois avouer avoir été happée du début à la fin par ce premier tome !

J’ignore comment a fait l’auteure, mais je suis restée scotchée à l’histoire. Sur le fond du récit, tout est ficelé, cadré et monté avec un sacré panache et surtout, avec justesse. Une héroïne au caractère particulier, un univers bordé de fantastique travaillé, un rythme dynamique, une intrigue principale sombre et mystérieuse, une tension qui monte et une romance “teenage” qui m’a fait plonger dix ans en arrière. Jamais je n’ai trouvé le temps long, toujours avide de découvrir le chapitre suivant. Chapeau à l’auteure, j’ai dévoré le roman !

Mais… Mais… j’ai un conflit interne qui grouille. Je l’ai à la fois adoré, mais plein de petits points sont venus… me titiller.

L’ensemble manque de finesse et d’adresse. Tout prend sens trop rapidement. L’auteure ne laisse pas assez… de suspens ni d’émotions pour provoquer des sentiments et sensations au lecteur afin de l’aider à se positionner entre l’exposition d’une situation et l’explication. Cette sensation survient surtout vis-à-vis d’Orphère, l’héroïne. Déjà, elle s’adapte très vite et devient rapidement trop familière avec toutes les nouvelles choses qui lui arrivent et l’entourent. Et quand nous découvrons aussi quelque chose, tout de suite après, l’explication tombe.
L’exemple le plus flagrant est au début du roman quand Orphère apprend pour ses pouvoirs. Toute cette scène manque, à mes yeux, de cohérence et de suspens. Je m’attendais à la même atmosphère que dans “Divergente“, lorsque Tris apprend qu’elle est une divergente. Il y avait de la tension, la peur de l’inconnue, un regard de détresse et d’appréhension… Dans “Orphère“, j’ai l’impression qu’à la place, on a annoncé à notre héroïne qu’elle a eu le pompon à la fête foraine et qu’elle avait le droit à un tour gratuit. C’était trop facile. Trop gentil. Surtout que notre héroïne le prend super bien et s’y adapte sans trop se poser de questions !
“Si c’est dit, alors c’est ainsi” est ce qui m’a un peu dérangé dans ce premier tome.
Egalement, je trouve qu’il y a des dialogues qui n’ont pas lieu d’être à certains moments (notamment des pitreries entre camarades de classe alors que l’heure est – très, très- grave).

J’ai eu également un peu de mal avec le comportement de certains adultes, surtout avec le directeur de l’école. L’héroïne nous donne son tableau, avec ce qu’elle pense de lui. Soit. Mais je..mh… Suis dubitative sur le sujet. Certains mots prononcés font trop “adolescent”, trop “sympa” de la part d’un directeur d’établissement… Sa manière de parler ne fait pas adulte, aussi “idiot” que l’héroine le prétend. A l’inverse, on concède beaucoup trop de choses à notre héroïne qui devient un peu l’adulte “déplacée de l’histoire”. Je pense une nouvelle fois que c’est une volonté de l’auteure d’emprunter cette voix, mais je n’ai pas trouvé ça crédible.
Au sujet d’Orphère, d’ailleurs, je reste légèrement sceptique. Elle avait un côté trop “parfaite”, Madame Je-Sais-Tout un brin agaçant, même si j’ai eu un faible pour son côté rebelle et courageux. Cependant, c’est un personnage qui reste fidèle à elle-même tout le long du roman et je dois concéder ce bon point à l’auteure.

J’en viens enfin à la romance qui a, à mes yeux, deux facettes. Le premier côté, est celui très bon. Pendant ma lecture, j’avais dix ans de moins à m’exciter pour un regard, un rapprochement… L’auteure a su monter une tension palpable dans la vie de notre héroïne, en prenant en compte les codes du genre et en y ajoutant ce petit côté “romance ado” à la fois pétillant et attendrissant. De la jalousie, les petits papillons, le flirt, les baisers,… Sur la manière dont est tournée le sujet, j’ai beaucoup apprécié.
Ce qui m’a un peu embêtée, est que notre héroïne vit cette histoire avec… Un professeur. Certes, âgé seulement que de deux ans de plus qu’elle, mais quand même…
Qu’aucun d’eux – surtout le héros ! – ne trouve ça gênant de draguer une élève… m’a justement mise mal à l’aise. A aucun moment, il s’est interdit de s’approcher d’elle. Bien au contraire. Il provoque Orphère, la cherche, s’approche dangereusement d’elle… Il a même l’audace de lui dire “je ne suis pas qu’un prof, je suis avant tout un homme” (Peut-être pas mot pour mot, mais l’idée est là). Et là, pour moi, ça ne va pas.
Il y aurait dû avoir un mouvement de recul, un “STOP” écrit en gras et souligné entre eux. Certes, l’auteure tente de le justifier par le fait que l’école n’est à la base, pas normale, alors sortir avec son prof, bah, c’est rien.
MMMh… Non. Ce n’est pas assez. Au contraire, le holà aurait dû être mis. Je reconnais qu’une romance prof/élève a quelque chose de “savoureux et excitant” à suivre en littérature, mais ici, ça n’était pas un élément pris en compte. Ils se cherchaient, s’apprivoiser comme deux ados, sans que l’interdit n’arrive. Or il aurait dû jouer son rôle. Car c’est ce qui fait qu’on s’attache à ce genre de roman, “comment les héros vont contrer cet interdit pour vivre leur histoire ?”
Même si cette intrigue a fonctionné d’une autre manière, je pense que cet interdit aurait ajouté un petit plus à la romance.

C’est bon, j’ai fini de blablater.
Cet avis est long, mais je me devais d’être pointilleuse afin d’être claire. Pour rappel, les “maladresses” citées dessus sont purement subjectifs de ma part. Je ne dirai pas que mon avis est mitigé, car j’ai vraiment beaucoup apprécié ma lecture. Je pense juste que certains points, améliorés, auraient donné plus d’ampleur à cette histoire, de pep’s, d’angoisse, de surprise, de “perte d’haleine” et de papillons dans le ventre. Car sur le fond, on y est.
La plume de Marine Pelbery, bien que peuplée de petits points noirs, est adroite et plutôt maîtrisée. L’alternance descriptions / dialogues est appréciable, les intrigues s’agitent au bon moment et surtout les idées sont très bonnes !
En somme malgré des maladresses, je félicite l’auteure car j’ai passé un bon moment de lecture !

Merci à Marine Pelbery pour sa confiance. 🙂

CONCLUSION : J’aime… Passionnément
♥ ♥ ♥

Avis publié en Mars

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Le chant des Aquadèmes
Jean Lavie
éditions La Compagnie Littéraire

Résumé : Saint-Colomban-les-Vignes, 1278, le 3 août. Les travaux de construction du pont allaient bon train jusqu’au jour où Thomas, jeune moine pontifice, rapporte les nouvelles d’une succession de noyades inquiétantes sans que la grève ne retourne aucun cadavre. Serait-ce la malemort ?
Quelques temps après le jeune homme s’éprend de Maud, une belle et jeune paysanne curieusement attirée par le pont déserté car jugé maudit par certains.
L’histoire dit que lorsqu’ils sont bâtis par les hommes au-dessus des rivières, des lacs et des étangs, les ponts abritent d’étranges créatures connues sous le nom d’Aquadèmes.

~ AVIS ~

Quelle spectaculaire aventure littéraire ! En acceptant le livre en service presse, je ne m’attendais pas à vivre autant de voyages et d’émotions ! C’est une intrigante et très intéressante exploration sur le fantastique, la science et l’Histoire, dépeinte avec une plume souple et accessible.
Ce roman n’a pas été un coup de cœur, mais je trouve que la balade vaut le détour.

L’idée de ce “peuple des ponts” est mystique et très originale. Si aux premiers abords le concept fait froncer les sourcils et fuser les questions, Jean Lavie prend son temps pour expliquer calmement tous les éléments autour de son idée. Tous les composants qui virevoltent autour sont bien trouvés et plongent les “Aquadèmes” dans un environnement familier. Les héros et personnages secondaires sont bien travaillés, les décors anciens et futurs sont décrits avec justesse, les différents espaces temporels exploitent des concepts autour de la religion et la science, les intrigues sont bien ficelées et cette ambiance un peu ésotérique qui rôde autour du texte donne un très bon mélange au récit. Et même si tous ces éléments se modifient, évoluent ou disparaissent, l’auteur reste fidèle à son concept, lui trouvant une explication “rationnelle” malgré sa nature fantastique et mystique. J’admire l’auteur pour tout le travail effectué autour de son idée, pour l’avoir exploitée correctement jusqu’au bout, sans jamais l’assécher. C’était brillant.
Vers la fin de ma lecture, j’avais une furieuse envie d’aller voir un pont et de voir si des Aquadèmes y étaient présents.

J’avoue avoir eu un peu peur, en me lançant dans cette lecture, que le ton soit présomptueux, “universitaire”, avec une écriture perchée teintée de philosophie. Mais c’est tout le contraire qui s’est produit.
Certes, l’auteur navigue sur plusieurs sujets sérieux comme l’Histoire, la Religion, la Science et l’Amour tout en gardant un pied dans le Fantastique, mais sa plume pédagogue accroche l’attention. Son écriture est soignée, très abordable et agréable à lire. Jean Lavie a réussi à donner vie à son idée sans faire “précepteur”. Et mine de rien, j’ai appris pas mal de choses.

Le début du récit reste cependant un peu difficile à suivre. En plus d’un habituel commencement de descriptions de décors, de personnages et de concept, nous sautons entre plusieurs espaces temporels et le lien entre eux ne se fait que très tardivement dans le récit. Même pour une plume soignée et qui a tenté de rendre ce début le plus digeste possible, c’est difficile de se connecter et de s’immerger complètement dans l’univers de l’auteur. Il faut s’accrocher au récit pour trouver un rythme prenant et une plongée intéressante.

Même si j’admire le travail fourni, je n’ai pas été plus que ça emballée. Les histoires d’amour ont, certes, jouer leur rôle de “rabatteurs” pour moi (hihi) et je les ai toutes appréciées (avec, évidemment, un coup de cœur pour “Les Unis”), mais j’ai quand même ressenti un peu de lourdeur et de longueur. J’avoue m’être plusieurs fois demandée : “Oui, très bien, et donc…. ?“.
Le chant des Aquadèmes” est un narré comme un “conte d’antan” et il n’y a pas vraiment d’actions ni d’intrigues incroyables qui feraient bondir de stupeur le lecteur. Même les grandes actions se font dans le calme et la sérénité.

Je ne regrette pas mon voyage avec les Aquadèmes, car je trouve malgré tout que la plongée dans l’univers de Jean Lavie vaut la chandelle !
J’ai rarement lu un livre où l’auteur a exploité son idée comme une araignée tissant sa toile, sans jamais y perdre le centre et tout en donnant un fabuleux schéma final.

Un grand merci à La Compagnie Littéraire pour leur confiance.

CONCLUSION : J’aime… Beaucoup
♥ ♥

A suivre…

La Romantique éperdue ♥

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